Mon secours abusif était il abusif?

Posté en tant qu’invité par divine providence:

lors de la première semaine d’août, mon épouse et moi-même accompagnés d’un guide avons gravi la voie Hotzler Ottoz à l’aiguille Croux, près de la noire de peuterey pour ceux qui connaissent (refuge Monzino). La voie est TD- et comporte 12 longueurs et 8 rappels (durée de l’escalade estimée 6 à 7 heures pour les bons).
La météo annonçait un orage en soirée. Nous sommes partis du refuge à 8h00 et sommes arrivés au sommet à 16h. Nous étions en retard car la voie était difficile pour nous et le cheminement difficile (équipements époque 1930 et pas rééquipés). L’orage menacait déjà mais il ne semblait pas venir immédiatement, donc ca devait aller (les rappels durent 1h30 normalement).
Lors du 2ème rappel, la corde se coince, le guide doit remonter le rappel qui était pendulaire donc il lui faut 1h pour le faire. Résultat, l’orage est là… Il est 17h30.
Le refuge en bas a appelé les secours qui sont venus nous chercher en hélico à 18h00.
Tout le monde est rentré et les secouristes italiens ont été supers sympas.
Conclusion : a t’on commis une imprudence, si oui laquelle ?
merci de vos réponses.

Posté en tant qu’invité par divine providence:

je me suis gourré sur le titre du message, mais c un lapsus peut être révélateur…

Posté en tant qu’invité par DonaldDuck:

Ben fallait partir avant…;

Posté en tant qu’invité par Thierry-AVE:

Faire une voie longue , pas équipée et au cheminment difficile en partant du refuge à 8h00 avec des orages le soir: à mon avis, il y a clairement un truc qui cloche dans ton choix de course.
tu n’as aucune marge et donc au moindre pépin (rappel qui coince … c’est courant et en plus ils le font exprès quand on est pressé!) cela a de forte chance de se compliquer.

Personnellement par météo orageuse je fais plutôt des trucs que je suis capable de redescendre en courant.

Thierry

Posté en tant qu’invité par dav:

il semble que ton guide aurait pu prendre la décision de partir + tot compte tenu du temps de montée (6-7h), du fait que vous êtes une cordée de 3 (progression + lente), et d’une météo qui annonçait sans doute des orages en fin de journée. Même sans l’incident du rappel vous auriez pu être pris sous l’orage…

Posté en tant qu’invité par lou:

oui partir à 8h00 était peut être risqué, mais l’orage était prévu en soirée semble t’il et il vous tombe dessus en fin d’après midi… des choses qui arrivent ça. Vous auriez dû redescendre quand vous avez vu que vous premiez du retard et que l’orage menacait.
Vous seriez arrivé en bas sans l’hélico…Renoncer est parfois (souvent) salutaire.

Posté en tant qu’invité par james:

sans accabler personne, le guide devait connaître votre niveau et s’adapter en fonction de la météo. Toujours facile de dire ça après c’est sûr.

Posté en tant qu’invité par Michel:

Bonjour,

Les secours en montagne sont destinés à parer des situations de détresse mettant en péril la vie des personnes : était ce le cas dans votre situation ? Pas facile de répondre, mais le doute est permis.
En effet, vous ne décrivez pas l’équipement que vous aviez (et à 3000m ça a beaucoup d’importance), ni la possibilité que vous aviez de poursuivre la descente. A 18h, il reste à cette saison pas moins de 3 h de jour qui permettent à une cordée autonome de rejoindre un lieu sûr et sans doute de tirer les 6 derniers rappels. Je ne comprends donc pas bien que « Le refuge en bas a appelé les secours qui sont venus nous chercher en hélico à 18h00. » Si un tel comportement est systématique, toutes les cordées qui parcourent l’arete S de la Noire se trouveraient « secourues » par le gardien de Borelli !! Il me semble donc que le déclenchement du secours est sans doute abusif.
Enfin, on peut s’interroger : qui prend en charge les frais de ce type de secours ?

Concernant d’éventuelles imprudences, je ne crois pas que vous en ayez comises. Un départ à 8h est normal pour escalader 400m TD. Ensuite, vous avez mis 8h un horaire certes lent, mais justifié par un itinéraire complexe et peu équipé. Les rappels s’enchainent normalement assez vite, la malchance (ou autre) vous a fait coincer le deuxième.
Peut on parler d’imprudence :

  • si vous étiez équipés avec des vetements chauds, protections contre la pluie, eau, nourriture, je ne vois pas ce qui a justifié ce secours.
  • si vous étiez en T-shirt , alors votre lenteur et l’arrivée de l’orage aurait du vous inciter à plus de vigilance et peut etre à redescendre avant le sommet.

