Posté en tant qu’invité par david:
Est-ce que quelqu’un connaît les conditions actuelles pour la voie des grands mulets au mont blanc?
A partir de quand c’est praticable?
Merci pour les infos…
David
[%sig%]
Posté en tant qu’invité par david:
Est-ce que quelqu’un connaît les conditions actuelles pour la voie des grands mulets au mont blanc?
A partir de quand c’est praticable?
Merci pour les infos…
David
[%sig%]
Posté en tant qu’invité par l’indigene:
c’est pourri…ouvert…pas de neige…
y a surement mieux à faire en ce momment :-)))
Posté en tant qu’invité par zoom:
Ca m’etonne toujours que des gens veuillent monter par les Gds Mulets et pourtant, il ya toujours du monde au refuge au printemps…
Le Petit Plateau est soumis a une quantite de chutes de seracs assez impressionnante, les morts se succèdent, en skis ou a pied (l’ete dernier) et pourtant…
Fin fevrier, depuis l’Aiguille du Midi on pouvait voir une avalanche de seracs, avec des blocs de glace visibles depuis cette distance, qui avait balayé tout le petit plateau sur toute sa largeur…
Moi, j’irais pas !
Posté en tant qu’invité par Fabrice:
Et alors vous passez par où pour le mt blanc a skis ? Par les 3 monts ? mais il faut le niveau je pense !
Posté en tant qu’invité par Nat:
Par les 3 Monts Blancs c’est bien, c’est pas si méchant que ca, mais c’est de l’alpinisme.
Autre option, depuis les Grands Mulets, remonter l’arete N du Dome du Gouter : pas de danger de chutes de Seracs, mais souvent de la glace sur l’itinéraire (raide: >40°)
Posté en tant qu’invité par david:
L’arête N du Dôme c’est quand même assez balaise, surtout à la descente. L’année dernière, j’ai vu des gars qui ont eu la "bonne idée " de vouloir descendre à skis. Ils ont dû cramponner sur une bonne partie de l’arête, face à la pente. La galère…
Sinon pour les grands mulets, je maintiens que, malgré les dangers « objectifs » (chutes de séracs), c’est la voie historique, la voie des records, bref la « voie royale » pour le Mont-Blanc.
Posté en tant qu’invité par Lionel:
La voie royale, peut-être, la plus dangereuse, certainement. Je me suis juré de ne plus jamais la réemprunter à la montée. Avec tous les sommets et toutes les voies existantes, pourquoi prendre un tel risque ici ? Désolé pour la « contre-pub » pour les gardiens du refuge mais là, y’a vraiment un itinéraire facile (donc fréquentable) trop aléatoire compte tenu de la sécurité.
Posté en tant qu’invité par zoom:
Personellement, les Grands Mulets sont rayés de mes projets, et même a la descente, je crois que je n’irais plus. En plus la face Nord du Mont Blanc m’a semblé très chaotique cet hiver, beaucoup de grosses barres de crevasses qui étaient plus discrètes les années précédentes. Mais c’etait en fevrier et il n’y avait pas encore beaucoup de neige…
Par contre pour etre tranquille, je vous recommande la montée par le refuge du Gouter, meme avec des skis. Il faut attendre que l’arete qui monte au refuge du gouter soit assez seche, ce qui arrive regulierement au printemps et ca passe pas mal. Depart de Bionnassay, une belle journée pour monter dormir a Tete Rousse, puis une petite journée (grasse mat’ ! enfin depart vers 8-9 h…) 2h de montée pour le refuge du Gouter, un peu d’escalade skis sur le sac.
Troisieme jour, montee cool au dome du Gouter, en general depot des skis a Vallot , arete des Bosses (qui passe parfois a skis) et sommet. Descente par les Grands Mulets (passer vite dans les seracs et ne pas s’arréter pendant un bon quart d’heure …) ou par les 3 Mont Blanc si le Mont Blanc du Tacul n’est pas trop accidenté (comme l’été dernier ou il y avait un mur vertical de 10 m), avec rappel a l’epaule du Mont Maudit et rappel eventuel au Tacul aussi.
