Posté en tant qu’invité par Burnatorocles:
Si si! maintenant les béarnais, au fond de leur vallée, parlent de Charles le rampeur, cet alpiniste mythique qui rapa son ben. Un vieux berger, qui passait par l’arrête à cloche-pied, aurait même trouvé une de tes couilles … C’est pourquoi on t’appelle parfois aussi charles armstrong. lol!
Mais pour en revenir au sujet qui nous occupe, rien n’impose que l’escalade soit définie par l’objet extérieur, en l’ocurrence ici l’arrête. Elle n’est pas un passage d’escalade pour tous, mais seulement pour ceux qui décident d’utiliser les mains pour s’équilibrer. Pour notre vieux berger, cette arrête n’est pas de l’escalade, mais de la rigolade. Dans cette même logique pour un bébé, le monde entier est voie d’escalade. Cela dit le critère d’utilisation des mains comme définitoire de l’escalade, si pertinent puisse-t-il paraître, n’en est pas moins invalidé par l’existence de la « sans-main » à Fontainebleau. Enfin, invalidé, pas tout-à-fait … Disons qu’il est à nuancer. En effet, je me demande si la « sans-mains » ne nécessite que l’usage des pieds… Je ne l’ai pas faite, mais j’imagine qu’il s’agit bien de s’aider du genoux ou de l’épaule, voir de la tête…
Ainsi nous dirons que l’escalade commence là où les pieds s’avèrent insuffisant à la progression.
Par ailleurs, un gars plus haut disait que certains sentiers en 2 ne nécessitaient les mains que pour s’équilibrer le temps d’un petit bavardage. Eh bien, en vertu de la loi qui veut que l’escalade se définisse non seulement par l’objet à escalader ou non, mais aussi par l’action de celui qui escalade ou non, je dirais que les bavards dans ce cas sont de tout petits grimpeurs, quand ceux qui retiennent leur langue restent des marcheurs.