Posté en tant qu’invité par Tiptop:
Vous avez fait des choix personnels suivant votre expérience et votre vécu propre mais ce résultat n’est pas valable pour tout le monde. Nombre de débutants s’en tire mal avec l’alti qui ne représente qu’une aide partielle à la navigation. Pour quelqu’un qui ne connaît ni l’alti, ni le GPS, l’effort pour apprendre l’un ou l’autre est le même. Le résultat est beaucoup plus intéressant avec le GPS. Je m’en expliquerais plus bas.
El Lo a écrit:
J2LH a écrit:
Pour moi le GPS n’est pas un outil adapté au débutant pour la
raison que tu donnes : ce n’est pas un outil miracle, une panne
ou une mauvaise réception sont toujours possibles mais ce qui
exact
Faux ! Laisser moi une demi-journée avec des débutants pour les former, une moitié avec GPS, PC CartoNav et les autres avec Boussole et Alti. Ceux avec le GPS s’en sortiront mieux sauf si on les met dans une cave. Mais la carte IGN n’y va pas non plus. Effectivement, il faut encore investir dans l’équipement adéquat ; le GPS seul ne suffit. Par contre, le sens de mon propos était que certains débutants croient pouvoir se passer de l’étapes d’apprentissage de la lecture de la carte et du positionnement à la boussole grâce à la techno. C’est une erreur.
El Lo a écrit:
J2LH a écrit:
me gêne avec le GPS est que ce n’est plus une méthode basée sur
l’observation et j’aime bien les méthodes avec carte, boussole
et alti où il faut faire preuve d’observation, de technique et
de bon sens (c’est le cas de le dire).
oui, avec le GPS que je n’ai jamais utilisé, on peut avancer sans regarder le paysage, >les yeux sur le GPS et la carte. Ca fait trop virtuel pour moi 
Pis pour bien faire, faut s’être coltiner toutes le cotes a la maison pour entrer son >parcours non ?
Ben oui, tu n’as jamais utilisé mais tu dis ce qu’il faut faire. C’est un peu léger El Lo ;<). Les méthodes de navigation sont complémentaires et l’on doit corroborer des résultats. L’un ne peut exclure l’autre. L’observation est la base. Avoir un GPS ne l’enlève pas. Le GPS ne te dira jamais ou poser les pieds. J’ai commencé par la navigation en aéronautique et en marine ou l’on dispose de moyen plus important qu’à pied. Par mesure de sécurité, on s’arrange toujours pour mettre en relation 2 positionnements minimums. L’observation est fondamentale mais rien n’est plus facile de voir ce que l’on a envie de voir. Et parfois, il n’y a rien à voir. Elle n’est donc pas suffisante. Même si à pied, on a un peu plus de temps. En alpinisme, les courses peuvent être longues et on pas trop le temps d’hésiter. Il m’arrive de repérer la veille ou le week end d’avant pour le départ de nuit. Le GPS est bien plus fiable que la mémoire avec la lumière qui a changé entre soir et matin. La navigation au GPS n’est pas plus virtuel qu’à la boussole ou à l’alti. C’est l’idée qu’on s’en fait quand on ne connaît pas encore. L’habitude fait que l’on matérialise mieux.
Pour les cotes, c’est très rapide à condition d’utiliser les outils adéquats. En plus, ça force à repérer précisément son trajet la veille. Ainsi mémorisé, il est moins nécessaire de sortir la carte. Plus facile d’avoir du recul et de rechercher les points clés du paysage. Contrairement à ce que vous croyez, ça décolle le nez de ses petites affaires. Mais rien n’empêche de le faire sans GPS, mais il n’y a pas de centre d’intérêt qui captive l’attention.
J2LH a écrit:
Tu mets carte et boussole d’un côté, alti et GPS de l’autre.
Pas du tout, relis ce que j’ai dis. Pour moi, il y a des phases à respecter dans l’apprentissage. On ne peut pas tout apprendre d’un coup. La lecture de la carte et la mise en rapport avec le paysage, tout d’abord. Ensuite les aides à la navigation qui sont utilisables séparément ou mieux, en comparant leur résultat. L’alti a un rôle secondaire par rapport aux autres même s’il est utile, il n’est pas toujours exploitable (surtout en plaine ou sur un plateau).
J2LH a écrit:
L’alti n’est pas seulement une confirmation de la carte et de la boussole, ça permet d’aller bien plus vite dans bien des manips, d’estimer le chemin qu’il reste à parcourir d’un simple coup d’oeil et c’est bon pour le moral (le refuge est à 2700m, on est à 2300m dans une heure on y est)
Si tu sais ou tu es sur la carte, tu n’as pas besoin de l’alti pour savoir cela. Pour moi en terre inconnue, l’essentiel c’est la carte. Si la carte est mauvaise (Népal ou autres), on est bien obligé de se débrouiller autrement : sens de l’observation, sens de l’itinéraire, lecture des topos, questionnement des autochtones