Questionnement parapente

Salut a tous,

je suis pratiquant très régulier en escalade, alpinisme, ski de randonnée et depuis des années j’ai en tête de pratiquer le parapente (envie freinée par le budget, le temps et le covid).

Je suis surtout intéressé par une pratique « montagne » de la discipline … mon envie serait à moyen therme de pouvoir redescendre en volant des sommets atteints en alpinisme en évitant les retours en vallées souvent pénibles a pieds

Bien sure je suis conscient que cette pratique nécessitera au préalable un paquet de vols, d’heures de gonflage etc… donc de l’expérience!

Je vais donc faire dans un premier temps un stage init de 5 jours au mois d’octobre.

le stage approchant je commence a me poser plein de questions concernant cette pratique et je me tourne vers vous pour m’apporter quelques réponses a mes interrogations:

1/ habitant en alsace je pratique la montagne principalement en suisse (alpes bernoises, Uri, Valais…) et plus rarement massif du mont blanc

j’ai eu plusieurs « sons de cloches » concernant la pratique; certaines personnes me disant qu’un brevet est obligatoire pour décoller (légalement) de sommets suisses et d’autres (un ami pratiquant le parapente entre autres) disant le contraire

Qu’en est il réellement?
obligation d’un permis/brevet pour le vol en suisse? si oui auriez vous des infos a ce sujet?

2/Matériel

Un ami (pratiquant depuis 2 ans ayant tout appris par lui même sans stage!) dont la pratique semble identique a celle que j’aimerais avoir (en gros décoller d’un sommet et se poser pas loin de la voiture ou d’un bar) me conseille d’investir dans une aile mono surface (ufo2 de air design) sellette légère (slip de air design)…

apparement ce sont des ailes (cat A en 18m²) très faciles a piloter et secu

qu’en pensez vous?

je rappelles que mon objectif serait de décoller d’un sommet et poser dans la vallée (pas de cross, pas de thermiques, pas d’accrobaties)

3/ demarche

mon idée serait suite à mon stage initiation (voir plusieurs stages selon) d’investir dans une voile facile a prendre en main et securisante (cat A) et de m’entrainer « frénétiquement » a gonfler, decoller et atterir un maximum pour que ce rêve de décoller d’une montagne puisse ce réaliser a moyen terme.

NB: nombreuse pentes ecole tout près de chez moi

Cette démarche vous semble t elle réalisable? ou complètement dangereuse?
serait il mieux de passer dans un premier temps par une voile (cat a) classique pour apprendre ou la mono surface peut elle convenir?

mon ami m’a bien précisé que si je débute avec une mono surface, je pourrais rapidement faire des vols mais que le jour ou j’aurais envie de passer sur une classique (double surface) je devrais tout réapprendre…(

qu’en pensez vous?

4/ interrogation par rapport au PTV

Comme dit précedemment j’ai commencé a me renseigner sur la ufo 2 de air design en 18m² (categorie A , la 16m² etant en B)

Le PTV de celle ci est de 65-87 kg
mon poids nu oscille entre 62kg en été et 65kg en hiver

ma pratique a court therme serait donc de faire de la pente ecole pour apprendre (donc seulement habits, chaussures, poche a eau, casse croute, secours… soit j’imagine environ 4/5 kg en plus donc ptv de 65kg)

puis a moyen terme decoller avec tout le materiel d’alpi (crampons piolets quincaillerie) soit environ 10 -12 kg en plus donc PTV 75/78kg voir matos bivouac donc PTV 78/80kg

cette voile en 18m² (ptv65kg-85kg) me permettrait elle a la fois de voler sans charge embarquée supplementaire et à la fois chargé de mon matos montagne/bivouac)?

ou alors etant en bas de ptv cette voile sera t elle inpilotable? (ou me conseillez vous de prendre du poids ^^?)

merci d’avance pour vos réponses

thibaut

Des informations ici Voler en Suisse – Le vol libre dans le Pays de Gex

Sinon tu contactes directement la FSVL pour être sur.

Hello,

Oui pour voler en Suisse il faut un brevet pilote. Tu pourras demander conseil à tes profs de parapente pendant le stage. Le brevet pilote Francais marche en suisse en équivalence.

C’est sûr que c’est une voile facile (en condition calme!) mais avec 20 km/h ou plus de brise dans un fond de vallée c’est pas très cool… Le principal défaut des mono c’est que ca ressource pas bien à l’atterrissage (plus dur à poser comme une plume)
Le string c’est bien mais on a tous fait des « cratair » (mal atterrit) donc un airbag au début c’est quand même pas mal. Il y a des sellettes string qui ont un airbag amovible et light… mais bon c’est une protection " light" et c’est fragile.

