Objectif Mont Blanc par la voie des 3 monts

C’est l’acclimatation en mode « ça passe ou ça casse »? 1ere nuit à 3500m et 2eme à 4500m!
Pour avoir essayé avec des amis, ça passe pas pour tout le monde! Nous c’était la 3eme nuit de notre tour qu’on a passé à Margarita, et une personne a fait un MaM dans la nuit, le lendemain on est redescendu à Zermatt directement sans faire la pointe Dufour qui était notre plan initial.

Il ne faut pas se faire tout un film non plus, on peut très bien faire le Mont Blanc du Tacul sans avoir fait une semaine d’acclimatation avant, c’est 200m plus haut que le Grand Paradis, on ne passe pas si longtemps que ça au dessus de 4000. C’est une course PD, ultra fréquentée, c’est très bien pour se faire de l’expérience.
Et si tout va bien, que vous êtes bien dans les temps, avec de la marge, vous pouvez continuer vers le Mont Maudit et faire demi-tour si vous arrivez à un passage que vous ne vous sentez pas de faire en aller-retour (attention car c’est toujours plus facile de monter que de redescendre).

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Nuit à Margarita sans acclamation ce n’est certainement pas la meilleure idée, mais redescendre à Gnifetti pour une deuxième nuit sera effectivement plus efficace et plus confortable.

C’est certain.

Et accessoirement très dangereuse (séracs, avalanches).

Sauf erreur de ma part, la trace de l’itinéraire dit « des 3 monts » ne passe ni par le Tacul, ni par le Maudit.

Il n’en demeure pas moins, et c’est le sujet principal, que le programme d’acclimatation de @AbelSnow n’est pas pertinent.

Juste pour apporter my two cents, j’ai fait récemment un très classique MB à ski par les Grands Mulets et j’ai été plutôt surpris par la difficulté de l’affaire. Pas techniquement, de ce point vue il n’y avait aucun souci, mais par le cocktail crevasses, sérac, altitude, froid. Je pensais être bien préparé pour avoir enchaîné en un mois, Miage, Grande Casse (classique) et Grand Paradis.
Et ben autant j’étais en mode ballade rapide sans stress au Grand Paradis sans rien ressentir à 4000 (juste à pester à cause de la foule et les bouchons…) autant au MB j’ai eu l’impression de basculer dans un autre niveau : entre les 2-3h dans le noir, les 20mn de roulette russe sur les grands plateaux (on avait renoncé à aller tracer l’arête dans 70cm de poudre) , des douleurs thoraciques à partir de 3800 , le manque de jus au delà, le froid ressenti Bref j’étais bien content de ne pas y être en leader et que les conditions soient bonnes. Cerise sur le gâteau, à la descente, un gars du groupe juste devant est tombé dans une crevasse et je ne suis pas du tout sûr que je l’aurais vue si j’avais été à sa place.
Voilà, vu la fréquentation ça n’a rien d’un exploit mais c’est vraiment une course à prendre très au sérieux et où les choses peuvent vite partir en vrille.

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Pour l’acclimatation le dr Vertical en parle dans un livre qu’il avait écrit sur la médecine de montagne.

Pour le Mont Blanc il disait :

Pour que le mécanisme d’adaptation se produise il faut passer plus de 6 heures au dessus de 3’000 mètres et il faut ensuite 6 jours pour que ces globules rouges obtiennent leur efficacité.

Sachant cela il te suffit de passer une nuit au dessus de 3’000 6 à 7 jours avant le Mont Blanc.

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Concernant le Mt Blanc, le MAM etc. ça dépend aussi fortement de la physiologie et du métabolisme de chacun.
Par exemple j’avais fait le Mt Blanc à ski un mois de juin, première course de l’année en profitant d’un créneau météo, après, il est vrai, un bon entraînement vélo. Ceci pour illustrer mon premier propos.
Donc, gnauthi seauton !

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Idem, 1ère course (et dernière avant le drame, mais c’est une autre histoire) de 2020 par la Tournette, sans entraînement pour le coup et zéro acclimatation, sauf à supposer que le Verdon ou les calanques acclimatent ? Début de grossesse par contre, petite triche hormonale avec dopage naturel…

Le critère acclimatation dépend beaucoup des profils je crois ! Pour le reste j’ai l’impression que tout est dit, pourquoi se presser ? J’ai toujours eu le sentiment que les projets se présentaient à moi en fonction de mon ressenti de mes possibles et de mes limites du moment.
Si vous vous en sentez capable, c’est probablement que vous l’êtes suffisamment pour faire demi-tour au besoin avant d’y rester ?.. Si vous avez l’impression que c’est un peu tôt, suivez votre instinct : lorsque ce sera le bon moment il y aura moins de questions, peut-être.

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Oui ça je peux comprendre, c’est quand même sympa d’être autonome !

Avec votre expérience actuelle et si vous êtes un peu pressés, pourquoi vous ne faites pas l’aller-retour par la voie normale du Gouter ? Pour le coup vous avez le niveau pour ça et vous ne cumulez pas toutes les nouveautés des 3 Monts (altitude, course longue, technique…).

C’est pas si moche comme voie, l’arête des bosses est très belle, à la montée comme à la descente.

Et sinon les pentes un peu raide en neige/glace je trouve que c’est mieux d’apprendre tranquille sans que ça soit dans le cadre d’une grande course. Après quand tu seras à l’aise tu pourras transposer. Enfin pour les courses avec des pentes un peu raide, il y a aussi la VN de la Grande Casse.

Quelle que soit la voie de montée que vous choisissiez, je trouve que la descente par le Gouter avec une nuit au Gouter à la descente est un option sympa :

-> Déjà ça permet d’avoir tout son temps le jour du sommet. S’il fait beau on peut redescendre à toute heure côté Gouter. Il y a juste à se laisser descendre, pas ou presque pas de risques objectifs à s’inquiéter.
-> On passe une soirée détendue au refuge, le sommet étant fait.
-> Le lendemain, y’a juste la descente à faire et on peut partir tôt mais sans excès pour passer le couloir avant 9h sans croiser ceux qui montent.