Posté en tant qu’invité par claudio:
re-bonjour,
attention, ce que je disais sur la différence de nature - et non de degré - de ces deux activités ressortit plutôt de la démarche personnelle. Il me semble que beaucoup parmi nous ont encore tendance à se représenter l’alpinisme comme un degré « supérieur » à la randonnée (cf. le thread « Viso : rando ou pas rando ? »). C’est faux : l’arête des cosmiques à Chamonix, c’est de l’alpinisme facile (quoique « côté » AD) parce que pas engagé, équipé et court ; le GR20 c’est de la rando dure, apparemment. Pour certains, la VN du MtBlanc du Tacul, c’est de la marche - donc de la rando - ; pour d’autres, c’est de l’alpinisme, parce qu’on y utilise de l’équipement. Ce qui est sûr, c’est que d’être un « gros » randonneur contribue très certainement à acquérir le sens de la montagne nécessaire à des ascensions comme - au hasard, puisque tu en parles - la Barre des Ecrins, qui ne demande pas de très grandes compétences techniques (seulement de bonnes conditions, c’est-à-dire pas celles de 2003). Alors que quelques courses de montagne ne profiteront guère à qui se lance dans un long raid rando.
Enfin, tout ça, c’est de la montagne, quoi… C’est toujours une de ces sources de confusion ces clivages escalade/rando/alpinisme ! Moi-même, je ne sais plus où j’en suis. Bon signe ?
cordialement, et bon Valgau
claudio