Merci pour ce témoignage et sa critique,
Bonne grimpe,

Michel,

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par rené:

La responsabilité va au guide , 8h pour 400m c’est trop long , surtout qu’il doit tenir compte de la descente , pour un guide cette voie ne presente aucune difficulté , il aurait du se rendre compte que la voie ne correspondait pas à votre niveau .,dans les premieres longueurs .Un non guide en premier de cordée aurait été traité d’inconscient par les secours.
.

Posté en tant qu’invité par Guigui:

D’accord avec ce dernier message…

Cependant, d’ou il etait le gardien n’avait peut etre pas une bonne visu de votre situation…; il a agit en son ame et conscience… arrivée a votre hauteur l’helico aurait pu voir que la situation etait « sous contrôle » (le guide aurait pu l’informer…) …aux secours de juger…mieux vaut prevenir que guerir…

Posté en tant qu’invité par Paul:

Je crois que toutes les réponses vont à peu près dans le même sens.
Moi, je veux saluer le fait que tu te poses la question. Il y a tellement de gens qui parlent de fatalité…

De toute façon, vous aviez un guide. Si le secours est abusif, il n’est pas du à vos erreurs…

Posté en tant qu’invité par Michel:

Hello Divine Providence,

ton histoire de secours nous a bien fait gamberger : dis nous maintenant, tu l’as inventé de toutes pièces ou tu nous caches des trucs ?
La voie Hotzler Ottoz est tarifée 375€ à la liste des courses des compagnies : chez nous, ça vaut donc une petite TD de 4h au départ d’un refuge. Alors … difficile pour nous et le cheminement difficile (équipements époque 1930 et pas rééquipés). , mais le guide qui a conduit cette épopée, c’était pas bien dur pour lui.
Il a trouvé un bon moyen pour rentrer plus vite à la maison : c’était donc pas un secours, mais un moyen rapide de descente : c’est ce qui nous attend avec les secours privés : t’as les moyens, tu descends en hélico, tu les as pas… à pieds. Vous aviez réglé le refuge au moins, pour qu’il vous appelle le taxi ?

Merci de nous donner des clefs pour comprendre,

Michel,

Posté en tant qu’invité par Francois:

J’allais le dire!

Posté en tant qu’invité par Pierre:

A mon avis, certains guides font du surmenage et ne sont plus au top physique !!!

8 h dans cette voie, meme à 3, faut pas mollir sur les pauses techniques. Et trouver l’itinéraire, c’est pas sorcier, et se protéger (pour un guide!) encore moins

1 h pour décoincer le rappel, c’est plutot long (je sais de quoi je parle, j’ai aussi coincé).

je suis d’accord, anguille sous roche, ou alors c’est à désespérer des géants de la montagne.

Posté en tant qu’invité par Rozenn:

Je sais que « qui écoute trop la météo reste au bistro », mais… « qui ne tient pas compte de la météo peut finir au caveau ».
C’est toujours le même dilemme. En tout cas, avec un risque d’orage annoncé pour la fin de journée, la règle auto-imposée dans ma cordée c’est : s’engager dans quelque chose dont, compte tenu de notre rythme de progression, on sera redecendu vers 13-14h maxi.
C’est comme ça qu’on a pris un beau but le 8 aout, comme pas mal d’autres cordées, à l’envers des aiguilles… L’orage de la nuit était arrivé très tardivement, tout était mouillé à l’aube. Attendre que ça sèche retardait trop le départ, et compte tenu du risque d’orage de l’après-midi, nous n’avions plus le temps nécessaire, en théorie.
Evidemment, en pratique il a fait un temps splendide.
Donc, logiquement, direction le bistrot…
Mais quand on peut aller assez régulièrement en montagne c’est une décision plus facile à prendre.
Maintenant, c’est pas du totu la même chose avec un guide, surtout si c’est une relation commerciale furtive (est-ce que vous le connaissiez ou non? Est-ce qu’il connaissait votre niveau?). Il y a toujours l’idée que si on ne fait pas la course en entier, on raquera quand même…
En tout cas, bravo pour une attitude aussi auto-critique.

Posté en tant qu’invité par paté en croute:

Je rajouterais: « ce n’ai pas la canon qui tue, mais l’eau bue »

Divine providence, que ton histoire soit vraie ou pas, à la rigueur, on s’en tappe… je ne connais pas ce secteur, mais je ne vois pas pourquoi tu irais inventer un tel truc.
l’essentiel est que tu sois en sauf.
par rapport à l’appel des secours, j’ai été plusieurs fois pris dans des situations critiques avec rappel coincé, orage, perdu etc. et j’ai vraiment attendu la dernière limite pour appeler les secours. Pourquoi, par scrupule par gêne de déranger etc…parce qu’on remarque dans ces cas là les les manques de préparation de la course. Bref, le portable ne passait pas même en faisant le 112.

Mich