Perte de l'acclimatation

Posté en tant qu’invité par gigi:

Après une acclimation réussie, pendant combien de temps reste-t-elle effective une fois qu’on est redescendu en vallée?

J’ai lu quelquepart qu’au bout de 7 à 10 jours en vallée, les bénéfices étaient perdus.
D’autres personnes me disent que plus on fait de séjours en altitude, plus on garde les bénéfices de l’acclimatation longtemps.

C’est-y vrai ?

(Je suppose que le sujet dejà été traité mille fois dans le forum … mais je ne l’ai pas retrouvé)

Posté en tant qu’invité par Dominique:

Tu devrais pouvoir trouver la réponse auprès de l’ARPE,
service du professeur RICHALLET à l’hopital Avicène de BOBIGNY(93), qui édite une brochure et fait aussi passer des tests de résistance à l’hypoxie.

Posté en tant qu’invité par Ben:

Moins scientifique mais tout aussi valable, je te fais part de mon expérience au cours de de 6 mois passés dans les andes: ça se perd très vite (sauf pour les natifs sans doute):

Ex:
2 mois entre 3600 et 5000 sans redescendre plus bas que 3600
2 jours plus bas dont 24 H au niveau de la mer
Retour en altitude pour 1 mois 1/2: pas de problème, nous sommes remontés à 5000 en gambadant 2 jours après notre passage au niveau de la mer.
dernière semaine en altitude: 2 montées à 6000
Retour et nouvelle nuit au niveau de la mer + 3/4jours à 2400m
Montée en bagnole de 2400 à 5000m et là, gros mal de crâne
Le lendemain, nous sommes montés à 6000 en morflant bien
=> comme quoi c’est très aléatoire parce que forcément, après 4mois de trek + alpinisme en altitude, t’es censé avoir la caisse et être acclimaté, et là point du tout.
La conclusion que j’en tire est que
1°) tu as bien un fond d’acclimatation qui reste mais qui ne dispense pas de monter assez lentement (2400-5000 en jeep, c’est un peu limite même en étant super acclimaté)
2°) ça se perd quand même vachement vite

Posté en tant qu’invité par Hugues:

Je confirme que ça se perd vite, plus vite que pour s’acclimater.
Je pense qu’au bout de 7 jours tu peux repasser un test d’EPO sans trop de crainte d’avoir un taux d’hématocrite supérieur à 50%.
On pert aussi du poids en général en altitude (à moins de bouffer comme un ogre), moi en général je le regagnais très vite parce-que:

  • j’en perdais pas beaucoup
  • je bouffais un peu comme un ogre de retour en France (enfin du vin, du fromage, du saucisson…), je trouvais ça plus sympa que de repartir illico galérer en montagne…

Hugues