Quelques chiffres

Posté en tant qu’invité par Livanos:

Juste une question mon cher Livanos,

Quelles pentes as-tu déjà descendu et depuis combien de temps t’amuse-tu >dans des couloirs…

La, j’avoue, je suis trés deçu. Autant je trouvais tes remarques un peu nulles et redondantes mais tout de même amusantes, autant la je reste sans voix devant ce genre de propos. Qu’esperes-tu donc prouver? que tu vaux mieux qu’un autre?
Nul doute la-dessus bien qu’en y allant d’une petite phrase proverbiale idiote comme tu sembles les aimer, on pourait dire que « la valeur n’attend pas le nombre des annees »

Posté en tant qu’invité par Olivier84:

Pas en montagne Livanos, pas en Montagne!!!

Cette activité demande des années d’expérience et les conseils avisés des vieux guides…

Je comprends ton embarra pour répondre à la question, il est révélateur…

(:-)livier.

Posté en tant qu’invité par julien:

ouais bon ok, la suisse et le bord de la suisse…

Posté en tant qu’invité par julien:

et ben vla encore un sujet qui a derive…

je le repete ici ce ne sont que des pentes quasi rectilignes et donc faciles a mesurer sur une carte au 1:25000.

je ne me suis pas hasarde a mesurer la face W du Weisshorn qui est un veritable labyrinthe!

toutes ces pentes possedent surement des passages plus raides et d’autre moins, bien que certaines comme la lenzspitze ou le lyskamm sont remarquablement regulieres…

la moyenne donne une indication ou l’on met les pieds et rappelle un peu a la realite (pas toujours respectee dans les vieux bouquins ou l’on a vu A. Baud cote la dent Jaune a 43° de moyenne avec des passages a 53°, Bertholet annonce la face N de Vouasson a 50°…bref bcp d’exageration a l’epoque…

qd au matos, je pense surtout que c’estla confiance personnelle qu’on a en son matos qui importe. certes on est mieux dans des pompes de slalom…mais tout reste une question d’habitude. j’ai skie pendant 2 ans qu’avec mes scarpa. cette annee j’ai remis mes langes …j’avais l’impression de plus savoir skier…
bref le matos adapte c’est le matos auquel tu est rodé et en lequel tu as confiance.
pour ma part ca fait 10 ans que je skie avec des chrono d’emery…certains me traitent de tare mais j’ai jamais eu de pepin avec et j’ai confiance…plus en tout cas que dans des diamir1.

allez bon ski d’ete…raide ou plat!

Posté en tant qu’invité par Benj (l’autre):

J’ai bien l’impression que ce « Livanos » fait de l’humour au 117e degré ou fait tout pour battre le record du nombre de messages dans un forum…(ce qui ne marche pas trop mal vu que JC a mordu à l’appat…ce qui n’est pas plus mal puisque cela lui permet de faire passer des messages pas idiots du tout défendus d’ailleurs par R.Messner himself, toujours vivant malgré tout ce qu’il a pu faire, sans doute parce que justement il avait la trouille)
J’aurais juste choisi un autre pseudo à sa place parce que non seulement c’est sacrément prétentieux de s’identifier au Grec, mais surtout ce « Livanos » est très loin d’en avoir le style littrérairo-humoristique.

Posté en tant qu’invité par alex:

La différence, c’est que Messner, lui, sa trouille elle commence quand il va s’attaquer en solo a la face N des Droites avec un poignard a glace ou qd il est tout seul (mais alors tout seul) sur un 8000, sans oxygène alors qu’à l’époque tout le monde croyait qu’a plus de 8000m sans bouteilles t’avais 100% de chance de crever…

Posté en tant qu’invité par Bière Ardivel:

cf l’expé italienne du K2 en 1954, ou en 1930’ il y avait plein de tentatives sans oxygène! Donc on savait que ça passe, mais pas pour toute l’ascension, et encore moins en solitaire.

