Et pourtant, une fois sur le terrain, il arrive que la balade laisse peu de souvenirs. Comme si tout s’était enchaîné sans vraiment prendre sens.
À l’inverse, certains parcours beaucoup plus simples marquent durablement. Pas forcément par ce qu’il y avait à voir… mais par ce qu’on a appris à regarder.
Avec le temps, j’en suis venu à me dire qu’un parcours ne se résume pas à une trace ou à une liste de points d’intérêt. Il se construit aussi dans la façon dont on le lit, dont on le fait vivre.
Quand j’accompagne un groupe, j’essaie souvent de partir de peu : une idée, une tension, un détail. Puis, en avançant, laisser le terrain révéler progressivement quelque chose.
Pas seulement montrer… mais faire découvrir.
Je me souviens d’une sortie avec des enfants dans les Monts du Lyonnais. À la fin, l’un d’eux m’a dit :
“dimanche, je vais emmener mes parents ici”.
Ce jour-là, on n’avait pas seulement suivi un itinéraire.
Qu’est-ce qui fait, pour vous, qu’un parcours “vaut vraiment le détour” ?
J’ai essayé de creuser cette question sur un site perso tanfepatan.fr, mais je serais très intéressé d’avoir vos retours.