Pourquoi on ne va pas en altitude en début de saison

Posté en tant qu’invité par Silvio:

tout simplement parce-que si on habite tout près des montagnes plus basses on y va quand il ya de la neige et on garde l’altitude pour la fin de saison quand il n’y a plus de neige en bas … ca permet de skier en passant moins de temps possible dans la voiture et de rentrer chez soi de bonne heure pour aller faire les soldes!

Posté en tant qu’invité par Julien R:

« tout simplement parce-que si on habite tout près des montagnes plus basses on y va quand il ya de la neige et on garde l’altitude pour la fin de saison quand il n’y a plus de neige en bas … ca permet de skier en passant moins de temps possible dans la voiture et de rentrer chez soi de bonne heure pour aller faire les soldes! »

Pas du tout d’accord. Je fais les courses pour leur difficultés, leur interet, le dépaysement et beaucoup moins parcque c’est pres de chez moi.

Posté en tant qu’invité par Bazé:

paul a écrit:

Je pratique le ski de rando en hiver , et de preference en
altitude.
Primo , les refuges pas gardés , les vignettes ou les Dix au
printemps = galère , en plus du gardien
Secondo , tranquilité sur l’itineraire , tu évites les
collectifs de 40 du CAF ou du CAS
Tertio. tu rencontres plus souvent de la neige poudreuse , que
la neige cartonnée de printemps
Quatro, au printemps je regrimpe

Les propriétaires et les gardiens de cabanes (CAS ou privé) constatent que la moitié des usagers des cabanes non gardées ne paient pas leurs nuitées.
Conséquence : Ca discute dans les sections au au comité central du CAS de supprimer les locaux d’hiver aussi confortables qu’ils le sont actuellement et de ne laisser qu’un abri de secours pour l’hiver ?
Avis donc aux profiteurs (mais il n’y en a peut-être pas sur ce forum).
Les collectifs de 40 et les cabanes surpeuplées, c’est sur les grands itinéraires comme la haute route. Il y en a beaucoup d’autres plus calme dans les Alpes.

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Oui oui, mais c’est le « j’ai cru remarquer… » qui m’a interpellé, car je pensais que tout le monde savais depuis tout petit que les préalpes prenait plus de précipitations que les autres massifs à altitude égale, même les habitants du Havre… D’où mon étonnement sur ton hésitation :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par Silvio:

Tout a fait d’accord de choisir les courses pour leur difficultés, leur interet, le dépaysement: toutefois ca peut se faire tres pres de chez soi, en allant chercher les difficultes (il y en a toujours!), en enchainant des sommets ou en parcourant des boucles pour reussir a se sentir depayse a une heure de voiture … ce que je veux dire c’est qu’on a pas necessairement besoin de se taper 3h de route pour aller forcement chercher l’altitude en hiver alors qu’on ira le faire quand meme en printemps.

Sur ce je suis d’accord sur le fait que l’altitude a encore plus de charme quand il y a moins de monde, il fait plus froid et le journees sont plus courtes! Mais bon c’est aussi plus ecologique de rouler le moins possible pour aller a la montagne!

Posté en tant qu’invité par Julien R:

Bubu: C’est vrai que je ne suis originaire ni des Alpes, ni du Havre et je suis nouveau sur le forum. Je suis breton et mon expérience meteo alpine ne date que de deux ans.

Silvio: Je suis d’accord avec toi!

Posté en tant qu’invité par strider:

Bubu a écrit:

Ainsi on sait qu’en Chartreuse c’est courant d’avoir 80cm à
1000m fin janvier, alors qu’en Maurienne il faut souvent monter
à 1500m voir 2000m pour en trouver autant.

ouais, d’ailleurs faut pas chercher loin la raison : les perturbations en France viennent essentiellement de l’atlantique : ce sont les massifs les plus à l’ouest qui accrochent les premiers les nuages, et comme ce sont plus fourni, bien svt ce sont eux qui récupèrent le plus…
C’est pour ça qu’ en été lorsqu’on arrive dans les alpes et qu’on voit Belledonne enneigé, on se dit génial, il va y en avoir encore plus en Vanoise ou aux Ecrins , alors que, si on excepte la grande altitude, ça va être l’inverse! On s’étonne aussi des énormes glaciers de grandes rousses : si on compare celui de l’Etendard (3400m) et celui de la Ronce (3600m) celui de la Ronce devrait être plus gros,mais pas bol c’est l’inverse! Mais c’est l’Etendard qui récupère le gros paquet du front de perturbation…