Mes conseils:
Fais ton stage init et tu verras si ca te plait déjà et pose les questions aux moniteurs!
Un bon vieux pack école d’occasion pas trop chère se revend en général assez bien et permet de faire tes premier pas dans le parapente. Après tu test une mono pis tu achète si ca te plait!
Il y a des voiles montagnes light comme la susi de airdesign ou la pi advance ou la yeti chez gin la ozone ultralite etc. toute les marques ont un modèles double surface typé light et facile pour le vol montagne.

Il y a des écoles qui propose des stages monosurface directement aussi!

Salut,

Puisque tout le monde y va de son grain, j’ajoute le mien en ne répondant qu’à certains points

2/ le matos

J’ai une monosurface (SKIN 2P + une aile double peau pour les autres vols) mais j’en reviens un peu de la monosurface. Certes c’est compact et léger, ça décolle facile et pour peu que tu aies compris comment ça fonctionnait, ça pose pas pire (c’est juste une question d’habitude). D’ailleurs, j’ai cru comprendre que la SKIN3 et UFO2 permettaient des atterrissages quasi similaires à ceux d’une voile « normale » (ça arrondit presque!).

Je fais des vols rando avec des amis qui ont plutôt des Doubleskin (nova), pi3 (advance), susi (Airdesign), masala (skywalk) et yéti (gin). Peut-être que la SKIN lève et décolle un poil plus vite mais les autres sont aussi très bluffantes. Alors c’est sûr que sur un déco bien raide et engagé, la monosurface est gage de sécurité au décollage (tant que tu la connais bien hein ! elle fait pas le job toute seule non plus…) mais les autres voiles ne sont pas en reste. D’ailleurs, tu vas peut-être pas faire des décos raides et engagés de suite dans ta progression…

Pour moi, les points noirs des monosurfaces c’est la vitesse et la finesse. Si t’as un pet d’air, ça avance plus (même avec des trims ou accélérateur). Et il m’est arrivé de redescendre à pinces pendant que les autres décollaient car trop de vent pour moi…

Pour conclure sur les voiles : pas de conclusion ! Fais ton stage et fais toi une idée en essayant différents modèles ! Je rejoins Ulyssebe sur ses conseils

Si t’as le temps, regarde quelques une de mes vidéos (https://www.youtube.com/channel/UCkUcNCIyyP4PizxNcMMxOUw), tu t’apercevras qu’on peut aller partout avec une voile « normale » : neige, glacier, caillasse, herbe (? Si on en trouve mais à 3000, pas sûr…)

Côté sellette, je préfère les strings avec airbag, parce qu’on est pas à l’abri d’un pépin en dehors de notre volonté et analyse (gradient ou autre). Idem pour le secours, j’en ai un même si beaucoup de gens pensent que c’est stupide (surtout en monosurface).

3/ Démarche

Une fois encore, une réponse ni-oui-ni-non. Je ne sais pas si j’admire les personnes qui au bout de 5 vols en école (voire sans école) vont faire leurs premiers vols en solo ou si je trouve ça complètement inconscient…

Perso, je trouve qu’une école a beaucoup à t’apporter et pas que sur la gestuelle : des connaissances en météo, des réponses aux questions, du matos d’occasion mais aussi des amis. Dans tous les cas, on t’encouragera à gonfler beaucoup beaucoup beaucoup. Ce qui fait qu’on revient au premier point : le tissu des ailes monosurfaces est un peu fragile. Donc faire beaucoup de gonflage avec, c’est bien mais elle peut s’abimer vite si t’es pas très doué (ce qui est le cas de beaucoup d’entre nous, surtout au début…).

« mon ami m’a bien précisé que si je débute avec une mono surface, je pourrais rapidement faire des vols mais que le jour ou j’aurais envie de passer sur une classique (double surface) je devrais tout réapprendre… » --> l’inverse n’est pas loin d’être vrai même si un peu moins… Le passage de l’un a l’autre peut être assez déroutant.

Du coup, je ne réponds pas à la question sur le PTV puisque je n’ai pas vraiment répondu aux autres. Perso, avant d’acheter une SKIN, j’ai fait pas mal de vol rando avec mon matos « lourd » (10 à 12kg pour une qqun qui pèse seulement 52kg…). Alors sûr, on ne parlait pas de haute montagne mais de sommet herbeux ou neigeux avec un déniv de 1000 à 1500m mais franchement, c’était plaisant tout de même.

