Posté en tant qu’invité par denisg:
Quiconque a testé la couverture de survie au bivouac sait , à moins d’avoir le sommeil immobile & qu’il n’y ait pas de vent ( ce qui est rare en montagne ) que l’efficaité de l’accessoire est toute relative et son utilisation plutot galère.
Voici une contribution supplémentaire quand à l’usage de la couverture de survie : depuis des années été comme hiver j’utilise un sac de bivouac réalisé avec 1 couverture de survie ( modèle épais qu’on trouve dans une gde surface du sport bien connue ) & la moitié d’1 autre (pour l’espace vital ) assemblées avec du basique adhésif d’emballage marron ( renforcer la bordure de l’entrée du sac par une bande d’adhésif repliée sur les 2 faces avant de former le sac). Je glisse le matelas autogonflant à l’intérieur de ce sursac; ce qui lui apporte une protection non négligable contre le percement ( les bivouacs sont plutôt caillouteux en altitude ).
Pour 10€ & 300gr j’ai 1 sac de bivouac d’ 1 redoutable efficacité qui transforme mon sac de couchage de qualité moyenne voire médiocre , comme son prix, ( provenant du même magasin) en sac haut de gamme ( que deviendrait alors un sac haut de gamme ?? )
Les plus : fort pouvoir calorifuge. Légèreté. Prix . Sécurité et re-légèreté ( la couverture de survie fait ,de toutes façons, partie de l’équipement de base ) . Imperméabilité ( on supportera une averse, voire un orage,la neige, le vent . Solidité ( assez étonnante pour une vulgaire feuille de pastique par ailleurs réparable à l’infini avec le même adhésif ; seul le ternissement , voire la disparition très lente de la pellicule aluminisée commande d’en changer)
Le moins : la condensation évidemment. Pour un bivouac unique ce n’est pas un problème. Pour 2 nuits consécutives, à peine plus : le sac de couchage n’est mouillé que superficiellement, et je n’ai pas constaté de perte notable de pouvoir isolant. Mieux encore : en hiver, l’eau de condensation gèle sur la paroi du sursac & en surface du sac de couchage qui n’en n’est que moins mouillé. Au matin, un brossage rapide en élimine une partie. Il est bien-sûr conseillé d’utiliser un sac de couchage synthétique qui séche bcp + vite & dont le pouvoir isolant est peu affecté par l’humidité.
En raid, Il suffit d’avoir dans la journée quelques dizaines de minutes de temps sec : sursac ( préalablement retourné comme une chaussette ) & sac de couchage seront vite secs . Autres inconvénients mineurs : sous la pluie & le vent c’est assez bruyant ; boules quies utiles . Enfin, le plastique, ça glisse; la montagne c’est en pente : dans la neige bien préparer son aire de bivouac. A plusieurs on a tôt fait de passer sa nuit les uns sur les autres ( pourquoi pas ? ). Lors de mon premier test au Glacier Noir, il y a plus de 15 ans mon sarco a failli se transformer en bobsleig.
Amélioration possible pour le vent , la pluie & la neige : installation d’1 cordon de serrage avec oeillets sur l’ouverture équipée d’un adhésif renforcé.
Bonnes nuits !