Et bravo à Roumailhac pour ses réalisations dont on parle de temps à autres dans les mags.
@+

Posté en tant qu’invité par Cisou:

C’est un peu facile puisqu’on est entre nous, mais pour l’ensemble de ce qui a été écrit, je soutiens tout le monde sauf le pseudo-grec évidemment.

Je ne crois pas que ce forum soit un endroit où il serait ridicule d’être trop prudent, sachant que n’importe qui peut le lire…

Je pense aussi que la montagne s’apprend avec le temps, ce n’est pas une question d’âge dans l’absolu, mais plutôt de la quantité et variété des expériences, sans oublier le savoir transmis par ceux qui nous ont guidés…

Je connais plusieurs amis qui ayant grillés les étapes, ont arrêtés leur carrière d’alpiniste après avoir vécu quelques belles galères (avec sortie en hélico).

Et puis quand on voit dans la presse que même les professionnels peuvent y laisser leur vie : un guide et ces 3 clients au Mont Blanc voie normale (morts de froid), un guide et son client dans le Whymper à la Verte (chute), un autre au Chardonnet (chute), … pas de doute c’est un jeu dangereux…

Posté en tant qu’invité par Jean -Christophe Roumailhac:

Julien a fait un beau boulôt en mesurant les pentes, j’ai juste souhaité intervenir en apportant plus d’infos sur la subjectivité de la notion de pente pour un skieur.

Aujourd’hui notre matériel (y compris le matos de rando moderne, je l’accorde bien volontier…) permet d’être plus à l’aise dans des couloirs peu fréquentés il y a seulement 20 ans. Mais la grosse différence, c’est que chacun d’entre nous a un copain ou amis qui a déjà traîné ses spatules dans du raide… les verrous psychologiques ont sauté… et on peut tranquillement évaluer rééllement le degré des pentes sans les exagérer…

Et puis les degrés, la raideur, ce n’est pas l’essentiel… ne vaut-il mieux pas se faire plaisir parce que la pente était en bonne condition… que la neige était excellente… que tous les virages s’enchainaient fluidement…

Daniel Chauchefoin m’a dis un jour qu’il fallait avoir un grain pour faire de la pente ou être en manque de quelque chose. Comme j’avais moins de recul qu’aujourd’hui, je lui ai répondu qu’au contraire, il fallait être extrement équilibré pour se balancer dans ce genre de pentes.
Mais en y réfléchissant, il n’avait sans doute pas tort… si on va dans un couloir pour dire moi j’ai passé du 55, donc je suis plus fort que toi, ou simplement pour flatter même inconsciemment son ego, je pense aujourd’hui que l’on passe à côté de quelque chose.

Ce qu’il y a de fabuleux dans le ski (et pas uniquement en pente raide), c’est de repérer une belle ligne, skiable et qui n’attends qu’une visite… après la pente, cela dépend de l’humeur et de la forme du jour… et pourvu que la pente soit belle, on se moque de sa longueur, de sa raideur, ou du prestige du massif auquel elle appartient.

A 20 ans je ne mangeai que du raide, laissant les courses « faciles » aux autres, je ne voulais pas perdre de temps (Mon approche du ski était sans doute incomplète et peu sage, depuis j’ai lu les sages parôles de Tronc-Feuillu ( cf « Le meilleur grimpeur du monde » de Bernard Amy) et je me régale en telemark dans la combe des Verts ou dans des pentes que je n’avais jamais eu le temps de découvrir…
Et ce n’est pas seulement parce que l’état de mes cuisses à subit l’effet dévasteur de la vie professionnelle… Je prend plaisir à être en montagne sur skis, où que ce soit…

Quant aux propos un peu sentencieux sur la prudence, je persisterai et je signerai… il ne faut pas brûler les étapes… les descentes s’enchaîneront naturellement les unes derrière les autres…

Peu être à bientôt dans les Aravis ou ailleurs…

PS : Pour le choix du matériel, le gabarit y est sans doute pour quelque chose… étant maintenant plutôt du genre « hippopotame grassouillet », je préfère des fix qui montent au-delà de 9 et des chaussures rigides…

Posté en tant qu’invité par Lansb:

Cher Roumailhac (dont le nom laisse à penser qu’il est droit échappé d’un roman d’Alexandre Dumas :-).

