Posté en tant qu’invité par Nicolas:
tetras a écrit:
Mes sources, ce sont les anciens des villages perdus. Si tu
prend le temps de causer avec eux, il ont plein de chose à
raconter… Il ont vus partir des avalanches à des endroits ou
on ne voit même plus de neige aujourd’hui. Et toutes les
anecdotes qui vont avec : villages ballayés par les avalanches,
la veille tante retrouvée dans son lit à l’exterieur de sa
maison, le stock de jambon retrouvés planté dans la neige 200m
(de déniv) au dessus du village, toute les maisons décapité en
pleine hiver…
Dans le même genre, y’a aussi des contre-exemples, comme Arinsal… Et Le Tour en fait également partie.
Je verrais ça de façon statistique : si tu considères un évènement centennal, tu as à peu près 4 chances sur 5 qu’il soit arrivé il y a plus de 20 ans… et un bon peu de chances qu’il ne soit pas arrivé du tout dans le siècle (ça dépend d’hypothèses sur la répartition statistique des évènements, comme tu as pu le lire das le lien ci-dessus).
Donc, ce n’est pas sur ce genre de données partielles qu’on peut déduire des tendances d’évolutions…
Certain vieux se souviennent qu’il allait à l’école en luge
pendant plusieurs mois, alors qu’actuellement il n’y à quasi
plus de neige. Certain mon même raconter qu’il descendaient en
ski jusqu’à Grenoble.
Ca, j’ai eu des récits comparables - par exemple du côté de Rumilly (les gamins allaient à l’école en raquettes tout l’hiver, à 5-600m d’altitude…)… mais dans ce cas précis, en posant la question précisément, ce serait en fait arrivé sur qq hivers durant la 2e guerre, donc ce serait plus un maximum qu’une tendance globale… et c’est un biais cognitif toutafé normal : on se souvient plus des évènements exceptionnels que de la morne et banale moyenne.
C’est sûr, il y avaient beaucoup plus de neige il y à une
cinquantaine d’année, plus de neige donc plus d’avalanche. De
plus, l’enneigement augmente avec l’altitude et donc, le risque
d’avalanche.
Hum! On rappelle que le risque d’avalanche, s’il est lié à la hauteur d’une chute de neige courte (qq jours), n’est PAS directement lié à l’épaisseur globale du manteau neigeux…
Quand au course d’alpinisme, c’est quand même mieux de
cramponer dans une bien dure du mois de juin que de brasser
dans 80 cm de neige crouté en janvier.
Toutafé! …Sauf si en janvier, tu as de la neige dure/soufflée portante partout, qui ne transforme pas, et que tu compares à la dangereuse soupasse de 10h du mat’ en juin!
Quand au rocher, c’est
plus facile quand on voit les prises, en chausson et en
T-shirt.
Là, je pense qu’on est tous d’accord : c’est comme pour se baquer au Lac Blanc!
Bons bronzages intégraux en ce chaud mois de Janvier…
Nicolas