Performers vs alpinistes

Posté en tant qu’invité par Nitro:

Stage et expedition B Muller à Chamonix.
Plusieurs niveaux de perfectionnement 1,2 et 3.
Un guide avec 4 stagiaires au maximum, stage basé sur l’autonomie.
Réalisation de course d’un niveau adapté en fonction des stagiaires.
C’est le top pour apprendre et se perfectionner.
a+

Posté en tant qu’invité par Nitro:

Oups c’est 650 euros pas 600 désolé!!!

Posté en tant qu’invité par Nitro:

Tu as fait quel perfectionnement le 1,2 ou 3.
Moi je vais faire le niveau 2 à la fin aout. Quelles courses as tu fait?

Posté en tant qu’invité par Bertrand:

Ben, à vrai dire nous étions la première cordée à l’attaque. Je ne pense donc pas que
c’était à nous de renoncer. Mais comme on a eu le malheur de poser quelques points,
on s’est vite fait doubler.
Autrement, je ne confonds pas grossièreté et inexpérience mais là, j’ai eu à faire aux
2 comportements car les malotrus étaient en plus dangereux. En fait, plus que de
l’inexpérience, c’était plutôt du jmenfoutisme : je vais là, je me fous de la sécurité des
autres, ils n’ont qu’à pas y être. Par ailleurs, certains seconds étaient manifestement
au taquet dans une voie pourtant pas hyper-technique, ce qui est dangereux aussi.
Autrement, guide, club, copains d’expérience, famille, stage peu importe le moyen.
Mais il est clair que c’est au contact des montagnards qu’on apprend d’une part les
gestes techniques et d’autre part, les bons comportements : respect de la montagne,
respect des autres, connaissance de ses limites.

Posté en tant qu’invité par s@m:

stage niveau 2 en 2002 :

Arête des papillons au Peigne
Aiguille du Moine, arête S classique

1 voie à la grande Floria
1 voie à Barberine
Un peu de grimpe sur coinceur au dessus du refuge du couvercle pour combler l’après-midi.

J’en garde également un bon souvenir, avec un guide super sympa et qui a envie de faire partager sa passion.

Posté en tant qu’invité par Alexandre:

pour corroborer ce que tu dis, il y a plusieurs épisodes tragiques :

  • en face nord de la Tour Ronde, où plus de 5 cordées sont tombées dans la rimaye à cause de la chute de la première cordée (quasiment pas de protections possibles en neige dure), avec plusieurs erreurs d’appréciation du danger : emprunter la trace directe, c’était moins usant, mais la moindre chute entraîne tout le monde…
  • autre exemple : des cordées avec guides en face nord de l’aiguille verte (couloir couturier), tout le monde se suit de près, plaque à vent sur la calotte et une dizaine de morts

pas question de faire la morale ou quoi que ce soit, mais je vais prendre un exemple vécu, cascade de glace/goulotte l’hiver dernier, on est déjà 2 cordées dedans (on se connaît), une troisième fait les 2 premières longueurs aussi, et là une 4ème et une 5ème arrivent (départ très tardif vers 11h au pied de la goulotte), on leur dit qu’il y a 3 cordées au-dessus, qu’à cela ne tienne, allons-y !
Résultat les cordées se prenent tous les pains de glace des cordées précédentes, ce qui était à prévoir, mais ces gens ont l’audace de se plaindre par la suite ???

bon bref quelques idées en vrac

Alexandre

Bertrand a écrit:

Ben, à vrai dire nous étions la première cordée à l’attaque. Je
ne pense donc pas que
c’était à nous de renoncer. Mais comme on a eu le malheur de
poser quelques points,
on s’est vite fait doubler.
Autrement, je ne confonds pas grossièreté et inexpérience mais
là, j’ai eu à faire aux
2 comportements car les malotrus étaient en plus dangereux. En
fait, plus que de
l’inexpérience, c’était plutôt du jmenfoutisme : je vais là, je
me fous de la sécurité des
autres, ils n’ont qu’à pas y être.