Quelques réflexions que m’inspirent tes interventions sur le forum. Je cite en vrac:

« la pente raide c’est tjrs facile jusqu’au jour de la chute »
« Un skieur de pente raide qui n’a pas peur ne vivra pas longtemps »

(à Livanos): quelles pentes as-tu descendu ?

Ben dis donc, pour quelqu’un qui prône (avec raison d’ailleurs) l’humilité en pente raide, c’est un peu paternaliste voire condescendant comme discours non ?

N’es-tu pas en train de, passe moi l’expression « la ramener » un peu ? J’en veux pour preuve tes allusions à tes descentes en compagnie de Tardivel ou celles à des discussions avec l’ami Chauchefoin… Que tu aies pu skier avec ces deux grands équilibristes, très bien, mais rappelle toi que la montagne est le plus formidable espace de liberté et d’expression de soi. Si tu considères que nous (les membres du BLMS entre autres) ou d’autres (Furious Fab peut être ?) prenons trop de risques inconsidérés, souviens toi qu’à notre âge (tu le dis toi même), tu faisais de même ! Il faut bien, comme on dit que « jeunesse se passe », et jeune motivé ne veut pas forcément dire « viande froide » ou autre vocable peu encourageant que tu manies fort bien.

Sur ce, bon ski, « no offense » comme disent les ricains, vivement que la saison recommence !

Lansb, pour le BLMS.

PS: wink à tous ceux qui étaient là le 16 mai, en particulier nos amis Suisses du « staff »

Posté en tant qu’invité par Olivier84:

Gros naze…

  • Qui a dis ça ?

  • C’est pas moi je le jure, ou alors c’est sorti tout seul…

(:-)livier

Posté en tant qu’invité par vincent:

!

Posté en tant qu’invité par ivan:

Jean-Claude, ça m’intéresserait de savoir quel matériel (exactement) tu utilises pour les pentes raides.
En fait, ce qui m’intéresse, c’est:

  • les caractéristiques techniques du ski, (la carve et la largeur au patin,…)
  • le type de fixation : ( Y a-t’il quand même certains modèles plus légers que d’autres?)
    souliers de type slalom dis-tu, c’est quoi la différence avec un modèle descente ou autre?
    Est-ce que ça ne te frotte pas terriblement sur le tibia avec tes chaussures à la montée?

Aux amis de la pente raide, quelques conseils ou techniques, ça va pas emmerder tout le monde !!!

-Réaction en cas de chûte ? (je sais qu’il faut pas tomber…)
-Sier avec piolet à la main, autrement qu’en dérapage latéral, déjà essayé?
-Skier en auto-assurage (par exemple sur double-piolet éjectable), ça permet de faire autre chose que du dérapage?
-Position du corps si vous pensez qu’il va peut-être des cailloux?
-Quel entrainement spécifique faites-vous?
et tout, et tout…

Posté en tant qu’invité par François:

Rappelons aussi l’expé Mallory de 1922 à l’Everest où Norton est arrivé à 8500m seul et sans oxygéne et avec le matériel de l’époque, naturellement. Je vous laisse imaginer!

Posté en tant qu’invité par François:

Ben moi, je fais de la pente raide mais pas trop raide tout de même en étant un peu raide quand même. Et je me marre! Et pour se marrer, il faut avoir l’esprit libre et pour avoir l’esprit libre, il faut avoir bien le niveau. Voilà.
Pour le reste, si on commence à partir sur l’inclinaison des pentes, l’expérience montre qu’on n’a pas fini…

Posté en tant qu’invité par alex:

Disons quand meme que tous ces gens dont vous parlez sont ou étaient de la meme trempe que Messner et de toutes facons en nombre assez restreint. Donc ca n’enleve rien a mon propos. Y a qu’a voir la proportion d’ascensions de l’everest sans oxygene a l’epoque de messner et meme aujourd’hui…

Posté en tant qu’invité par alex:

Pour se lancer dans le raide, fô pas être raide dingue sinon t’es sur la corde raide et au final c’est la red alert et t’es raide !

