Paiement du secours en montange

Posté en tant qu’invité par Jean A:

Jusqu’à maintenant l’Etat français prenait en charge les frais du secours en n’importe quel lieu du territoire (mer - terre -
montagne).

Depuis le coup médiatique des randonneurs (planqués dans un igloo en montagne) qui ont fait la une des journaux et se sont fait du fric avec ce genre de gag, les contribuables par la voie des élus, se sont rebifés.

Qui tire trop sur la ficelle fini par la casser.

Avec l’arrivée des téléphones portables les appels sont de plus en plus nombreux mais proviennent souvant d’inconcients, ignorant (volontairement ?? ) les régles les plus élémentaires de savoir vivre et surtout de la sécurité. C’est par les comportements de ce genre d’individu que le « bon citoyen » voit sa liberté se réduire comme peau de chagrin.

Donc pour rétablir l’équilibre, c’est con, faut-il en arriver à légiférer ou le bon sens doit il être la régle ??

Une simple participation aux frais de secours me semblerait équitable.

  • Apprendre à ses dépents ou à ceux des autres la connaissance
    à toujours un prix à payer -

Les assurances vont surement s’engouffrer dans le crénaux juteux pour eux ???

Qu’en pensez-vous ??

Jean

Posté en tant qu’invité par eric b1:

Voilà en tout cas une bonne liste d’idées toutes faites …
(trop de TF1 à mon avis).

L’elu qui est en tête pour le pb du paiement des secours est le maire d’Autrans : qui a eu a payer les frais générés par les secours (hébergement, location de materiel …).
Vu d’un maire ca parait en effet injuste qu’il ait à payer : les retombées economiques du tourisme ne se répartissent pas par commune (voir Saint Christophe en Oisans ).
Ce serait plus logique au niveau du département ou de la région.

Je ne suis pas convaincu que les appels soient si fréquents, par contre la société évoluant, il apparait aujourd’hui légitime de transporter une entorse en hélico plutôt que de laisser ramer le gars pour rentrer : abus ou évolution de la sensibilité ?

Malheureusement, ce n’est pas une partie (même minime) qu’il va falloir payer mais bien tous les frais lorsque les sociétés de secours privées auront réussi leur lobbying auprès des grandes stations …

Eric

Posté en tant qu’invité par oles:

« d’inconcients, ignorant (volontairement ?? ) les régles les plus élémentaires de savoir vivre et surtout de la sécurité. C’est par les comportements de ce genre d’individu que le « bon citoyen » voit sa liberté se réduire comme peau de chagrin. »

Le mieux, en cas de secours, on demande le numero de carte bleue de la personne a secourir et si son compte n’est pas garni, on le laisse crever sur place ou on l’acheve et on envoie la facture a la famille du defunt (comme en Chine ou on fait payer la balle fatale des condamnes a mort a la famille) !!!

Avec ce genre de reaction c’est ce a quoi on va arriver, pas d’argent, pas de scours ! et la solidarite alors !!! c’est pas l’argent des secours qui va grever les budgets de l’etat francais. Nos impots servent au service public, j’estime que les secours en font partie. C’est sur, un bon gros secours c’est plus mediatique que les 8000 morts sur les routes, mais ca coute beaucoup moins cher et personne ne remet en cause la gratuite des secours routiers !

Allez, rien ne vaut une bonne petite polemique pour commencer la semaine.

Posté en tant qu’invité par Caroline:

Il n’y a pas tant de secours inutiles que cela… les gendarmes du PG demandant d’ailleurs suffisamment de précisions pour ne pas envoyer des hélicos pour rien… On ne choisit pas dâvoir un accident, et je trouve que la gratuité des secours est une excellente chose qui fait honneur à la France… Cela dit, aux USA, ils ont un système qui est pas mal du tout… c’est que si l’accident ne résulte pas d’une négligence stupide, les secours sont gratuits… mais en cas de négligence vraiment avérée, alors ils sont payants…
ex: Si le grimpeur qui part à El Cap doit se faire secourir car il a oublié son eau, ou sa bouffe, ou sa crème solaire, ou laissé tomber tout son équipement… il paye. Sinon c’est gratuit. (Bon, c’est vrai, ils ont aussi un règlement débile qui interdit les sacs en plume car il y a dix ou quinze ans un grimpeur est mort de froid à cause des plumes trempées qui ne voulaient pas sécher… mais bon, rien n’est parfait et les rangers ne semblent pas être trop bornés sur ce point)

Posté en tant qu’invité par Jean A:

