Question à Matthieu : Passion du risque

Posté en tant qu’invité par Jean-Marc:

Matthieu,

Tu nous a parlé récemment d’un livre « La passion du risque » de David Lebreton.
Pourrais tu me communiquer l’éditeur et l’année de parution ?

Bien ordaliquement tienne
(j’ai appris un mot nouveau,je le place partout maintenant)

Posté en tant qu’invité par Arnaud:

Ah ouai!
Et qu’est ce que ça veut dire?

Posté en tant qu’invité par Jean-Marc:

Voir le message de Mathieu lors d’un précédente discussion (ci-dessous).
Si j’ai bien compris : le jugement de Dieu par les éléments. Historiquement, ton inquisiteur préféré te fait cuire sur un bucher, te précipite du haut d’une falaise. Si tu survis ;-), tu passes le jugement divin.
La contribution de Mathieu me parait apporter un point de vue nouveau dans la discussion précédente.

Auteur: mathieu (—.154.202.62.dial.bluewin.ch)
Date: 17 jan 2003 17:18

A ce sujet, je viens de lire David Lebreton :« passion du risque ». C’est un sociologue qui analyse la prise de risque depuis une vingtaine d’année. Pour lui, la prise de risque est la résultante d’une perte de sens et des valeurs dans la société actuelle. « Là ou le sens fait défaut, les sens prennent le relais ». En somme, le souci sécuritaire et d’assurance propre à notre société et la prise de risque auraient tous les deux le même but, retrouver un sens, des valeurs ou des repères là ou la société n’est plus capable de le faire. Lebreton parle des conduites à risque comme des conduite ordaliques, en gros, ça veut dire ça passe ou ça casse. Et si ça passe, on se retrouve en quelque sorte légitimer dans sa propre existence. Ce serait une sorte de jugement divin auquel on se remet.
En psycho, la prise de risque et la recherche de senssation ont aussi été étudié, surtout chez les jeunes. La prise de risque serait un moyen de gérer les angoisses internes en maitrisant la réalité extérieure par la confrontation aux éléments. On peut parler d’une nature contra-phobique dans ces cas. Voila 2, 3 éléments à rapporter dans la discussion. Maintenant faut voir, ça reste à discuter…
Mathieu

Posté en tant qu’invité par Baltardive:

Quand est paru « le gout du risque » de david LeBreton, j’ai eu une furieuse envie de lui répondre. Mais le temps m’a manqué et c’est JeanMi Asselin qui m’a grillé dans un édito de Vertical, où, comme d’habitude il mélangeait tout et donnait sa bénédiction à David LeBreton… (et oui JeanMi n’écrit plus dans la Gueule Ouverte…pour les initiés…).
Alors je vais essayer d’en reparler, mais comme je n’ai pas ce livre dans ma bibliothèque (car cela me ferait trop mal d’enrichir cette personne) je risque de faire certaines erreurs.
1° Lebreton ne définit pas le risque dans son livre : c’est pourtant simple : les lecteurs de CamptoCamp l’ont très bien fait (et les assurances le font bien aussi). Pourquoi ? Parce que Lebreton n’a jamais pratiqué une activité de ce type (il l’a déclaré dans une interview TV). En soit ce ne serait pas très grave (des historiens travaillent bien sur le XVII siècle) si :
2° Lebreton prend pour source quelques vagues articles parus dans des revues de montagne. On sait ce que vaut ce genre de témoignage, quand leur auteur est chargé de veiller sur son audimat !
3° Lebreton met en place une théorie que Matthieu a très bien vue, je pense même qu’il est allé un peu plus loin ! Mais cela valait-il la peine, pour le lecteur, de lire un livre ? Pour Lebreton les droits d’auteur, c’était une vraie valeur. Et il persiste car j’ai vu au moins 2 autres livres de lui sur le sujet.
Restent les problèmes
4° Le gout du risque est-il plus répandu aujourd’hui qu’hier ? Pourquoi ?
5° Les activités à fort stress, mais sans risque, comme le saut en élastique (que Lebreton classe dans les activités à risque) sont-elles une création de notre an 2000 ?
6° Une ordalie est peut-être utile dans certains cas : je pense au « Lion » de Kessel (mauvaise référence car je crois que Kessel a pas mal « bidonné » lui aussi). Mais que penser des drogués de l’ordalie ?

Posté en tant qu’invité par Jean-Marc:

Merci pour ton éclairage. J’ignorais tout de la personnalité de Lebreton.
Tu dis ne pas avoir ce livre dans ta bibliothèque, l’as-tu lu ou réagis-tu principalement sur l’auteur ?

Posté en tant qu’invité par Chris:

Bien ordaliquement tienne
(j’ai appris un mot nouveau,je le place partout maintenant)

Tu pourrais indiquer ce que signifie ce mot stp…

Merci Jean-Marc

Posté en tant qu’invité par Vincent:

Kessel dans « Imposteurs et autres gogos »! Classé comme un « bidonneur »!?! Cela nécessite quelques explications…

Posté en tant qu’invité par Baltardive:

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque de Grenoble, peu de temps après sa sortie. Je l’aurais acheté (comme j’ai acheté d’autres livres, dont un sur le vertige dont on reparlera) s’il m’avait paru un témoignage indispensable.

Posté en tant qu’invité par catherine:

Chris a écrit:

Bien ordaliquement tienne
Tu pourrais indiquer ce que signifie ce mot stp…
Merci Jean-Marc

Chris, si tu lis le message de Jean-Marc, tu sauras que :
« Historiquement, ton inquisiteur préféré te fait cuire sur un bucher, te précipite du haut d’une falaise. Si tu survis ;-), tu passes le jugement divin. »

sinon, tu vas sur le site « le trésor de la langue française »
http://zeus.inalf.cnrs.fr/
et tu cherches « ordalie »

Posté en tant qu’invité par Yeti:

Excellent site avec des moteurs de recherche prometteurs.
Merci Catherine.
Concernant le terme « ordaliquement » employé par Chris il s’agit d’un néologisme à faire valider par la vieille dame du quai Conti…

Posté en tant qu’invité par Emmanuel:

Voudrai-tu me donner les rérérences de ce livre sur le vertige.
Merci

Emmanuel Léault

Posté en tant qu’invité par Nico:

Sinon, sur le sujet y’a aussi « L’amour du risque » avec Jonathan et Jennifer