Je me souviens d’un debrief dans mon club suite à un accident en ski de rando. Le responsable de la section avait utilisé une formule que j’ai toujours gardé en mémoire quand j’ai encadré ou emmené des personnes : « l’objectif principal est toujours l’horaire »
Procès suite à l'accident au Grossglockner
Je croyais que c’était
- de ramener tt le monde à la maison
- de passer une bonne journée
Mais c’est vrai qu’un dérive sur l’horaire est l’une des 1ère sources de danger.
Si tu ne tiens pas l’horaire, ça regèle à la descente donc neige pas top, pas de bière après la sortie et tu te tapes les bouchons de retour de station, donc le plaisir des participants en prend un coup 
Les 2 choses que j’ai retenues de la lecture d’un bouquin de Rebuffat, quand j’avais 12 ans : respecter l’horaire, et savoir faire demi-tour. Pour des raisons de sécurité, œuf corse, mais aussi (à ski de rando, comme le mentionne Florence) de plaisir. Je ne comprends pas bon nombre d’encadrants de mon club qui, systématiquement, arrivent au refuge après 23h00, avec des participants épuisés et rincés, quand ils n’obligent pas les cordées à un bivouac ou un retour dans la vallée à 3h00 du matin. Et la réponse est toujours la même : « Ben quoi, ils sont vivants ; pas d’accident, pas de problème. ». Pas d’accident - pour le moment - mais un certain nombre d’appels au PG pour être évacués en hélico.
Je comprends la remarque de @Paul-G, l’horaire est un indicateur, pas un objectif.
Édit : Ça me fait penser à « quand une mesure devient un objectif, elle cesse d’être une bonne mesure »
J’ai l’impression que la culture du retex n’est pas encore répandue, particulièrement sur les questions d’encadrement.
On bosse là dessus ds mon club : le retour sur des accidents individuels fonctionne, les gens arrivent à s’ouvrir sur « on a eu un pb pdt la course » et à tirer les ficelles.
Mais qd ca touche à l’encadrement, à la gestion collective, à l’organisation même d’une sortie au delà du petit comité amical, cela semble + difficile.
Peut-être parce que organiser une sortie en club est un engagement plus fort de bénévoles impliqués, peut-être parce que ca touche au collectif et qu’on ne veut pas risquer de mettre en cause x ou y, mais les retours que j’ai en collectif me semblent peu satisfaisants ds l’analyse.
Par contre, je ne sais pas comment lever ces freins ?
C’est sympa de temps de temps de rentrer tard et fatigué. Et ça peut se faire en respectant l’horaire que l’on s’est fixé au début. Cet horaire peut être « au pire on fait un bivouac… et on fini demain ».
Si c’est systématique en sortie club, avec des participants « épuisés et rincés » c’est qu’il y a une mauvaise appréciation de l’adéquation entre le niveau du groupe (et peut-être de l’encadrant) et le niveau de la course. Il n’y a aucune marge de prise, à mon avis il y a un problème au niveau de l’encadrant.
Bien sûr ça peut arriver épisodiquement, mais si c’est systématique ça montre un problème.
Le Président du club refuse de publier des retex, pour ne pas effrayer les potentiels nouveaux adhérents. Il est d’abord intéressé à faire du chiffre ! Gros souci d’égo 
On est d’accord. Mais pas en situation d’encadrement (sauf si tu préviens et obtiens l’accord des participants) ; et surtout pas de façon systématique, sans que les participants soient équipés pour un bivouac (matériel de couchage et réchauds/eau).
Tu peux tjrs poser la question à l’AG : que fait le club pour la sécurité, y-a-t-il des retex sur les incidents en sortie, qu’en tire-ton, a-ton accès à des retours ?
Pour un incident sérieux, je pense qu’un retex est plus efficace si pas trop à chaud. Il y a bcp de freins liés à la personnalité des gens et aux intéractions entre personnes.
La publication d’un retex ne peux se faire qu’avec l’accord des personnes concernés - ou alors anonymisé, mais ca implique que l’accident ne soit pas trop récent…
Je pense que tu n’a pas compris du type de situation dont je parle. Je ne parle pas d’une sorte bien organisée et cadrée. Je parle de la ballade/rando “pour prendre l’air, par exemple en marge d’un repas de famille ou d’un week-end. Le genre de cas ou la moitié ou plus du groupe ne sait meme pas ou on va, certains en habits de ville etc. On sort de table, il fait beau certains sont bien émèches et personne n’a envie de se prendre la tete (et moi non plus). Sauf qu’en suivant le beau frère qui connaît le coin et avec qui on s’est déjà pris la tête sur la voiture électrique a midi, on se retrouve sur un chemin un peu glissant et un tout petit peu expo. Ca te parle plus ? Ca donne envie de lacher la conversation intéressante avec l’oncle qu’on a pas vu depuis 5 ans ? Oui il y a des façons de se sortir de la situation mais c’est facile de se faire piéger.
oui, c’est facile de se faire piéger.
Mais dans la vie on a TOUJOURS la possibilité de dire non. Même si ca va à l’encontre du groupe, même si ca parait difficile, même si ca n’est pas écouté.
Et on est responsable de ses choix, dire « j’ai juste suivi » n’exonère pas de ses responsabilités.
Non ?
Perso ça me semble délirant qu’on puisse t’opposer la plus grande expérience pour un balade digestive 
Il y a peut-être une jurisprudence « Darwin Awards » pour ce genre de cas ?
Non non, c’est cohérent.
Enfin, dans la mesure où la suggestion de balade digestive, c’est de monter au sommet du Grossglockner en conditions hivernales… 
et pas par la VN que l’on veut par contre utiliser à la descente.
Le leader me semble etre un pinpin irresponsable
Il y a hélas pas mal d’encadrants qui ont un égo surdimensionné, ceci explique cela, la remise en cause est difficile ( je l’ai souvent vu en recyclage, particulièrement avec les alpi)
Ils ont fait une documentaire, si on peut l,appeler ainsi,