Caroline a écri :
…la gratuité des secours est une excellente chose qui fait honneur à la France… Cela dit, aux USA, ils ont un système qui est pas mal du tout… c’est que si l’accident ne résulte pas d’une négligence stupide, les secours sont gratuits… mais en cas de négligence vraiment avérée, alors ils sont payants…

C’est à ça que je pensais en parlant de participation aux frais
(ignorants volontaires ou non les régles de solidarité et de sécurité envers sois même et les autres pratiquants ou nature)
car, n’en déplaise à Oles, les secours routiers commes les autres en France, ont un coût épongé et financé par le contribuable, (les fonctionnaires de police ou de gendarmerie et les pompiers ne vivent pas de l’air du temps) mais je suis entièrement d’accord avec lui, le bon sens et la solidarité devrait rester la régle, comme en mer ou les marins assurent, mais le monde ne devient il pas trop égoïste uniquement tourné vers le Dieu « fric » ??

A Eric les frais sont toujours supportés par les communes, en montagne comme ailleur … voir polution maritime et la « casse » des manifestants en tout genre … il faut réparer les dégats et les bénévoles sont fatigués.

Cordialement, Jean

Posté en tant qu’invité par eric b1:

Non désolé, le PGHM et la CRS alpes ne sont pas financés par les communes.
Ce qui est aujourd’hui imputé aux communes ce sont les frais associés aux secours : frais d’hébergement des sauveteurs par exemple.
De quels bénévoles parles-tu ?

Tu fais un amalgame entre les polutions maritimes et les secours en montagne : c’est un peu gros non : le gars qui se fait secourir n’a pas des millions de $ a gagné pour avoir lesiné sur la sécurité, il prend un risque d’abord pour lui même.

Faire payer les imprudents, pourquoi pas, mais qu’est-ce qu’une imprudence ? le cas du gars qui oublie ses crampons et qui se vautre dans la descente ? imprudent ?
Je crois que l’on a droit à l’erreur.
ET tant pis si certain en « profitent » plus que d’autre :les sportifs, les fumeurs sollicitent d’avantage la sécu …

Je demande à voir les chiffres concernant les abus pour les secours en mantagne (le PGHM et les CRS recommandent le portable qui leur permet de sauver plus de vie ) …
Vraiment, discute avec les interessés (et laisse tomber ta télé).
Tu verras que ce qui menace c’est le fait que les secours vont être organisés par des sociétés privés (dont le but est de déager du profit), et que ce sera de toute facon plus cher que des militaires ou des fonctionnaires…

Posté en tant qu’invité par Nechalla:

Voila un sujet de discussion tres ouvert…

J’ai vu il y a pas tres longtemps un sujet télé sur l’hopital de Chamonix (je crois que c’était Cham, mais je n’en suis pas sur), et sur l’organisation des secours en montagne. Il y avait une série d’interventions de secours très instructives sur le niveau de conscience relatif des montagnards.

Les cas de 3 gars partis pour une course d’arete je ne sais plus ou est assez revelateur. L’heure avancant, ils ont vu leur niveau de motivation diminuer et cela leur a fait renoncer au sommet. Comme ils se sentaient un peu fatigués et que les conditions de neige pour faire demi tour n’étaient pas top (quoique tout de même faisable selon le secouriste), ils ont appelé le PG. L’hélico arrive, un secouriste descend et commence a organiser le treuillage des 3 types. Pour ce faire, il demande a un des 3 de ranger ses piochons dans son sac a dos. Et la le gars lui rétorque qu’il refuse parce que ca va trouer son sac et que personne ne lui remboursera les dégats!!!

Personnellement j’étais sur le cul d’entendre un truc pareil.
Sur le coup, le secouriste lui a passé une bonne ronflée en lui disant que s’il voulait être secouru, il avait intérêt a collaborer un peu plus mais plus tard, il avait l’air quand meme dépité par ce type d’attitude…

C’est vrai qu’entendre ca, ca te donne envie de faire passer les 3 mecs à la caisse mais bon… difficile de généraliser.
J’avoue que je n’ai pas de solution à apporter à cette question.
La notion d’engagement, peut etre qu’on l’a tous et toutes a des niveaux différents. Quand je pars en montagne, je suis conscient que pour revenir dans la vallée, je dois faire un peu plus d’effort que de sauter sur mon telephone pour appeler l’hélico.
J’ose espérer que c’est un peu la même chose pour chacun d’entre nous.