Posté en tant qu’invité par Alex:

  • c’est l’Arselle Neuve le nom de ce glacier
  • d’autre part tu ne peux pas comparer deux glaciers comme ça, un glacier est plus ou moins alimenté selon les précipitations mais aussi son épaisseur dépend de son bassin d’accumulation, et la pointe de Ronce c’est une pente sans cirque glaciaire, donc normal d’avoir peu de neige qui s’accumule…

strider a écrit:

celui de l’Etendard (3400m) et celui de la Ronce (3600m) celui
de la Ronce devrait être plus gros,mais pas bol c’est
l’inverse! Mais c’est l’Etendard qui récupère le gros paquet du
front de perturbation…

Posté en tant qu’invité par strider:

Alex a écrit:

  • c’est l’Arselle Neuve le nom de ce glacier
  • d’autre part tu ne peux pas comparer deux glaciers comme ça,
    un glacier est plus ou moins alimenté selon les précipitations
    mais aussi son épaisseur dépend de son bassin d’accumulation,
    et la pointe de Ronce c’est une pente sans cirque glaciaire,
    donc normal d’avoir peu de neige qui s’accumule…

d’accord sur le fait que le bassin d’accumulation de l’étendard est plus grand mais cela ne fait qu’amplifier le phénomène…il n’en reste pas moins que le massif de l’Etendard a reçu et reçoit plus de neige que les montagne de val cenis et que la neige y tient mieux
bon c’est vrai que Val Cenis est une « fenêtre » climatique, et reçoit moins de précipitations que la Vanoise centrale et orientale, de même qu’il y a un écart entre la Tarentaise et la Maurienne…
mais quand même c’est sensible, Belledonne et les grandes Rousses sont au première loges lorsqu’il y a des perturbations et de sprécipitations et récupèrent le front du paquet…

Posté en tant qu’invité par Alex:

re-salut !
en fait les massifs intérieurs du type Queyras, Thabor, Haute-Maurienne, Haute-Tarentaise s’enneigent majoritairement (j’ai pas de chiffres ;o) grâce aux « retours d’est », qui sont moins fréquents que les perturbations d’ouest…enfin l’hiver dernier on a eu bcp de retour d’est, donc ce n’était pas « habituel »…
sinon les Grandes Rousses ne sont pas un massif si enneigé que ça, il y a justement Belledonne qui prend bcp de neige juste avant à l’W

une des explications qui m’avait été fournies sur l’Etendard et son « paradoxe » :
c’est un versant NE, donc qui est mal orienté par rapport aux dominantes de vent NW à W…et c’est grâce au transport de neige provenant du versant ouest (Barbate, etc.) que le glacier s’enneige…

voilà c’est tout pour aujourd’hui ;o)

A+
Alex

strider a écrit:

d’accord sur le fait que le bassin d’accumulation de l’étendard
est plus grand mais cela ne fait qu’amplifier le phénomène…il
n’en reste pas moins que le massif de l’Etendard a reçu et
reçoit plus de neige que les montagne de val cenis et que la
neige y tient mieux
bon c’est vrai que Val Cenis est une « fenêtre » climatique, et
reçoit moins de précipitations que la Vanoise centrale et
orientale, de même qu’il y a un écart entre la Tarentaise et la
Maurienne…
mais quand même c’est sensible, Belledonne et les grandes
Rousses sont au première loges lorsqu’il y a des perturbations
et de sprécipitations et récupèrent le front du paquet…

Posté en tant qu’invité par Lucio:

En effet, soit il vient de neiger et en altitude c’est venté/croûté/irrégulier/dangereux, soit il fait beau depuis 15 jours et la moyenne montagne offre de la neige stabilisée, sympa à skier (transfo), à deux pas de la maison et sans nécessiter une approche démesurée. Mais c’est parfois dur d’être trop longtemps séparé de sa Vanoise chérie :wink:

Tintin a écrit:

plus sérieusement, si tu regardes le bulletin niveau de
l’isère,
ça ne donne pas très envie d’y aller : soit pas de neige(tout a
été soufflé), soit elle est mauvaise.
Quand on peut chausser à 800m dans les préalpes, autant en
profiter !