Puis la Vallée Blanche jusqu’au Montenvers, ou a Chamonix s’il ya vraiment bcp de neige: une immense descente.
Quand il y a 150 personnes aux Grands Mulets les week end de mai ou juin, en general il y en a 5 ou 6 au Gouter (lorsqu’il n’est pas gardé bien sur, et que le TMB ne fonctionne pas). J’ai fait çà une fois, un beau week end prolongé et je vous le recommande !
Posté en tant qu’invité par y2:
Perso je conseille aussi l’itineraire par l’arete N du dome du gouter. Oui c’est un itineraire montagne, oui il y a des crevasses à la jonction, c’est de l’alpinisme tout simplement. Par contre pour les seracs c’est beaucoup moins craignos que l’itinerarire normal et comme c’est ce risque precis qu’on ne maitrise vraiment pas, c’est deja ca de gagné. Ensuite (David) c’est evident si tu y vas quand c’est sec et en glace tu ne t’en prends qu’à toi , ce n’est pas l’itineraire qu’il faut incriminer. Par les 3 mont blanc aussi il y a eu des morts à cause de la glace pourtant …
Pour le topo c’est ici
http://skirando.ch/sortie3505.html?cname=*mont+blanc*&mmn=*marcon*
Pour le periode, c’est en general à la fin du printemps
Posté en tant qu’invité par martin:
dis-moi c’etait pas le 9 juin (lundi de pentecote) que tuas vu 3 gars descendre l’arete N? dans ce cas, je sais qui c’est! tu as vu ca d’ou?
Posté en tant qu’invité par migloo:
Il y a une photo récente (ce matin 10h29) qui peut t’aider:
http://geo.hmg.inpg.fr/mto/jpegs/040316/96.jpg (petit formet 60K)
http://geo.hmg.inpg.fr/mto/jpegs/040316/L/96.jpg (grand formet 192K)
bonne chance …
Posté en tant qu’invité par c.l:
Si j’ai bien compris, c’est l’initineraire des Grand Mulets, mais au lieu de zigzager dans le couloir on se tient bien a droite sur l’arrete ?
Posté en tant qu’invité par david:
C’est exact…Les fous qui ont descendus l’arête N du Dôme à pied, c’était le lundi 9 juin 2004…
Posté en tant qu’invité par david:
L’année dernière j’ai tenté la voie des grands mulets. C’était le lundi de pentecôte. En fait pour aller au refuge, il n’y a pas de problèmes d’itinéraire. Par contre le lendemain, il faut faire attention. Ce jour là tout le refuge avait suivi une cordée qui était partie trop à gauche. Ils ont commencé à cramponner dans un couloir de glace. Donc demi-tour. Le temps qu’on trouve la voie, c’était trop tard. Personne n’a fait le sommet ce jour là.
Donc il faut rester bien à droite. Au dessus du refuge, la voie passait l’an dernier dans une petite crevasse. Il fallait descendre dans la crevasse et remonter de l’autre côté. Puis le cheminement était évident : petit plateau, grand plateau. On s’est arrêté là donc je ne pourrais pas t’en dire plus.
Posté en tant qu’invité par david:
Alors chapeau Nat…
Posté en tant qu’invité par Olivier:
Salut,
Personne n’a encore mentionné l’accès par le refuge Gonella et les Aiguilles Grises. Ca a été pour moi un grand moment. Avec le coucher à l’aiguille du Goûter le deuxième jour c’est un vrai raid d’altitude, sans pour autant atteindre un niveau technique très élevé.
Mais c’était il y a maintenant plus de 10 ans. La traversée des séracs sous le refuge Gonella est-elle devenue si délicate que l’itinéraire ne s’envisage plus ? On trouve pourtant sur C2C des descriptions récentes (sorties 10509 et 10516 en Aller-retour, ce qui enlève du charme mais simplifie la logistique par rapport à une traversée).