Posté en tant qu’invité par le.yeti:

Salut,

j’ai fais le niveau 2. On a commencé par l’index dans les aiguilles rouges, histoire que le guide voit le niveau de notre groupe. Le deuxième jour, la météo n’était pas bonne. Le guide nous a sorti un joker : une crevasse près d’Annecy, un vrai frigo, ou nous sommes allé faire de la cascade de glace. Le troisième jour, il faisait encore mauvais. Nous sommes monté au refuge Albert 1er. Nous avons eu une leçon sur les différents encordements et fait un peu d’école de neige. Le quatrième jour, il fait enfin beau. Nous avons fait l’aiguille du Tour par le couloir de la Table. Course sympathique pas trop dure. Pour ma part, j’aurais bien voulu me confronter à des choses plus difficiles, mais il est vrai que le but est de monter en tête, donc autant avoir de la reserve !. D’ailleurs, le dernier jour nous avons fait un truc vraiment chouette : l’aiguille du Chardonnet par l’éperon Migot.
J’ai trouvé que le guide qui était sympa et pédago a bien su gérer le mauvais temps, et nous avons pu malgrè notre manque de chance faire des choses vraiment chouettes et variées.
Le petit reproche que je pourrais faire est le manque d’homogénéité du groupe. Nous étions trois à avoir peu d’expérience de la haute montagne mais qui étions grimpeurs, alors que le quatrième qui avait fait plusieurs grandes expéditions n’avait en revanche jamais grimpé. Il faut avouer qu’il a obligé le guide a nous choisir des courses plus facile que ce que nous aurions pu supporter. Ce n’est pas dramatique lorsque l’on découvre la chose, mais j’avoue que la prochaine fois (j’ai bien l’intention de rééditer l’expérience), je me renseignerai sur le niveau des autres personnes du groupe.

Posté en tant qu’invité par Loïc P.:

Rien ne vaut l’experience d’un professionnel, le caf je trouve
c’est ideal pour s’initier mais si on vise l’autonomie le stage
est indispensable.

Ca dépend des CAF. Certains clubs proposent des formations autonomie ou perfectionnement, mais pas tous c’est vrai. Dommage, parce que c’est sûrement un meilleur moyen de progresser que d’enchaîner des collectives.
Après, c’est vrai que d’habiter Grenoble et pouvoir sortir tous les WE, ça aide bien pour progresser !

Loïc

Posté en tant qu’invité par dav:

salut,
ce que je lis ici est assez hallucinant ! être victime de la foule dans une goulotte… Comme quoi je crois qu’il y a quelque chose de définitivement disparu dans le massif du mont blanc… la solitude !!!
Je suis d’accord avec vous sur les principes de sécurité: malheureusement beaucoup de gens se croient « au dessus » de toute règle élémentaire, peut être par excès de confiance, ou par inconscience…: le problème ici c’est que certaines personnes mettent en danger la vie des autres.
Le pb en montagne c’est que l’accident n’arrive pas toujours quand on peut l’attendre… et je crois malheureusement qu’on devrait se souvenir un peu plus longtemps des circonstances dans lesquelles sont mort bon nombre de grand noms de l’alpinisme… l’humilité, le respect des règles élémentaires, la météo et l’écoute de soi sont à mon avis 4 règles de bon sens…

Posté en tant qu’invité par seb:

J’était lundi au Dome des écrins avec des amis et même si il existe des gens qui confondent la montagne et la couenne surprotégée, j’ai halluciné en voyant le nombre de personnes qui avaient fait beaucoup plus de sommets que nous et qui faisaient des conneries du genre une boucle de mou de 3m deriière eux en progression corde tendue, ou un passage de traversée encordés à 15/20m

Je ne suis pas un alpiniste expérimenté du tout mais je respecte certaines règles de conduites comme d’avoir appris avant avec des gens compétents et de suivre leurs conseils. De plus, je pense qu’i y a une différence entre aller avec un second qui est un randonneur débrouillé auquel on a appris les règles de sécurité et qui les a répété des dizaines de fois avant de partir (théorie, moufflage, sortie de crevasse sur les cordes de la salle, petite course avant etc…) et s’enager dans l’éperon Migot si on a pas soi même le niveau.

Posté en tant qu’invité par edouard:

si vous voulez des bons stages (mais destinés à ceux qui cherchent juste a faire des croix), l’ENSA à chamonix organise chaque été un stage où on est « cobaye » d’aspirants guides, je m’explique:
pendant 5 jours vous faites des courses avec des futurs guides, et les profs de l’ENSA les observent pour vérifier leur aptitude a exercer leur (peut etre) futur métier. mais on s’ocuppe beaucoup de vous quand meme, on vous aprend bien à parvenir à l’autonomie.
en plus on peut faire connaissances avec les plus grands(les profs de l’ENSA sont pour la plupart connus du gnre françois Marsigny, Jean-Sé Knoertzer, Philippe Magnin etc… et tout cela pour la maudite somme de 90 euros!!!

Posté en tant qu’invité par Jean-François:

Et c’est accessible sans piston ?..