Mont blanc

je ne saurai que te recommander ma vidéo :

excellente vidéo au demeurant :stuck_out_tongue_winking_eye:

et pour répondre aux questions posées :
le train aller : un peu quand tu veux, il faut 2-3 h pour monter à tête Rousse (3 h t’es large)
pour le retour, tu prends le train que tu trouves quand tu redescends
(faire gaffe aux chutes de pierre dans le grand couloir +++++

et pour le reste, si manque d’expérience : prends un guide, mais il me semble que que ça a déjà été dit !

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Je rajouterais que si c’est trop craignos à la descente de passer le grand couloir, c’est bien de rester dormir au refuge du goûter (même si c’est hyper chérot, la vie vaut plus que ça, donc prévoir des euros).
Et même s’il n’y a pas de réservation, je ne crois pas qu’ils peuvent refuser s’il y a danger, éventuellement une nuit dans l’ancien refuge ?

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Je l’ai fait avec deux amis quasiment aux dates que tu envisages @n.renon, du 22 au 25 août 2024, donc voilà un retex récent.

On avait prévu super large en nuits refuge, ça coûte cher, mais ça permet de faire l’ascension sans trop se presser en s’acclimatant progressivement, et de pouvoir changer le programme en cas de besoin : une nuit à Tête Rousse et deux nuits au Goûter (oui oui, deux nuits au Goûter !).

Donc on a fait, en utilisant toutes nos nuits vu que la météo restait bonne sur le créneau choisi :
J1 trajet depuis Paris et montée à Tête Rousse
J2 Tête Rousse -> Goûter (grosse farniente l’aprem)
J3 Goûter -> Sommet et retour Goûter
J4 Redescente en vallée

Il n’y avait que 3 trains par jour montant jusqu’au Nid d’Aigle (7h - 12h - 16h). Mes amis arrivant de Paris le jour-même, on avait pris le dernier train qui partait à 16h du Fayet et dépose vers 17h au nid d’Aigle.
C’est suffisant pour aller à Tête Rousse, on y était arrivés vers 19h30.
On avait appelé le refuge pour prévenir de l’arrivée tardive, le diner étant normalement servi à 18h30. Ils nous avaient gardé notre diner pour notre arrivée.

Le grand couloir entre Tête Rousse et le Goûter est effectivement un point délicat de l’ascension, et c’est un peu la loterie niveau chutes de pierre. Le mieux est de passer le matin avant 11h, avant que le soleil commence à taper le haut du couloir.
Il y a un bon article de la fondation Petzl sur ce couloir avec une étude: Fondation Petzl

On l’a passé à l’aller vers 6h30/7h, c’était très calme.

A la descente par contre, il y a eu une grosse chute de pierre dans le couloir, vers 9h/9h30 je dirais, alors qu’on était encore assez haut et donc sur l’arête à peu près à l’abri qui borde le couloir.
On a entendu un très gros choc au dessus de nous, puis à peine le temps de lever la tête voir ce qu’il se passait, une pierre paraissant grosse comme une petite voiture est passée loin au dessus de nous en tournoyant (je dis au dessus, mais elle était davantage au dessus du couloir que directement au dessus de nous), suivie de beaucoup de plus petites pierre dévalant dans le couloir.
On s’est planqués le temps que ça se calme, au bout de quelques minutes… puis une fois descendus au niveau du franchissement, tout était calme et on pu traverser sans encombres, mais il y avait un peu de stress vu ce qu’on avait vu partir quand on était encore en haut… aucune cordée n’a été impactée par cette chute, apparemment.

Etudie bien les topos et ressources que tu trouveras sur le net et dont plusieurs ont été linkées ici.
Fais bien attention aux conditions du moment, et n’hésite pas à renoncer si ça semble craignos. Suis les actualités sur les conditions montagne (par ex. sur la Chamoniarde: Conditions montagne Fil info - La Chamoniarde) très en amont de ton ascension.

Par beau temps l’itinéraire est facile à trouver, mais dans le jour blanc ça peut être une autre paire de manches, attention s’il fait moche et que tu te retrouves dans les nuages, voire les précipitations. Si tu peux avoir un téléphone avec trace GPX pré-enregistrée au cas où, c’est mieux.