On doit même pouvoir rejoindre l’itinéraire des aiguilles Grises depuis le col de Miage, mais son accès depuis la France doit être plus coton. Quelqu’un a-t-il des infos plus précises ?
Olivier
Posté en tant qu’invité par c.l:
Ha ouais,
des infos sur la descente Col de Miage vers l’Italie !
(et la traversee de Bionassay en venant du dome du Gouter)
Posté en tant qu’invité par Nicolas:
Personne n’a encore mentionné l’accès par le refuge Gonella et
les Aiguilles Grises.
Très beau souvenir aussi, mais à pied (fin juin-début juillet, y’a bien longtemps). Par contre, au niveau du piton des Italiens, l’arête est raide et effilée (vague souvenir de 50°?) : difficulté sérieuse si tu veux y skier.
Pour le ski, la traversée est un peu compliquée mais plus abordable je pense. (et encore, un coup de stop au tunnel et c’est fait).
On doit même pouvoir rejoindre l’itinéraire des aiguilles
Grises depuis le col de Miage, mais son accès depuis la France
doit être plus coton.
Le plus simple ça ferait une grande traversée par les arêtes Domes de Miage - dodo à Durier - Aig de Bionassay - Dome du Gouter (Mont Blanc), ça se fait mais c’est long…
Descendre du Col du Miage c’est déjà pas gagné, et après faut pas que le glacier de Bionassay soit trop ouvert… Mais bon, l’aventure c’est l’aventure après tout.
Posté en tant qu’invité par alfredo:
L’idée de Nat et de Martin de descendre par le Goûter sans l’avoir remonté était un peu loufoque.
Le même jour, nous étions derrière eux par les trois Mont-Blanc (légèrement délicat effectivement si on ne sait pas cramponner !) nous sommes descendus en face nord puis par la voie dite normale à skis donc par le Petit Plateau. C’était réellement très bon.
Le matin, cet itinéraire dit normal a été balayé par une chute de séracs sans personne dessous. Aucun de ceux qui étaient partis des Grands Mulets ne sont allés au Mont Blanc ce jour là. Ils se sont égarés dans des dédales de crevasses et de séracs. Les plus opiniâtres ont tout de même réussi à aller jusqu’au grand plateau. Une cordée au moins est montée par le Goûter sans aller non plus au delà de Vallot.
Par les aiguilles Grises rien que la montée à Gonella est merveilleuse et là on a vraiment la solitude. Mais c’est à la fois beaucoup plus long, cette solitude même rend évidemment l’engagement plus important, probablement sans trace qui serait bien agréable dans le dédale des crevasses et la nuit (déja pour quitter le refuge une traversée plutôit délicate et exposée à la frontale). Je pense qu’effectivement monter par là et descendre par les Grands Mulets est probablement une idée raisonnable. L’an dernier, pour diverses raisons en partie liées à mes compagnons de cordée nous nous sommes contentés de l’aller retour Gonella depuis le val Veny. C’était déjà une très belle sortie.
Tout ça pour dire si on a trop peur des crevasses et des séracs on ne skie pas sur glacier (encore une chute mortelle due à une rupture d’un pont de neige ce lundi sur le glacier du mont Mallet en faisant la brêche Puiseux). Après il faut peut-être savoir ce qu’on est prêt à accepter : à la montée sous le Goûter par l’tinéraire des Grands Mulets on reste un peu longtemps sous les séracs, à la descente ce temps est plus bref. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas le sérac prévu par son destin.
Si c’est écrit, il y a beaucoup d’orgueil à vouloir aller contre.
Pour ma part ces pentes me verront encore certainement skier sauf si avant l’avalanche, le sérac, la pierre ou la barre prévu par mon fatum m’aura fauché.
Bon ski.