Mont Blanc

Posté en tant qu’invité par Antoine:

Que dire à trois jeunes qui n’ont jamais fait de montagne et qui veulent faire le MB par la VN fin juin, sans guide, en camping et sans notion d’équipement pour leur faire comprendre que la montagne ne s’improvise pas ?

A force de voir des photos de transhumance sous le soleil là-haut, il y a énormément de gens qui s’imaginent que c’est la Côte d’Azur, là haut, avec panneaux indicateurs et voiture balai dès 16.30…

Posté en tant qu’invité par ben38:

B’jour,

Que dire à trois jeunes qui n’ont jamais fait de montagne et
qui veulent faire le MB par la VN fin juin, sans guide, en
camping et sans notion d’équipement pour leur faire comprendre
que la montagne ne s’improvise pas ?

Qu’il vaudrait mieux qu’ils y aillent avec un pote qui connait bien la montagne et pourrait les « encadrer » dans cette course, apres leur avoir fait faire un peu de cramponnage et de manips de cordes sur la mer de glace, par exemple, ainsi qu’au moins une premiere course facile.

A force de voir des photos de transhumance sous le soleil
là-haut, il y a énormément de gens qui s’imaginent que c’est la
Côte d’Azur, là haut, avec panneaux indicateurs et voiture
balai dès 16.30…

C’est une course facile, mais assez longue (1600m de deniv. le 1er jour, 1000m le 2eme plus la redescente de 2600m). Le terrain est facile, sauf le passage du couloir du Gouter, et l’arete des Bosses (facile mais gazeuse par endroits).

Pas de quoi fouetter un chat, donc,

  • SAUF qu’avec l’altitude beaucoup de gens non acclimates sont malades
  • SAUF que le passage du couloir du Gouter demande un peu d’assurance et de pratique, ou de se faire assurer correctement
  • SAUF qu’en cas de mauvais temps le dome du Gouter est extremement paumatoire
  • SAUF que si tu te manges une crevasse parce que tu t’es paume sur le Dome dans le brouillard, vaut mieux savoir en sortir…

Mieux vaut donc etre accompagne et acclimate pour le faire dans de bonnes conditions de plaisir et de securite…

Ben a Grenoble
(mon avis n’engage que moi)

Posté en tant qu’invité par Feregotto Dino:

Je suis de la meme opinion que Ben de Grenoble.
Il ne faut pas prendre le M-Blanc à la légère c’est une
course de haute montagne. Rien à faire avec une randonnée
en moyenne montagne.Pour des gens qui n’ont pas l’habitude
de la haute montagne ,la montée comme la descente
peuvent se transformer en calvaire.

Dino de Luxembourg

Posté en tant qu’invité par Polo:

Plus de 700 interventions de secours sont réalisées annuellement dans le massif du Mont-Blanc par le Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM) et 70% d’entre elles sont médicalisées. La population secourue est jeune, masculine… 25% des interventions sont effectuées à plus de 3500m. Les fractures sont souvent multiples et complexes, du fait de l’importante énergie cinétique délivrée lors de la chute. Elle nécessitent fréquemment une intervention chirurgicale en urgence. Plus inquiétantes sont les atteintes crâniennes (22%), les lésions rachidiennes (10%) et les cardiopathies ischémiques. L’hypothermie est habituellement la conséquence de lésions associées. 20% des patients sont dans un état grave et 7% sont morts d’emblée.
Le mal aigu des montagnes, très fréquent, se déclenche habituellement après un intervalle libre de 4 à 6 heures au dessus de 3500m. Les symptômes sont souvent limités à des maux de tête, à une fatigue anormale ou à des nausées. C’est parfois beaucoup plus grave et l’hopital de Chamonix reçoit chaque année une dizaine d’authentiques cas d’oedèmes pulmonaires (OPHA) ou cérébraux (OCHA). Cette pathologie est méconnue des alpinistes qui la croient réservée aux expéditions en très haute altitude.

Posté en tant qu’invité par ber:

moi j’ai débuté il y a 4 à 5 ans…

Et oui c’est facile… si les conditions sont bonnes « il n’y a qu’à suivre les autres » et avec un peu de chance il n’y aura pas d’accident… mais que faire si un pont de neige cède, si le froid arrive et pire si le brouillard s’en mèle (il arrive parfois en 10’)…Il faudra alors consulter les rubriques nécro!!!

Posté en tant qu’invité par zerty:

tente de les faire partir sur une autre course mais avec un guide qui se debrouillera pour les faire flipper style le guide 'tombe " dans une crevasse… ils fliperons bien , paniquerons… une bonne lecon en somme…

Posté en tant qu’invité par Aurélie:

…Ben s’ils sont si inconscients que cela tente de les faire commencer par une autre course avant, plus facile et sans les bivouacs pour qu’ils se rendent compte par eux meme des danger…
Quitte a en profiter pour faire une ecole de glace improvisée pour leur montrer que les techniques d’alpi et de sauvetages ne sont pas innées… Et pis s’ils comprennent pas, tu les laisses dans la creuvasse ;-)))

Aurelie

Posté en tant qu’invité par La tournette:

Leur dire que le taux moyen de succès par le Goûter est de 50%, donc que leur sympathique attelage a une chance sur huit de se retrouver complet au sommet.

Posté en tant qu’invité par rambo78:

dit leur de commencer par des courses faciles a 3000-3500 m et ils se rendront compte par eux memes des problemes que cela pose, enfin j’espere…

Posté en tant qu’invité par Stalker:

Que dire à trois jeunes qui n’ont jamais fait de montagne et
qui veulent faire le MB par la VN fin juin, sans guide, en
camping et sans notion d’équipement pour leur faire comprendre
que la montagne ne s’improvise pas ?

Il ne faut rien leur dire. Ne surtout pas leur parler d’acclimatation. Les laisser partir au Goûter avec leurs 25 Kg de tentes, duvets, nourriture etc. S’ils y arrivent, c’est qu’ils sont faits pour la montagne…
On peut aussi leur recommander le versant italien, pour l’ensoleillement.

Posté en tant qu’invité par fabrice:

ont previent l’hélico pour quelle date ?

Posté en tant qu’invité par Hugues:

S’il n’y a pas moyen de les dissuader, dis leur de descendre par le même itinéraire qu’à la montée et de faire attention aux chutes de pierres lors de la traversée du couloir du gouter