Mes connaissances juridiques sont proches de zéro (surtout en droit autrichien
), mais le verdict rendu, avec la peine de sursis et l’amende c’est au pénal ? Est-ce que ça ouvre la possibilité d’un procès au civil à l’initiative des proches de la victime et/ou des assurances avec demande de dommages et intérêts ?
Procès suite à l'accident au Grossglockner
J’en doute: la mère de la victime a apporté son soutien au prévenu…
Certes, mais cela ne détermine pas si c’est possible ou non (par assurances ou autres …).
Avoir une réponse m’intéresserait toujours.
De ma compréhension:
- la famille ou une assurance auraient déjà pu se porter partie civile au procès pénal et réclamer quelque chose à titre de dédommagement, mais personne ne semble l’avoir fait (je n’ai lu ça nulle part).
- cela reste possible après le procès pénal de faire une procédure civile.
Quelques ressources en anglais chez ce cabinet Germano-Autrichien, où ils parlent précisément de ça: https://harlander-partner.eu/en/criminal-law/manslaughter/ (paragraphe " Civil Claims in Criminal Proceedings ")
D’autre part, l’avocat de l’accusé a annoncé ce matin qu’il faisait appel du jugement : Großglockner-Prozess geht nach Berufung in die zweite Instanz | PULS 24
L’affaire va donc être jugée à nouveau par un autre tribunal.
Soit l’accusé est le seul à faire appel, et la peine pourra être soit confirmée, soit réduite.
Soit le procureur qui avait décidé des poursuites initiales fait aussi appel, auquel cas dans cette situation potentielle d’appels croisés, le nouveau tribunal a aussi la possibilité de déclarer une condamnation plus lourde que la première.
Pour le moment j’ai l’impression que le seul appel annoncé est celui de T. Plamberger.
Ce n’est donc pas encore terminé.
Edit : plusieurs journaux autrichiens annoncent désormais que le parquet d’Innsbruck a également fait appel. L’accusé pourra donc également recevoir une condamnation plus importante en appel.
Il est possible que le Parquet ait fait appel, car la peine de 5 mois avec sursis semble légère, tout bien considéré.
L’analyse de la montre a prouvé que la cordée avait bien ralenti (il y avait donc méforme), la victime avait une pneumonie et dès lors, n’était pas vaillante et de surcroît, elle n’avait pas de chaussures adaptées. La météo était hivernale et pas des plus clémentes. Non seulement, le leader n’a pas détecté tous ces « warnings », mais alors même que sa compagne était épuisée, il refuse le secours héliporté qu’on lui propose.
Le doute profite toujours à l’accusé et le juge a entendu qu’épuisé lui-même, le leader a pu voir sa faculté à prendre les bonnes décisions perturbée… mais cela n’explique pas l’entêtement qui a précédé et a conduit la cordée à 50 m sous le sommet.
Être seul à faire appel dans ces conditions, c’est signifier qu’on n’a pas bien compris les enseignements du procès et c’est donc s’exposer à ce que la juridiction d’appel en rajoute une couche.
Parfois ça se termine en mariage et une vie entière d’amener sa débutante favorite en montagne et même les enfants que l’on a fait avec.
À moi ce qui me gêne dans l’histoire est que le pauvre mec qui a eu la mauvaise chance de se planter (alors que ce n’était pas son intention) écume de 3 ans de prison et que moi qui me suis planté des dizaines de fois mais sans conséquences, me tire avec 20 ans de relation heureuse avec mon épouse.
Il faudrait mieux redistribuer les conséquences de la bonne et mauvaise chance. On fait tous un jour de travaux sociaux et l’on oublie l’affaire.
Ce n’est pas de la malchance, c’est un bourrin qui ne tient pas compte du niveau de sa partenaire, qui la force à bruler des étapes (on ne tente pas une hivernale de ce genre comme ça, avec de l’expérience elle n’aurait jamais accepté d’y aller en boot de surf), qui force la sortie par le haut, et qui est incapable de gérer correctement une retraite/secours.
C’était quand même la deuxième fois qu’il emmenait une partenaire dans un plan totalement foireux. La précédente avait survécu mais ne l’avait pas exactement épousé - elle a témoigné contre lui au procès. Cf. le lien donné ci-dessus par @floppyd
Ouais bon… en général on compte pas sur son ex pour se défendre à un procès…
Certes mais potentiellement si son ex n’avait à lui reprocher que ses infidélités, de laisser trainer ses chaussettes ou de rien foutre à la maison ils ne seraient pas aller l’appeler à témoigner…
Selon comment la rupture s’est passée, l’objectivité d’un ex doit être à géométrie variable.
J’imagine que les magistrats en tiennent compte.
Il n’est pas le seul. Incidemment, il y a eu aussi la pauvre fille qui a eu la mauvaise chance de se planter. Le pauvre mec, dans 3/4 ans, il aura oublié. Remarquez que la pauvre fille aussi…