Posté en tant qu’invité par tetras:

Mes sources, ce sont les anciens des villages perdus. Si tu prend le temps de causer avec eux, il ont plein de chose à raconter… Il ont vus partir des avalanches à des endroits ou on ne voit même plus de neige aujourd’hui. Et toutes les anecdotes qui vont avec : villages ballayés par les avalanches, la veille tante retrouvée dans son lit à l’exterieur de sa maison, le stock de jambon retrouvés planté dans la neige 200m (de déniv) au dessus du village, toute les maisons décapité en pleine hiver…

Certain vieux se souviennent qu’il allait à l’école en luge pendant plusieurs mois, alors qu’actuellement il n’y à quasi plus de neige. Certain mon même raconter qu’il descendaient en ski jusqu’à Grenoble.

C’est sûr, il y avaient beaucoup plus de neige il y à une cinquantaine d’année, plus de neige donc plus d’avalanche. De plus, l’enneigement augmente avec l’altitude et donc, le risque d’avalanche.

C’est pour celà que l’on va moins faire du ski très haut en début de saison.

Quand au course d’alpinisme, c’est quand même mieux de cramponer dans une bien dure du mois de juin que de brasser dans 80 cm de neige crouté en janvier. Quand au rocher, c’est plus facile quand on voit les prises, en chausson et en T-shirt.

Posté en tant qu’invité par bazé:

tetras a écrit:

Mes sources, ce sont les anciens des villages perdus. Si tu
prend le temps de causer avec eux, il ont plein de chose à
raconter… Il ont vus partir des avalanches à des endroits ou
on ne voit même plus de neige aujourd’hui. Et toutes les
anecdotes qui vont avec : villages ballayés par les avalanches,
la veille tante retrouvée dans son lit à l’exterieur de sa
maison, le stock de jambon retrouvés planté dans la neige 200m
(de déniv) au dessus du village, toute les maisons décapité en
pleine hiver…

Certain vieux se souviennent qu’il allait à l’école en luge
pendant plusieurs mois, alors qu’actuellement il n’y à quasi
plus de neige. Certain mon même raconter qu’il descendaient en
ski jusqu’à Grenoble.

C’est sûr, il y avaient beaucoup plus de neige il y à une
cinquantaine d’année, plus de neige donc plus d’avalanche. De
plus, l’enneigement augmente avec l’altitude et donc, le risque
d’avalanche.

C’est pour celà que l’on va moins faire du ski très haut en
début de saison.

Quand au course d’alpinisme, c’est quand même mieux de
cramponer dans une bien dure du mois de juin que de brasser
dans 80 cm de neige crouté en janvier. Quand au rocher, c’est
plus facile quand on voit les prises, en chausson et en
T-shirt.

Le parallèle entre les quantités de neige et le risque d’avalanche est erroné. On peut même dire le contraire, c’est les années avec peu de neige que l’on voit le plus grand nombre d’avalanches. On en a déjà bien parlé ci-dessus. Par contre, il est vrai que les grosses avalanches se produisent surout après de grosses précipitations en peu de temps. Exemple, de mémoire, 1999, 1995, 1984, 1970. Mais cela ne veut même pas dire que ce sont des années avec beaucoup de neige.
Ce n’est pas parce qu’il y avait plus de neige que l’on allait pas en haute montagne en début et en plein hiver, mais simplement qu’on attendait que les conditions soient plus sûres.
Quand aux années exceptionnelles d’autrefois, je fais plus confiance aux statistiques qu’à la mémoire des vieux des villages (et poutant, je suis presque l’un d’eux… il y a 50 ans, je skiais).