Bonne continuation, bons vols et on attend bien sûr de voir tes sorties sur C2C!

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Merci ulyssebe!

le fait de devoir avoir le brevet de pilote me refroidi j’avoues!

ca me parait etre très long, onéreux et cronophage comme formation!

merci aurore pour ta réponse très complète!

j’ai regardé tes videos, elles sont super! ca fait rever!

par curiosité combien de vols et combien de semaines de formation as tu faites avant de te lancer « hors ecole »?

Salut Thibaut

Je n’ai jamais essayé de mono mais effectivement, il paraît que ca arrondi pas ouf. J’ai essayé plusieurs voiles classiques typées montagne, elles sont déjà très légères, faciles a démêler et a gonfler. Donc a moins de vouloir faire du run and fly (ou l’encombrement d’une mono peau se justifie) la monosurface n’est pas forcement conseillé. J’ai entendu bcp de bien de Pi par exemple et de l’ultralight de chez Ozone (mais pas forcement toutes les générations).

Pour le string, ne prend pas trop léger car tu vas l’utiliser plus souvent pour gonfler que pour voler (en tout cas au début). Privilégie une sangle ventrale plutôt qu’une « ficelle » en dynema (pas confort du tout quand tu te penches en avant pour la charger et accélérer ta course). Certains string (comme la Neo) voient leur renforts sous les cuisses se déformer a être trop souvent en position debout. un compromis comme la Kruyer de chez Kortell par exemple est bien vu, avec des mousses amovibles pour choisir entre confort et légèreté.
En haute montagne (et en vol-rando en général), le secours peut être considéré comme superflue. Il y a peu de risques de collisions (vu qu’on est hors site fréquenté), peu de risques liés à la convection (en générale on décolle avant 9h), et peu de risque de turbulences d’obstacle (les créneaux haute montagne sont normalement avec des vents faibles). Les guides biplaceurs (qui on pourtant l’obligation de moyen) n’en prennent pas.

Un copain qui a commencé le vol avec la même optique que toi a été happé par le vol de distance, au bout de 3ans de pratique, il a fait un vol de 300km ! (le salop ; ) Tu verras bien : )

Il n’y a pas de meilleur démarche !
Le gonflage est la base de la sécurité, autant au moment du déco (le stress est accentué en haute montagne) qu’en vol. Attention tout de même aux aérologies trop généreuses, il est rarissime de se faire mal sur un terrain plat et dégagé (quoique j’ai entendu parler d’un débutant soulevé a 10m par un dust et rejeté au sol…), mais en pente-école, 3m c’est assez haut pour se faire mal dans une éventuelle turbulence. Le mieux serait de se faire accompagner par des membres expérimentés de ton futur club.

Souvent, on fume sa 1ere voile a faire bcp gonflage (et c’est très bien !), donc ne prends pas trop light non plus, le poids est inversement proportionnel à la durée de vie. Et prends là d’occase, tu peux vite gratter 1000e sur une voile qui a seulement qq heures.

Heu, a priori, la question ne se pose plus : )

Il est possible que tu fasses plus souvent du vol rando classique (en moyenne montagne) car les créneaux de vent faible à 4000 ne dépassent guère 10 ou 30 jours par an (à la louche bien sûr) et il faut pouvoir se rendre dispo…
Donc montes sur ta balance tout équipé (c’est mieux qu’une estimation) en mode normal et choisis une voile pour être au milieu du PTV (ca peut d’ailleurs mettre hors course certains modèles où tu serais a cheval sur 2 tailles) et si ca dépasse avec le bazar de montagne, c’est pas méchant.

Fonces, tu vas vivres des moments inoubliables ; )

Salut Thibaut ! Je partage un très grand nombre des remarques qui ont été dites au-dessus. Je me permets d’en ajouter quelques unes :

Juste en petit préambule, qui je suis :
j’ai 22 ans et beaucoup de points communs avec toi : même type de pratique du parapente (descendre de la montagne), n’habitant pas en montagne au quotidien (Paris) et surtout je ne me suis mis au parapente que très récemment (fin mai 2022). Ce que je vais dire doit plutôt être considérée comme un RETEX de néophyte et certainement pas comme une vérité absolue.

1. Pour la Suisse

Pour résumer, oui il faut un permis. Comme pour d’autre pays en Europe (Italie par exemple). La différence étant que la Suisse fait des contrôles réguliers et que les sanctions sont souvent appliquées. Le permis est par ailleurs assez « difficile » à avoir notamment pour ceux qui pratiquent le marche et vol (nombre d’heure de vol important notamment). Pour ma part, je me suis fait à l’idée que je ne volerai jamais en Suisse.