P’tain chuis raide : j’vois des vers red…

alex (red is dead)

Posté en tant qu’invité par Jean -Christophe Roumailhac:

ivan a écrit:

Jean-Claude, ça m’intéresserait de savoir quel matériel
(exactement) tu utilises pour les pentes raides.
En fait, ce qui m’intéresse, c’est:

  • les caractéristiques techniques du ski, (la carve et la
    largeur au patin,…)
    Les skis de freeride vont très bien, j’utilise des Volkl Mountain Carver M41 (mais des trail de chez Dynastar.
  • le type de fixation : ( Y a-t’il quand même certains
    modèles plus légers que d’autres?)
    Les miennes sont hélas lourdes car je ne suis pas un poid léger, et c’est surtout pour cela que je n’ai pas confiance avec des fix de rando qui ne peuvent pas se régler à plus de 9. Pierre Tardivel utilise avec succès des look très légères qui montent à 8 ou 9, ce qui va très bien car il est léger.

souliers de type slalom dis-tu, c’est quoi la différence avec
un modèle descente ou autre?

Des chaussures de piste utilisées par les slalomeurs, les vrais modèles courses (hélas non disponibles dans le commerce) sont légers, les miennes (Tecnica TNT Icon) sont plus confortables mais plus lourdes.

Est-ce que ça ne te frotte pas terriblement sur le tibia avec
tes chaussures à la montée?
Je suis plus à l’aise dans ces chaussures portefeuille à 4 crochets que dans des entrées arrieres comme les anciennes Salomon (SX90, SX91 etc) car en ouvrant les boucles en haut j’ai une assez bonne position marche.

Aux amis de la pente raide, quelques conseils ou techniques,
ça va pas emmerder tout le monde !!!

-Réaction en cas de chûte ? (je sais qu’il faut pas tomber…)
-Sier avec piolet à la main, autrement qu’en dérapage
latéral, déjà essayé?
-Skier en auto-assurage (par exemple sur double-piolet
éjectable), ça permet de faire autre chose que du dérapage?
Jamais essayé - j’y vais pour skier quitte à choisir une pente plus facile ou à faire demi-tour si elle n’est pas en conditions
-Position du corps si vous pensez qu’il va peut-être des
cailloux?
Repérage à la montée et descente près des traces pour éviter les mauvaises surprises (cailloux, plaque de glace, etc…)
-Quel entrainement spécifique faites-vous?
Neiges pourries, ski en forêt, talus raides, conditions pourries etc…

et tout, et tout…

Posté en tant qu’invité par Benj (l’autre):

Je pense bien avoir lu quelque part (un bouquin écrit par messner je ne sais plus lequel, le 7e degré sans doute) que sa trouille qui lui permet de se maintenir en vie était tout de même un peu plus fréquente que ce que tu avances.
Et que du coup, c’est à mon avis quand même valable pour tout skieur de pente raide, dès qu’il y a un risque assez sérieux du type: si tu tombes, t’es mal… la peur permet à certains de prendre conscience danger et du coup de faire un peu plus attention.
Mais chacun son truc, Messner a tout de même une personalité assez particulière.

Posté en tant qu’invité par alex:

Je ne dis pas le contraire mais simplement j’ai lu un bouquin de Messner, c’était ptet aussi le 7e degré je sais plus, ou il raconte que pour ce faire la main quand il était jeune il allait se faire une voie de quelques longueurs en solo intégral 2-3 fois de suite, doublant tranquilou les cordées eberluées qui s’y trouvaient.

La aussi, s’il tombait, il etait mal… Juste pour dire que Messner ou les autres c’est pas tout a fait Monsieur Tout-le-monde, pas seulemnt pasqu’il a acquis de l’experience et de la technique etc. mais aussi pasqu’a la base il avait ce qu’on pourrait appeler des predispositions…