Posté en tant qu’invité par yéyé:
C’était, mon cher une époque bénie. Celle où les guides portaient notre matériel, et surtout dormaient dans une salle différente de la notre, car, il faut bien l’avouer, quelle odeur nauséabonde ils dégageaient.
La montagne était déserte, tout restait à faire, et, c’est logique, nous étions les seuls à pouvoir bénéficier de ce don du Seigneur(Amen), car notre condition nous autorisait à quelques plaisirs.
Ah, bénie soit cette époque, comme tout a bien changé.
L’argent, hélas, ne fait plus le bonheur, et il m’arrive de rencontrer des « gens » aujourd’hui en montagne, c’est très déplaisant cette démocratisation(encore une invention du peuple).
Que me rest-il aujourd’hui? Mon yacht, mon haras, une ombrelle pour les jours de grand soleil sur les glaciers.
Comme tout a bien changé.
Il faudrait ré-instaurer les péages au pied des montagnes, afin de sélectionner ceux qui sont dignes de monter là-haut. Le ski est très en avance de ce point de vue, tout est payant.
Les gens sans le sou ne doivent pas connaître ce bonheur là, ou alors nous, nous ne serons plus jamais tranquilles.
Quelle ineptie ces 35h, ces RTT, ces vacances.
L’homme est fait pour travailler, son patron pour en profiter. Ah, si je pouvais revenir en 1889!