2. Pour le matériel

J’ai fait le choix de l’UFO 2 d’Airdesign (+ slip) et pour l’instant, je ne le regrette absolument pas, bien au contraire. Elle a toutes les qualités citées précédemment. Et d’autres, sur lesquelles je reviendrait plus tard.

3. Pour la démarche

Tout à fait d’accord avec toi, un stage est la meilleure option pour commencer. Et commencer sur monosurface est un excellent compromis pour les raisons suivantes :

  1. Facile d’utilisation, elle permet de prendre son envol rapidement. Au bout du stage d’initiation tu auras fait déjà une dizaine de vols si tu passes par une école spécialisée (j’ai des adresses si tu veux). Mon 11ème vol était déjà hors-école, sur site inconnu, en condition calme, avec un « mentor ». Il faut savoir qu’en école traditionnelle avec aile double-peau, on ne fait que 3 à 5 vol en stage init qu’il faut souvent compléter par 10 ou 15 vols de perfectionnement avant de se lancer hors-école (prévoir donc le déplacement et les coûts de stage qui vont avec).
  2. La monosurface permet d’après-moi de se concentrer sur d’autres facteurs de vol que le simple pilotage. Je m’explique : tu te rendra vite compte que le plus difficile ce n’est pas le pilotage de ta voile mais bien de savoir « si ça vole » (en sécurité) : tant d’un point de vue des prévisions météo, que des conditions effectives sur le déco et de l’état d’esprit dans lequel tu es. La monosurface permet de se focaliser sur ce point là.
  3. La transition sur voile classique n’est pas difficile, c’est l’affaire d’une à deux journée en école avec un peu de gonflage préalable. J’ai pu voler sur une aile classique pour mon 30ème vol sans appréhension et sans même passer par une école.
  4. L’UFO 2 est une voile qui a acquis la réputation d’une voile de construction solide. Rien à voir avec les anciennes générations dont parle Ororange. Pas de problème pour le gonflage (d’autant plus qu’elle sera quasiment exclusivement au dessus de ta tête puisque tellement facile à gonfler)

4. Pour le PTV

J’ai un PTV à nu de 72 kg (donc un peu moins de 80 à plein). J’ai pris une UFO 2 en 16m² en sortie d’école. Il faut savoir que les classifications EN-A/B/C ne sont pas un aussi bon indicateur pour ces monosurface qu’ils ne le sont pour les voiles classiques. J’ai pu tester la 20m² pour mes premiers vols en école et au bout de 3 vols je suis passé (sur proposition du moniteur) sur une 16m² pour gagner un peu en vitesse face au vent. Dans tous les cas, la finesse est la même. Pour avoir un ordre d’idée, sur les 30 vols que j’ai en UFO en Haute-Maurienne (brise de vallée forte et tôt dans la journée), je n’ai qu’un seul but vent (et encore d’autres voiles classique n’ont pas décollé cette journée).

5. Une dernière chose

Le principal conseil que je pourrais modestement te donner est de bien prévoir le moment de ton stage init: il faut que tu puisses pratiquer un maximun de vol+gonflage à la sortie. Je voulais me mettre au parapente depuis longtemps, mais étant en étude à Paris, les possibilités de vol sont faibles. J’ai donc attendu d’avoir beaucoup de temps en montagne cet été pour me lancer dans le parapente pour de bon. Faire un stage init puis rien pendant 6 mois est inutile, ne permettra de fixer aucun réflexes. Mon moniteur m’a conseillé de viser 30 vols en 3 mois avant toute pause pour redécoller en sécurité.

J’aurais beaucoup d’autres petites choses à ajouter mais ce message commence déjà à être un peu long. N’hésites-pas à me contacter. Sans hésiter, fonces ! C’est génial : https://youtu.be/_LI_Ah4yjJI

Merci pour vos réponses!

Suite à vos messages et avant la réponse de Baptiste_Hamel je pensais me diriger vers une aile double surface pour commencer ma pratique (ozone ultra lite 4 ou nova double skin)

Mais a la lecture de Baptiste j’avoues que je ne sais plus trop vers quoi me diriger !