Posté en tant qu’invité par Nicolas:

tetras a écrit:

Mes sources, ce sont les anciens des villages perdus. Si tu
prend le temps de causer avec eux, il ont plein de chose à
raconter… Il ont vus partir des avalanches à des endroits ou
on ne voit même plus de neige aujourd’hui. Et toutes les
anecdotes qui vont avec : villages ballayés par les avalanches,
la veille tante retrouvée dans son lit à l’exterieur de sa
maison, le stock de jambon retrouvés planté dans la neige 200m
(de déniv) au dessus du village, toute les maisons décapité en
pleine hiver…

Dans le même genre, y’a aussi des contre-exemples, comme Arinsal… Et Le Tour en fait également partie.
Je verrais ça de façon statistique : si tu considères un évènement centennal, tu as à peu près 4 chances sur 5 qu’il soit arrivé il y a plus de 20 ans… et un bon peu de chances qu’il ne soit pas arrivé du tout dans le siècle (ça dépend d’hypothèses sur la répartition statistique des évènements, comme tu as pu le lire das le lien ci-dessus).

Donc, ce n’est pas sur ce genre de données partielles qu’on peut déduire des tendances d’évolutions…

Certain vieux se souviennent qu’il allait à l’école en luge
pendant plusieurs mois, alors qu’actuellement il n’y à quasi
plus de neige. Certain mon même raconter qu’il descendaient en
ski jusqu’à Grenoble.

Ca, j’ai eu des récits comparables - par exemple du côté de Rumilly (les gamins allaient à l’école en raquettes tout l’hiver, à 5-600m d’altitude…)… mais dans ce cas précis, en posant la question précisément, ce serait en fait arrivé sur qq hivers durant la 2e guerre, donc ce serait plus un maximum qu’une tendance globale… et c’est un biais cognitif toutafé normal : on se souvient plus des évènements exceptionnels que de la morne et banale moyenne.

C’est sûr, il y avaient beaucoup plus de neige il y à une
cinquantaine d’année, plus de neige donc plus d’avalanche. De
plus, l’enneigement augmente avec l’altitude et donc, le risque
d’avalanche.

Hum! On rappelle que le risque d’avalanche, s’il est lié à la hauteur d’une chute de neige courte (qq jours), n’est PAS directement lié à l’épaisseur globale du manteau neigeux…

Quand au course d’alpinisme, c’est quand même mieux de
cramponer dans une bien dure du mois de juin que de brasser
dans 80 cm de neige crouté en janvier.

Toutafé! …Sauf si en janvier, tu as de la neige dure/soufflée portante partout, qui ne transforme pas, et que tu compares à la dangereuse soupasse de 10h du mat’ en juin!

Quand au rocher, c’est
plus facile quand on voit les prises, en chausson et en
T-shirt.

Là, je pense qu’on est tous d’accord : c’est comme pour se baquer au Lac Blanc!

Bons bronzages intégraux en ce chaud mois de Janvier…
Nicolas

Posté en tant qu’invité par Alex:

quand on a des débuts de saison secs, c’est souvent au détriment de la stabilité en hiver, comme tu le dis

par contre le raccourci de tetras estr assez grossier, les avalanches peuvent passer à des endroits où il n’y a pas de neige, ce qui compte c’est qu’il y ait de la neige dans la zone de déclenchement !! Après, l’avalanche peut descendre très bas en vallée, dans des endroits déneigés…

la tendance à une baisse de l’enneigement semble probable, mais le lien direct entre hauteur de neige tombée et risque d’avalanche est à prouver…

Alex

bazé a écrit:

Le parallèle entre les quantités de neige et le risque
d’avalanche est erroné. On peut même dire le contraire, c’est
les années avec peu de neige que l’on voit le plus grand nombre
d’avalanches. On en a déjà bien parlé ci-dessus. Par contre, il
est vrai que les grosses avalanches se produisent surout après
de grosses précipitations en peu de temps. Exemple, de mémoire,
1999, 1995, 1984, 1970. Mais cela ne veut même pas dire que ce
sont des années avec beaucoup de neige.
Ce n’est pas parce qu’il y avait plus de neige que l’on allait
pas en haute montagne en début et en plein hiver, mais
simplement qu’on attendait que les conditions soient plus
sûres.
Quand aux années exceptionnelles d’autrefois, je fais plus
confiance aux statistiques qu’à la mémoire des vieux des
villages (et poutant, je suis presque l’un d’eux… il y a 50
ans, je skiais).