Posté en tant qu’invité par Alex:

Je pense qu’on est trop excessif quant à l’importance des pertes financières. Il faut savoir qu’un pilote d’hélicoptère doit voler, et que c’est une condition pour entretenir son aptitude au sauvetage en montagne (pilotes, à vos claviers !). Je pense aussi qu’on ne va pas sauver Desmaison tous les jours aux Grandes Jorasses, que ce n’est pas toujours une expédition périlleuse.

Un sauvetage, c’est du service public. L’inconscience vis à vis du danger n’est pas un trait qui sied uniquement à la montagne. La route en est un exemple typique…

La bonne solution est à mon avis la formation des amateurs de montagne, l’information en général sur les dangers de telle ou telle activité plutôt que la bête punition.

Au Grand Canyon du Colorado, on vous explique que si vous ne prenez pas 4L d’eau avec vous, vous mourrez de soif, et des rangers sse trouvent un peu partout pour vous informer.

Les parcs nationaux apportent ce respect de la montagne et de ses dangers, pour prendre l’exemple de la Vanoise je trouve que les gens rencontrés sont bien plus modestes et soucieux du danger que dans le massif du Mont-Blanc (j’ai vu des gens passer l’après-midi torse nu aux Grands-Montets à 3300m…), mais ce n’est que mon expérience personnelle…

Posté en tant qu’invité par Yeti:

Pour définir une imprudence il faut un procès verbal et un avis d’expert. Considérant que la moitié des « coupables » feront appel pour justifier de leur prudence, il y aura autant de procès. Quels coûts pour tout ça ! Ca coûte moins cher de secourir tout le monde sans se poser de question.

Les secouristes sont effectivement les premiers à inciter les alpinistes en perdition à les appeler. Même pour des problèmes à priori mineurs.
Car « mieux vaux prévenir que guérir ».
C’est plus simple et moins coûteux de secourir 20 alpinistes encore valides, sur une zone accessible qu’ils auront rejoins par leurs propres moyens, et avant l’arrivée du mauvais temps, que de rechercher et secourir une cordée pendue sous un rappel, épuisée et dans le mauvais temps.

A jouer les fiers et choisir de descendre seul après un accident, on risque le sur-accident.
Or la première règle d’un secours est d’éviter le sur-accident.

Posté en tant qu’invité par catherine:

Nechalla a écrit:

ils ont appelé le PG. L’hélico arrive, un secouriste descend
et commence a organiser le treuillage des 3 types. Pour ce
faire, il demande a un des 3 de ranger ses piochons dans son
sac a dos. Et la le gars lui rétorque qu’il refuse parce que
ca va trouer son sac et que personne ne lui remboursera les
dégats!!!

C’est vraiment écoeurant d’entendre des trucs pareils, en plus ranger les piolets dans le sac fait partie de la sécurité pour un treuillage.
Un terrible accident qui a coûté la vie à un secouriste est raconté dans le livre de Anne Sauvy sur le secours en montagne :
Le secouriste au sol a été harponné par un piolet sur un sac en cours de treuillage, soulevé, puis ça l’a fait basculer dans le vide …

Posté en tant qu’invité par raphael:

Alex a dit « Les parcs nationaux apportent ce respect de la montagne et de ses dangers, pour prendre l’exemple de la Vanoise je trouve que les gens rencontrés sont bien plus modestes et soucieux du danger que dans le massif du Mont-Blanc (j’ai vu des gens passer l’après-midi torse nu aux Grands-Montets à 3300m…), mais ce n’est que mon expérience personnelle… »
il existe plein de raisons qui sont responsable de mauvaises descisions qui engendrent des accidents comme la durée du séjour. Ex: un allemand qui passe une semaine à chamonix va prendre plus de risque car il est venu pour faire de l’alpinisme et doit « rentabiliser » son voyage il veut des retombées comme la fièrté d’avoir fait le sommet ou le fait de n’être pas venu pour rien (économique). De plus tout le monde ne peut pas ralonger ses vacances qui sont souvent decidées 1 an à l’avance sans compter le surcout. peut être que dans les parc on a moins ce genre de clientelle.

Posté en tant qu’invité par Baltardive:

Au delà des problèmes financiers, est ce qu’un pilote d’hélicoptère pourrait nous dire, en gros évidement car tous les savetages sont des cas particuliers, quel sont les risques agravants : la nuit, le vent, quelles régions ?

Posté en tant qu’invité par Jean A:

Eric a écri : Non désolé, le PGHM et la CRS alpes ne sont pas financés par les communes.

Bien sur que non, se sont des employés d’Etat, mais c’est tout de même l’argent du contribuale qui est utilisé en montagne comme en mer et sur la route.