Ce qui me ferait plus pencher vers l’ufo2 est bien sûre son poids/volume reduit, sa facilité d’utilisation et son prix … j’ai trouvé une ufo2 d’occas avec 30 vols pour 2200 euros tout près de chez moi. (

Pensez vous qu’une mono surface ufo2 me permettrait elle de progresser plus vite? et d’etre "autonome plus rapidement? (par rapport à une double surface)

Concernant le vol à l’étranger et particulièrement en suisse, au vu de la proximité de la suisse je pense qu’il serait intéressant pour moi de passer tôt ou tard par le brevet de pilote …

peut on passer ce brevet avec une monosurface? est ce plus compliqué ou plus simple pour l’obtention du sésame?

J’ai également une autre interrogation qui n’a rien a voir avec le type de voile que je choisirais:

Au vu de la pratique que j’espère avoir a l’avenir (plouf depuis une montagne) j’imagine que le mieux serait une sellette string …

en recherchant sur le net je vois que certaines sellette/harnais light propose un air bag amovible qui serait rassurant (ex slip de air design, la neo string 3 …) cet airbag semble souvent remonter jusqu’aux lombaires (slip) voir plus haut (neostring 3)

en cas de vol avec ce type de sellette equipée d’air bag est il possible de porter un sac à dos (avec le matos d’alpinisme/bivouac)?

Pour ma part : aile double surface en A ( sécurité décollage et vol en toute condition vent/profil décollage) avec suspente gainée en partie basse à minima plus des élévateur ( d’angle) semi-rigide car moins de cafouillage au dépliage.
L’important c’est de bien connaître son aile ( et ses réactions ) ce qui veut dire entraînement au sol toute condition ( donc risque de « matraquage » au début du moins ) .
La tentation était grande d’aller se jeter vers la mode du « light » â tout prix type monosurface mais je me suis fait une raison :

  • poids de l’aile : environ 200gr d’écart entre la double surface UL4 /21 et la mono-surface Skin3P/20 ; ce n’est pas insurmontable .
    Volume plié de l’aile : Une aile de 21 m2 double surface se comprime bien pour l’ascension dans un sac de gonglage pour matelas de camping de ce style : GONFLEUR SCHNOZZEL POMPE UL
    Sac/sellette/air bag « light »: vérifier que le système de portage ( sellette ) soit adapté pour porter la totalité du matériel sans gêner au décollage . J’ai essayé la « Montis+ Inverto » ( sellette avec sac réversible/airbag et j’ai trouvé que les bretelles du sac étaient trop fine pour porter confortablement du matériel dans le sac/airbag au décollage.
    Donc pour ma part je reste sur selette «RoamerP» et sac à dos classique « dépouillé » à l’extérieur ( risque accrochage suspentage).

Je tiens juste corriger cela.
J’ai fait mon stage d’initiation en double surface et j’ai fait 10 vols… rien à voir avec la double ou la mono surface. Ca dépend surtout… de la météo et du site de l’école !

Pour le reste, je suis passé en mono-surface dès la sortie du stage, et j’ai fait également mes premières randovols avec un « mentor » sur site inconnu peu de temps après.
D’abord sur une Skin2, puis sur une Skin3P.

Côté sellette, perso je préfère les sellettes typées randonnées réversible que les strings (j’ai une Roamer2).

Salut Thibaut,

En fait, je crois que tu te poses les questions dans le désordre. … tu n’as pas encore découvert l’univers fantastique du parapente que tu te poses des milliers de questions sur le matos. C’est chouette mais tu risques d’être vite noyé… tu découvriras qu’il y a peut être autant de pratiques différentes que de pratiquants. Et qu’on est pas tous égaux… si certains passent très vite en monosurface, ils ont peut être une capacité d’adaptation meilleure que d’autres…

Mon conseil : va faire ton stage en école et pose ces questions aux moniteurs. Si avant certains, de l’ancienne école, étaient un peu sceptiques vis à vis des monosurfaces, je crois que maintenant c’est moins le cas… mais des moniteurs pourront sûrement, en fonction de ta dextérité etc., te conseiller sur le type de voile le plus adapté. Parce que la derrière un écran… c’est dur de te dire ce qui est le mieux pour toi, en ne te connaissant pas. Et moi je te fais part de mon expérience mais je suis pas experte !!!

Pour répondre à ta question sur l’autonomie, j’ai fait mon premier vrai vol rando (déco sauvage sans topo ni aucune information sur le spot) après 20 vols encadrés en école et 20 vols solo sur différents spots. Et avec du matos lourd. Premier sommet paralpinisme (mont blanc en l’occurrence) après environ 60 ou 70 vols.

Petite précision, passer le BP ou le BPC, c’est vraiment pas une corvée. Ça apporte beaucoup de connaissances, ce n’est pas juste un papier qui « permet de… »

Joyeux vols !

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