Que choisir comme Mono-surface et à quel moment sauter le pas?

Bonjour,

Avec 2 amis, nous avons débuté le parapente à l’automne et avons acheté des voiles A de progression classiques. Nous souhaitons dans un avenir proche, sauter le pas et acheter des mono-surfaces pour du trail-vol et de l’alpi-vol.

Nous aurions plusieurs questions à ce sujet :

  • A quel stade de la progression pourrions-nous envisager de passer sur des EN-B ou normées équivalent B ?

  • Les trois modèles que nous regardons sont les suivants : Run and Fly 2, Pace, Skin 4P, quelles sont les différences entre ces trois modèles ?

  • Nous visons le haut des PTV, qu’en est-il du comportement en vol de ce type de voile en étant chargés ?

  • La plupart des personnes pratiquantes n’emportent pas de secours, qu’en pensez-vous ?

Après avoir posé la question à plusieurs influenceurs d’Instagram pratiquant l’alpi-vol, je souhaiterais recueillir d’autres avis. Leurs retours sont globalement les suivants : la voile chargée ne bouge pas, pas besoin de secours et ils sont tous passés très vite à la mono-surface dans leur progression en parapente.

Merci d’avance pour vos réponses :slight_smile:

Tout dépend des capacités de la personne et de l’aptitude au risque. Certains ne vont jamais passer et d’autres après 20 vols.

Exact par contre elle est beaucoup plus vive. Une voile A fortement chargée peu devenir C.

Toujours le goût du risque ou pas. En run and fly, on vol généralement le matin ou tard le soir uniquement en condition calme. Donc dans ce cas le secours n’est pas indispensable.

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Quand tu indiques qu’elle est plus vive mais qu’elle ne bouge pas, qu’entends-tu ? Quelle est la différence entre ces deux notions ?

Merci pour tes autres réponses :slight_smile:

Bras haut dans une masse d’air calme en vol droit elle n’aura pas trop tendance au roulis et tangage. D’ailleurs les mono sont globalement réputées pour ne pas tanguer.
Par contre si tu commence à enfoncer les commandes, une voile en haut de fourchette PTV va avoir des réactions vives.

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La question du secours est toujours la même que tu soit en monosurface ou pas. Ca dépend d’où tu place le curseur sécu, et ça dépend surtout des conditions aérologiques dans lesquelles tu compte voler (et donc de ta capacité à renoncer quand c’est trop turbulent).

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Concernant le stade de progression, les monosurfaces sont réputées faciles à piloter et prévisibles, certaines écoles les utilisent même pour débuter. Cependant ce discours est valable pour une voile pas trop chargée.
Une voile de 16m² avec 100kg dessous va être vive, voire très vive. Dans ce cas il faut un certain niveau de pilotage pour maitriser ces petites surfaces.

De plus, de nombreux pilotes insistent sur le fait de garder des bases solides de parapente classique (double surface). En effet la facilité de pilotage d’une monosurface peut parfois amener le pilote à voler dans des conditions trop fortes en se reposant sur la facilité de sa voile ou encore « d’oublier » les bons gestes de pilotage (tempo, appuis sellette…) à cause du comportement quelque peu aseptisé des voiles monosurfaces.

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Une voile peu chargée est un camion à piloter. Elle réagit en douceur aux commandes. En cas d’aérologie turbulente, elle va « bouger gentiment » et est plus sensible aux mouvements d’air. Les éventuelles fermetures ne seront pas violentes.

Une voile chargée est un karting. Elle réagit rapidement aux commandes. En aérologie turbulente, elle ne va pas bouger… jusqu’à un certain seuil. Mais passé ce seuil, la fermeture ou autre va être brutal et violent.

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Ok bien compris, de toutes les manières, pas question de voler en conditions turbulentes pour le moment et pendant la première année de progression disons le.
Et comme évoqué plus haut, souvent en alpi, le vol est tôt le matin ou tard le soir en conditions aérologiques stables.
Merci à vous deux pour vos explications !

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