Bonjour à tous
Je sais que le sujet a déjà été abordé voici quelques années mais la médecine évolue…
On m’a diagnostiqué une rupture partielle du supra épineux sur l’épaule gauche , je suis droitière, mais me sert énormément de mes 2 bras . J’ai préféré arrêter la pratique de l’escalade en avril dernier car je souhaitais protéger au max mon épaule pour des raisons professionnelles ( artisane du cuir et surtout mise en place de mes expos : montage et démontage de mon stand avec port de charges lourdes et encombrantes )
Bref j’ai passé mon IRM début octobre et ai vu un chirurgien début décembre, celui ci m’a prescrit une infiltration et des séances de kiné en m’affirmant que cela pouvait tout à fait remplacer la chirurgie … mouais… et que je pourrais de nouveau grimper … à moins qu’il n’y ai échecs et dans ce cas on passerait à la chirurgie. Celui ci ne m’a pas précisé à quel stade était la rupture partielle malgré ma demande…
Depuis , j’ai encore refais montage et démontage de mon stand , je sens que mon épaule présente de plus en plus de signe de rupture totale, douleurs par moment sans aucune sollicitation de mon bras . Je fais des exercices doux avec élastiques , monter , descendre les épaules, serrer les omoplates comme m’a montré ma kiné avec qui je commencerais les séances début janvier …
Bref, j’ai juste l’impression de perdre du temps qui m’est précieux , je ne pense pas faire l’infiltration de cortisone car je tiens à mes tendons …
Auriez vous des conseils à me donner ?
Je n’avais pas précisé, j’ai 63 ans donc vieille aux yeux de la médecine 
Merci d’avance pour vos retours
Dominique
Rupture partielle du supra épineux
J’ai eu une rupture totale du supra épineux,il y a 3ans, suite à une chute à vélo, mais le tendon était déjà bien abîmé avant, j’ avais moins de force, mobilité réduite. Avant la chute j’ avais fait une infiltration suivi de scéances de kiné.J avais 60 ans, une bonne musculature. Après avis de 2 chirurgiens, les deux concordant pour l opération, j’ ai été opéré avec succès. La coiffe des rotateurs était en bien mauvais état. J’ai regrimpe, très doucement, 6 mois après, récupération totale un an, sans complication, et depuis plus de soucis . Mieux vaut ne pas trop attendre, d après le chirurgien qui m’a opéré.
Merci pour votre témoignage,vous êtes de quelle région ? si des fois je peux avoir l’avis de votre chir …
Je suis dans le Rhône.
Les ruptures partielles sont bien différentes des ruptures totales, le stade importe peu. Le traitement médical (kiné + infiltration) est un impératif qui permet d’éviter la chirurgie dans une majorité des cas (et qui de toute façon ne va pas plus vite en terme de convalescence)
Disons qu’il faut vérifier si, à 3 mois, il y a une amélioration clinique avec la kiné seule.
On opère le sus-épineux quand il y a une rupture totale, même petite. Mais en général, un tendon partiellement rompu dans son épaisseur et qu’on continue de solliciter sportivement risque fort d’évoluer vers la rupture totale. Si tu as des douleurs, des contractures de l’épaule au repos, n’hésite pas à refaire un arthroscanner pour voir l’état du tendon. Quand c’est totalement rompu, mieux vaut intervenir rapidement pour éviter que le tendon ne se rétracte. Il couvrira mieux la tête de l’humérus et la qualité de la réparation sera meilleure.
Franchement, l’opération vaut le coup, à condition de choisir un bon chirurgien spécialisé épaule-main et un bon kiné qui travaillera avec toi pendant toute la séance et te donnera conseils et exercices à faire tous les jours à la maison.
La rééducation est longue, mais il faut respecter les consignes et être régulier. A 3 ou 4 mois de l’opération, tu pourras utiliser l’épaule pour la vie courante. Les chir disent qu’on récupère une épaule sportive au bout de 6 mois, mais très honnêtement, à 6 mois, je randonnais avec bâtons, mais sans grimper. J’ai repris progressivement l’escalade un an après l’opération.
On retrouve son niveau, mais il faut rester à l’écoute de son épaule. Savoir ne pas grimper deux ou trois jours quand il y a des douleurs résiduelles, s’étirer régulièrement, boire suffisamment d’eau, faire attention à certains mouvements potentiellement traumatisants pour l’épaule (risque de ripage de pied, suspensions, prises à bout de bras…). Cela oblige à gagner en technique
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