Posté en tant qu’invité par catherine:
j’avais entendu parler de cet accident, j’espère que ton copain s’en remettra sans trop de séquelles.
Je me demandais comment il avait pu se perforer ainsi :
C’est sûr que lorsque l’on essaie d’enrayer une glissade sur neige avec un piolet, il faut le tenir fermement et de telle sorte que ce soit efficace et qu’on ne le perde pas. C’est en général déconseillé d’utiliser une dragone (attachée à la main) dans ce cas car le risque de se blesser est grand. Je n’avais jamais entendu parler de relier le piolet au baudrier comme ça, et ton copain a malheureusement testé que c’était dangereux.
Un gars m’a raconté avoir réussi à s’arrêter, lors d’une belle glissade à ski de l’aiguille d’Argentière, grâce à un piolet qui était accroché sur son baudrier, il s’est quand même ouvert pas mal la cuisse, mais il se serait sans doute fait bien plus mal s’il n’avait pas pu s’arrêter. Mais là, le piolet était je pense accroché (pas simplement « relié ») au baudrier.
Pour la position du piolet tenu en main (sauf geste « technique ») j’ai vu 2 « écoles » :
- lame en avant : en cas de glissade, il y a modification de la prise de main pour chapeauter le piolet en cas de glissade.
C’est cependant ce qui est en général préconisé et utilisé.
- lame en arrière : la main est déjà bien positionnée pour chapeauter le piolet en cas de glissade.
Il vaut mieux s’entraîner souvent à s’arrêter, avec ou sans piolet en cas de glissade… et il vaut mieux de toutes façons ne pas glisser accidentellement. Même des gens bien entraînés ont perdu leur piolet lors de glissades accidentelles.