Qui sont les skirandonneurs?

Posté en tant qu’invité par Cisou:

On se demandait avec Alex, qui sont les Skirando’nneurs ? Dans quel milieu se recrutent-ils davantage ?

Je cite Alex écrivant hors Forum :
Quand on regarde les adresses email sur Skirando c’est plein de cea, cern, hp etc., sans compter toutes les écoles d’ingé (supélec, ensimag, epfl…). En fait j’ai l’impression qu’une bonne partie des pratiquants de la montagne ont une formation scientifique

Maintenant mon point de vue : Mon pére à sa génération, avait déjà fait la même constation, cependant la cause peut être tout simplement le coût ! Pour faire de la montagne il faut du temps et du matériel assez cher, sans parler du prix de l’apprentissage (guide, stage,…) D’où la montagne est un milieu élitiste, de gens plutôt aisés.
La démocratisation a eu lieu, mais elle est plus rapide en ski alpin et escalade qu’en alpinisme ou ski de rando où il faut avoir le goût de l’effort. Serait-ce une qualité propre aux classes aisés ?

Arrêter les tomates, c’est juste une idée en l’air :wink:

Posté en tant qu’invité par Michel:

Je cite Alex écrivant hors Forum :
Quand on regarde les adresses email sur Skirando c’est
plein de cea, cern, hp etc., sans compter toutes les écoles
d’ingé (supélec, ensimag, epfl…). En fait j’ai l’impression
qu’une bonne partie des pratiquants de la montagne ont une
formation scientifique

Meuh non! ca veut dire que les randonneurs qui cherchent sur le net des info sur leur loisir préféré (en l’occurence, le ski de rando!) appartiennent plutot au monde académique. Mais ca c’est normal because le monde scientifique académique (ecoles, universités…) à toujours eu une (voire plus) longueur d’avance par rapport au « peuple » quant à l’accès a Internet.

et je crois pas que le gout de l’effort soit une caracteristique particulière des classes aisées.

Posté en tant qu’invité par yann:

chuis d’accord pasque dans mon coin, les montagneux izon pas la machine à touche devant la tele parconte les altiplumes volent bas sur nos montagnes

yann

Posté en tant qu’invité par Michel:

Bon je precise, pour pas qu’il y ait de malentendu, que les « longueurs d’avance » devrait quand meme bien diminuer avec l’explosion actuelle d’internet auprès du grand public. cela dit, l’utilisateur grand public devra quand meme toujours payer pour ses acces au net (ce qui les limitera toujours!) alors que l’utilisateur academique n’a generalement pas ce pb.

Posté en tant qu’invité par alex:

Je voudrais quand même souligner […] voila c’est fait […] que mon propos concerne les pratiquants de la montagne en général et pas uniquement les « usagers » de Skirando et ensuite que « une bonne partie » ne signifie pas la majorité.

J’ai commencé l’alpinisme avec l’UCPA et j’avais remarqué que beaucoup de stagiaires étaient issus du milieu scientifique ou de l’enseignement : ingénieurs, médecins, profs, chercheurs… D’ailleurs j’étais pas le seul à l’avoir noté et quelqu’un m’a expliqué que l’alpinisme est un « sport kantien » en accord avec la mentalité des techos (comprendra qui pourra).

J’ajouterai ensuite :

CARTON ROUGE !!

pour Yann : c’est sûr que les gus qui habitent à la montagne, eh bin toutes ces pentes, ça leur donnent des idées (qu’ils auraient peut-être pas eu si c’étaient des citadins…) !

Alex (je pense donc je skie)

Posté en tant qu’invité par joe:

la culture des loisirs (et ici le ski)n’est pas franchement propre aux veritables montagnards purs souches plus apte à faire le rebloch’ que de glander et rider tout l’hiver…quant à internet et le rebloch’…on s’éloigne, on s’éloigne!!ouh la je vais me faire incendier je sens! vive thônes, vive le rebloch ’ et le ski…!

Posté en tant qu’invité par yann:

et voila, encore des gens qui croient que le ski de rando est une activité intelectuelle…, remarque, vue les paul et mike sur les cotations, ils ont pas forcement tort (et le tortue et tumeur…)
certes, l’UCPA, structure citadine si il en est (comme le CAF parisien) regroupe plus d’intelo que de prolo mais je persiste à dire que celui qu’on croisera régulièrement, par tous les temps, par toutes les neiges, pour le seul plaisir d’être en montagne est rarement un polytechnicien boutonneux…
maintenant, je file hiberner avant que le ciel de skirando ne me tombe sur le tête

yann

Posté en tant qu’invité par alex:

maintenant, je file hiberner avant que le ciel de skirando ne
me tombe sur le tête

arrêtez d’embêter yann, zêtes tous des méchants d’abord !

alex (je vire la majuscule de Alex : ça fait trop intello)

Posté en tant qu’invité par roux:

Le gout de l’effort n’est pas forcément une passion des classes aisées c’est vrai… les classes aisées ont par contre de tout temps engendré des rejetons qui s’emmerdaient et qui sont allés trouver l’ivresse de vivre dans les montagnes (cf les anglais du 19ème).
Par contre on pourrait avancer que c’est typiquement petit bourgeois que de vouloir en chier. En effet cette souffrance pourrait participer à une auto légitimation d’une ascension (sociale !) mal assumée. C’est ce que l’on pourrait appeler « l’habitus » (voir Bourdieu) méritocratique. (faut en chier pour mériter d’être là).