L’arête des bosses était en bonnes conditions fin août 2024, il y avait juste un peu de glace dans le contournement à l’endroit où elle s’est effondrée. Il y a normalement un pieu en bois (qui a fait polémique), qui peut permettre d’assurer ce passage.
A la descente on a voulu prendre l’autre trace dans les séracs, qui m’avait semblé bonne de loin, mais un franchissement de crevasse ne passait que très difficilement. J’ai pris la décision de remonter pour reprendre par le même itinéraire qu’à l’aller, quite à perdre 30 minutes, plutôt que me mettre dans la difficulté avec des amis moins expérimentés.

Edit: photo pour illustrer ce point

Tu ne donnes aucune info sur ton expérience alpine, ni sur qui va t’accompagner. Tu comptes le faire seul @n.renon ?!

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Merci beaucoup @floppyd c’est très complet comme réponses mais j’ai d’autres questions qui me traversent l’esprit, tout d’abord pour la voie normale en aout je n’ai pus réserver que tête rousse car le goûter c’était plein en deux jours est-ce faisable et on m’a également conseillé de suivre une trace gps via des applications et pour le tramways du mont blanc je ne peux pas réserver tout de suite car il me semble que les réservations ouvrent seulement autour de avril et pour répondre aux questions je souhaite le faire seul car je me suis pris pas mal de faux plan et aucunes des personnes avec lesquels je devais faire cette ascension ne prennent l’entrainement au sérieux et vu que j’ai conscience du danger que peut représenter le mont blanc je me prépare depuis plus d’un an pour ça et même si cela est un peux cliché et souvent dénoncer par les alpinistes je n’ai pas eu d’expériences antérieur à cela mis à part beaucoup d’escalade

L’obligation de réserver très en avance est effectivement une contrainte majeure.

Il n’est pas nécessaire d’avoir de très nombreuses années de pratique pour faire la Grande Bosse. J’y suis monté pour la première fois lors de ma deuxième saison de ski de rando, en décidant le lundi d’y aller le mercredi par l’Aiguille du Midi avec deux potes. Même si j’avais beaucoup tourné durant l’hiver, y compris au‑delà de 3500 m, l’altitude m’avait bien entamé, y compris durant la nuit au refuge. L’altitude est un élément essentiel souvent négligé.

Tu sembles être éloigné de la montagne et ne pas avoir l’environnement adéquat (partenaires). Ça complique pas mal les choses. Sans être rédhibitoire, c’est le paramètre critique. L’horaire des trains est un non sujet. Il est surtout essentiel de pratiquer régulièrement et progressivement : des week‑ends en montagne en augmentant peu à peu les difficultés techniques et physiques (dénivelé, altitude). Être seul n’est pas rédhibitoire pour un pratiquant averti. Mais pour un débutant, c’est une complication supplémentaire, surtout en altitude avec le MAM qui touche plus de 50% des prétendants au Mont Blanc.

Ta priorité devrait donc être de pratiquer. L’horaire des trains, tu verras la veille. Au retour, tu prendras simplement le 1er train qui passera.

Une trace GPS aide qd la visibilité est mauvaise. Peu ou prou dans le mauvais temps et donc quand on ne devrait pas être là mais qu’on aurait du renoncer en amont ! Par ailleurs, ce n’est pas une solution miracle, y compris sur un itinéraire facile techniquement comme le Mont Blanc. Tout d’abord il faut avoir une bonne trace qui correspond aux conditions du moment. A la descente, on peut utiliser sa trace de montée mais bien évidement pas à la montée. Il faut également apprendre à s’orienter avec un GPS. En altitude avec le froid, le téléphone n’est pas un GPS très pratique dans le mauvais temps. Seul, c’est préférable de garder son téléphone au chaud et d’en réserver l’usage aux situations d’urgences.
L’orientation peut se travailler partout en courant par nuit noire sous la pluie au milieu de la pampa en hors sentier. A nouveau, il faut pratiquer.

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@n.renon as-tu déjà fait quelques sommets ? As-tu déjà utilisé des crampons ?
À part la forme physique, l’altitude, l’endurance, il vaut mieux être à l’aise en cramponnage, au cas où il y ait un passage raide un peu gelé.

