Posté en tant qu’invité par olivier:
Bonjour,
Il me semble que la rosée cumule 2 phénomènes. Le premier est un phénomène de condensation dans l’air ambiant suite au refroidissement nocturne. Effectivement, les fines particules de vapeur condensée (donc liquides et non plus gazeuses, qui incluent « donc » plusieurs molécules d’eau), ont tendances à tomber et à se déposer au sol. C’est la « quasi-pluie » déjà évoquée.
L’autre phénomène concerne le rayonnement. La nuit, le sol refroidit en emmettant des rayons infra-rouge (de la chaleur, quoi). Lorsque le rayonnement est intense (nuit claire), il me semble que la température de la surface du sol peut descendre en dessous de la température de l’air ambiant. Ce processus explique la gelée blanche, mais aussi le regel nocturne des surfaces enneigées. Le sol, donc, qui devient plus froid que l’air, condense alors la vapeur d’eau encore contenue dans celui-ci (comme le miroir de la salle de bain qui reste froid du fait d’une forte inertie thermique).
Un bon duvet, qui isole bien le dormeur de l’air ambiant, donc dont la surface extérieure n’est pas chauffée par l’intérieur, ne doit pas échapper au second phénomène.
Je ne crois pas beaucoup à la remontée de l’humidité du sol qui n’explique pas comment l’eau pourrait se trouver déposée sur le dessus d’un brin d’herbe ou d’une feuille. En revanche, la compression d’un sol humide, en s’allongeant dessus par exemple, peut faire ressortir de l’eau comme lorque l’on appuie sur une éponge. Il faut donc s’isoler du sol, pour l’humidité, et bien entendu pour le froid, la zone de duvet compressé étant totalement inefficace en termes d’isolation.
Me trompé-je ?
Olivier