Bon sans rire, effectivement quand on est à Grenoble il apparait qu’il y a beaucoup de cadres qui font de la montagne. Il ne faut pas oublier que se sont des gens qui ont souvent eu une stratégie « de carrière » ou d’études pour venir dans la région parcequ’ils voulaient faire de la montagne. D’où une sur-représentation de cette catégorie de pratiquants. J’imagine qu’à Lausanne c’est un peu pareil. Ce sont aussi des personnes qui sont sensibles à internet et qui y ont accés depuis chez eux ou du boulot. Encore une fois sur-représentation dans skirando. Et puis sans parler qu’on est dans des régions (Lausanne et grenoble, Annecy) où le pouvoir économique est fort.

Sinon, en dehors de cette double sur-représentation et du capital économique, peut on expliquer uniquement par les variations démographiques les faibles compte rendus de courses faites dans des régions (pour la France) comme les Alpes du Sud les hautes Alpes et les Pyrénnées ??

Allez, bonne réflexion. Ceci dit si il ya quelqu’un qui est partant pour une enquête…

Posté en tant qu’invité par Laurent:

Effectivement, on voit beaucoup de scientifiques en montagne. Par dessus tout des physiciens me semble-t-il, plus que des matheux, des biologistes ou autres. C’est terrible d’ailleurs, de croiser quelqu’un et de se dire tiens celui la a une tete de physicien, ou parle comme un physicien.
En fait je crois que, le ski de rando n’etant pas une discipline intelectuelle mais spirituelle (surtout pour les jarrets), on rencontre facilement des gens a la recherche de cette spiritualite, n’est ce pas: scientifiques athes par exemple.
ca c’est surtout valable pour les citadins qui acceptent de se deplacer vers les montagnes. Pour les gens du cru il suffit de voir les montagnes pour avoir des fourmis dans les jambes, et ca ne depend pas du fait que l’on soit garagiste, notaire ou syndicaliste. Encore que je n’ai jamais vu de notaire en montagne.
Y’a peut etre un truc aussi. On voit moins de commerciaux que de scientifiques en montagne. Si je voulais un tantinet provoquer, je dirais que les uns ont peut-etre un mode de vie legerement plus sedentaire pour ne pas dire embourgeoise, et cela assez jeune je crois… non?

Y’a un truc que j’ai pas pige rapport au fait que les scientifiques ont le gout de l’effort. Ho faut ecrire a jeun sur skirando, c’t’un site correcque!

Laurent

Posté en tant qu’invité par Brigitte:

C’est amusant, je me demande si ce fait n’est pas plus spécifiquement français :

En Italie je rencontrais plein de randonneurs, alpinistes, grimpeurs, en provenance de milieux, métiers, formations les plus variés, souvent modestes. (Je ne parle pas des skieurs de rando, peu nombreux il y a douze ans)
Les cadres de manière générale, avaient des loisirs plus « confortables » et faisaient du tourisme classique.
Qu’en disent les italiens (francophones) sur le forum ?

Posté en tant qu’invité par Laurent:

je ne suis pas italien francophone mais francais italophone, comme quoi le pire n’est jamais sur.
J’ai l’impression qu’en Italie les sports de montagne en dehors des pistes balisees sont assez peu repandus et surtout pratiques par les autochtones, d’ou surement une plus grande variete de professions representees.

Laurent

Posté en tant qu’invité par jose:

Moi je suis un autre francais italophone installe a milan, et je constate que au CAI de milan on rencontre surtout des ingenieurs (en particuliers chez les praticants du ski de rando) et que presque tous les adherants ont une Laurea (=bac+5).
Bon maintenant le CAI de Milan n’est peut-etre pas completement representatif des gens qui vont en montagne en Italie…

Jose

Posté en tant qu’invité par Michael:

Ce sont quand meme des gens tout d’abord passionne de montagne que l’on rencontre. Il est vrai que beaucoup exerce une activite professionelle qui rapporte un bon salaire, mais j’en connais aussi qui font des economies afin de pratiquer le ski-alpinisme en toute securite et a volonte.
Il ne faut pas oublier que les soucis ou contraintes de la vie de tous les jours ont souvent un poids plus important (argent, emotion, couple, enfant) qu’une journee a la montagne.Tout le monde assume des responsabilites, mais c’est ensuite l’argent qui fait la difference sur ce que l’on peut faire ou pas en loisir.

Heureusement que le marche de l’occasion existe aussi. Il permet de faire acceder le ski de rando à un plus large public.

Bon ski
Michael

P.S. Venez dans les Alpes Maritimes. C’est fabuleusement blanc en ce moment…

Posté en tant qu’invité par Eric:

Les premiers clients des guides étaient plutôt aristocrates, souvent anglais…

Posté en tant qu’invité par martine:

Ca y est j’ai compris pourquoi j’aime le ski et que j’essaye tant que possible de faire de la rando. Je suis physicien. A moins que ce ne soit mon goût pour la montagne et le ski qui font que je suis devenue physicien. De toute façon, c’est théorique ( la physique et le ski , enfin le ski pas tout le temps parce que j’habite un plat pays et que nos montagnes sont des terrils )

Je m’inquiète néanmoins de pratiquer un sport kantien…

Posté en tant qu’invité par Francois:

Au point où en sont les choses, je crois que je vais arrêter le ski de rando. Kantien, physicien, spirituel, ça ne me semble pas très prudent de continuer.

Posté en tant qu’invité par Laurent:

Existe-t-il une correlation entre le ski et le gout pour les bons vins?
Je pense que oui.

En fait j’en sais rien, c’est juste pour inciter Francois a continuer le ski…

Laurent