Le but de ce message était l’ouverture du débat et la prise de conscience de l’incivisme qui monte - ce débat a eu lieu sur le site de www.Pyrène.free.fr que vous pouvez allez lire dans les archives de cimes.com.

Il est ressorti du débat car il s’y trouvait un juriste que les tribunaux désignent comme « imprudence » tous ce qui découle du bon sens et qui n’a pas été fait pour prévenir l’accident.
Exeple partir sur un glacier sans campons !!

D’ailleur la remontrance du secouriste pour le piolet me rappelle que j’ai vu y à quelques jours aux infos un secours de skieurs qui, aprés que l’hélico les ai sorti des emerdes dans lesquelles il s’étaient placés, les a déposé quelques mêtres plus bas et il sont renté à ski - comme quoi les gendarmes des PG commencent en avoir raz le bol des « imbéciles » ???

cordialement
Jean

Posté en tant qu’invité par Jean A:

L’info que vous pouvez lire sur cimes info :

Information passée ce matin sur les News montagne et escalade de
http://www.kairn.com

(montagne) Lundi 16 Septembre 2002 à 8 h 45
Secours en montagne (et escalade) sur France 5

Bernard Mudry, Président de la Fédération des CAF a été interviewé par la
télévision, France 5, au sujet de la loi « démocratie de proximité » et de
ses incidences sur les frais de secours en montagne (et escalade et canyon).
L’émission passera lundi 16 septembre à 13H45 dans le journal de la santé.
Il devrait y avoir aussi la position de Faure auteur de l’article cette loi
concernant le secours en montagne. A suivre…

E-mail : l.dollo@wanadoo.fr
Le site de la montagne Pyrénéenne : www.montagne.fr.fm
La liste de dialogue des Pyrénées : www.cimes.info
La lettre d’information des Pyrénées, pour s’abonner gratuitement, envoyer
un mail vide à : mailto:transpyrenees-subscribe@clubs.voila.fr

Pour gérer votre abonnement : http://www.cimes.info
N’oubliez pas de visiter Pyrène : http://www.pyreneisme.net

A+

Posté en tant qu’invité par Jean A:

Je rajouterai ceci extrait de la liste de discution du site pyrenes.free.fr dans ses archives stockées sur cimes.com du mois de septembre 2002 :
----- Message d’origine -----
De : Gérard (spéléologue)
Envoyé : mercredi 18 septembre 2002 23:26
À : pyrenees@cimes.info
Objet : [pyrenees]
Question : gratuité du secours en montagne

Je vais profiter de cette réflexion judicieuse pour ajouter ceci :
De Jean-A :
… L’activité « sportive » en montagne est un loisir et la solidarité au secours devrait rester la règle, […].


Voilà une réflexion qui me donne du baume au coeur.
C’est en effet la règle qui préside en spéléo, là où j’ai fait mes « premières armes », et c’est cette règle que les spéléos veulent à tout prix conserver en se battant contre certains qui voudraient bien évincer le SSF dans ses fonctions.
TOUS les spéléos intervenant dans des secours le font bénévolement, du Conseiller technique national à l’équipier de base. Ça a toujours été comme ça, depuis l’un des tout
premiers accidents (le décès de Marcel Loubens à la Pierre-Saint-Martin) jusqu’à aujourd’hui.
Cette notion de bénévolat fait partie intégrante de l’éthique spéléo. Ainsi, tout spéléo qui a connaissance d’un accident proche de là où il se trouve se présente spontanément sur
place pour offrir ses services. Il n’est pas rare de voir débarquer des dizaines de spéléos sur les lieux d’un accident souterrain. Après, c’est le ou les conseiller(s) en
charge du secours qui évalue(nt) le nombre de personnes nécessaires et qui demande(nt) à ceux qui sont en surplus de ne pas rester sur place inutilement.
C’est malheureusement cette éthique que je n’ai pas retrouvé lors d’un accident mortel d’escalade survenu en mai 98 et qui m’a sacrément foutu en colère.
J’espère que cette mésaventure est à mettre au rang des exceptions…
de Jean à Gérard,
Si tu me permets la comparaison, l’éthique spélo et la même que celle de la SNSM en mer.
La solitude du lieu renforce sûrement l’amitié et la solidarité entre « frères ».
En rando si tu marches en zone " touristique" même les chiens ne te saluent pas - alors que si tu te trouves en zone humaine « désertique » la solidarité est plus sensible ???
Dans le cas des Alpes, ne seraient elles pas trop féquentées par des « touristes » désinvoltes ???
A+ Jean