Attention tout de même: je ne sais pas si c’est toujours le cas mais quand je suis montée au Mont Blanc il y a 30 ans, l’horaire du dernier train dépendait de la météo :open_mouth:, et évidemment on ne le savait pas. Bref, comme la météo était mauvaise, le dernier train était à 17h et non à 19h (je crois), et on a failli le rater! Heureusement, l’un d’entre nous, arrivé à temps, a réussi à le faire attendre 1/2 heure de plus pour les autres :smiley:.
De toute façon on avait une petite tente (c’était la lointaine époque où on pouvait poser sa tente à côté du refuge du goûter :wink:) et donc au pire, on aurait dormi sur place, bien serrés tout de même car on était 4 dans une tente pour 3 :slightly_frowning_face:, et bien mouillés car il avait neigé et plu toute la journée.

P’tit’ étoile.

Au « pire », tu descend à pied. Rien de dramatique.

La première chose à faire est d’apprendre à utiliser piolet/crampons, sinon c’est inutile de penser au Mont Blanc. Piolet/crampons au sens « marche » et pas au sens cascade, pointes avants et engins à 200€ pièce. Les pentes ne sont pas raides.
Question itinéraire, la meilleure trace gpx est de suivre, tu ne seras sûrement pas tout seul et s’il fait mauvais, c’est encore plus simple, tu n’y vas pas.
Question horaires des trains, c’est un détail. Si tu rates ton train, c’est énervant, d’accord, mais ce n’est pas grave. Tu n’es pas dans un envifonnement dangereux.
Bon Mont Blanc.

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Bien sûr :wink:, mais on était déjà « rincés » dans tous les sens du terme, avec l’un d’entre nous qui avait mal au genou et n’était plus trop capable d’avancer (surtout avec les sacs lourds qu’on avait), d’où notre arrivée tardive au Nid d’Aigle, d’ailleurs.

Pour ce qui est de l’entrainement je vais faire d’autres sommet avant et pour les caractéristiques techniques j’ai commencé à apprendre les différents types d’encordements les mouflages et l’auto sauvetage en cas de besoin je ne sais pas si j’achète un dva au cas ou ? Et savait vous si en 2 jours c’est faisable avec la nuit au refuge de tête rousse ?

Pourquoi faire si tu es seul ?

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[quote=« n.renon, post:25, topic:360017 »]
on m’a également conseillé de suivre une trace gps
[/quote

La trace GPS (comme dit plus haut, par temps sûr évidemment)

Tout est faisable. Certains le font même à la journée…

Mais ce que beaucoup essaient de te dire, et que je vais essayer de redire le plus clairement possible, c’est que tu te focalises sur de faux problèmes: la première question à se poser n’est pas de savoir si tu peux le faire en 2 ou 3 jours ou si tu peux attraper ou non le train de 18h45 au retour, non. La première question à se poser est: as-tu l’expérience nécessaire en montagne pour être autonome sur ce type de courses ?
Si oui, alors la plupart de tes questions sont très étonnantes. Un alpiniste capable de faire le Mont-Blanc en autonomie ne devrait pas avoir besoin qu’on lui explique ‹ comment se repérer sans guide › ou combien de temps il faut pour monter au refuge. Encore moins de préciser qu’il ‹ partira tôt › du refuge pour faire le sommet. Alors peut-être qu’on se trompe tous, mais s’il te plait dans ce cas détrompe nous et dis nous que tu sais t’orienter en montagne, t’équiper, te servir de piolet et de crampons, repérer les passage dangereux, etc.
Si non, pas de problème. Comme il a été dit, le Mont Blanc ne présente pas de difficulté technique particulière. Avec une bonne condition physique et une bonne détermination, on peut arriver en haut même sans grosse expérience alpine préalable. Par contre, il faut impérativement être encordé avec quelqu’un d’expérimenté, qui sait comment se repérer sans guide, à quelle heure il faut partir du refuge (et à quelle heure il faut faire demi-tour au besoin), et où acheter les billets de train du retour… Ça peut être un guide. Ça peut être une copine/un copain expérimenté, ça peut être dans le cadre d’un club, ou à l’UCPA, à toi de voir.
Dernière possibilité si tu tiens à faire ce sommet en autonomie (bel objectif): te former jusqu’à être autonome. Pareil: guide, club, copains, UCPA, plein de possibilités.
À ce moment-là, tu n’auras normalement plus besoin de poser des questions sur un forum. Ou du moins pas les mêmes.
Quoi qu’il en soit, je te souhaite de belles ascensions.

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Maintenant, si tu rates ton train, il y a le refuge du Nid d’aigle qui fait aussi restaurant et bientôt Hall de gare. Plus la peine de redescendre sur les rotules. Ça peut servir pour plus tard dans la vie ! 🫩

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