Marathon du Mt Blanc

Posté en tant qu’invité par L’ami Zaurabais:

Bonjour,
Mon père (54 ans) va participer au marathon du Mont Blanc (2240m +, 1190m -, 42km, Cham/col des Posettes/Vallorcine/col des Montets/Montroc/Planpraz). Vaut 4h sur marathon et 11h30 sur 100km. Grande habitude des marathons (2-3 par an, terminés généralement facilement en 4h), mais aucune course en montagne jusqu’à présent.
Il aurait quelques questions:

  • trails ou pas ?
  • pour l’entraînement chez lui (Champagne) à 2 mois ½ du départ : montée d’escaliers ? séries de flexion ? (sachant que jusqu’à maintenant, très peu de côtes, voire quasiment aucune, dans ses parcours d’entraînement)
  • acclimatation : il prévoit d’arriver dans les Alpes le mercredi d’avant la course. Est-ce suffisant ? Comment peut-il au mieux s’acclimater : amener son transat à l’Aiguille du Midi ou courir après les marmottes à 2500 mètres ? Faut-il faire encore des efforts en altitude l’avant-veille ou plutôt larver en vallée ? A partir de quelle altitude il y a des effets bénéfiques ?
  • bâtons télescopiques ou pas ?
  • Faire un test d’effort dans une clinique avant de faire une telle course ?
  • des conseils kan on a jamais fait une course en montagne

Posté en tant qu’invité par L’ami Zaurabais:

Merci pour votre aide !!!

Posté en tant qu’invité par Jordan:

Bonjour,

Un trail aussi exigeant que celui du Mt Blanc nécessite une condition physique particulièrement affûtée…
4h au marathon, c’est bien, mais sur un parcours comme celui-ci, il faut souvent compter près du double. Donc 7 à 8 h d’efforts intenses, avec des dénivelés importants (vous pouvez visulaiser le tracé sur le site du marathon), à une période de l’année où le soleil tape… pas vraiment une partie de plaisir.

Pour l’entraînement, il vaut mieux effectivement miser sur les courses de côtes, le renforcement des muscles par le squat, les flexions.
Pour l’acclimatation, le tracé ne monte pas au-delà de 2200m, donc inutile.
Et faire des efforts quelques jours avant ou la veille est à proscrire compte tenu de la débauche d’énergie à fournir le jour J.

Tests d’efforts ? s’il fait déjà du marathon, nul doute qu’il a une bonne capacité de résistance à l’effort !
Ca va plutôt se jouer au niveau de la gestion de l’épreuve (bref, y aller mollo !), très bien s’hydrater et s’alimenter, bien regarder devant soi (surtout pour les descentes !).

Pour finir, je me permets respectueusement de suggérer de participer au cross du MT Blanc (qui est le semi marathon) plutôt qu’au marathon lui-même. Ce semi est exigeant aussi, emprunte une bonne partie du tracé du marathon mais est plus abordable pour un « novice » du trail… Ne pas oublier que les capacités physiques requises et la préparation ne sont pas exactement les mêmes entre un trail et un marathon !

Bonne course !