Loup y es tu?

Posté en tant qu’invité par grosmoërell:

Et tu crois encore ce qu’on dit à la télé?

Plus sérieusement, le loup n’est probablement pas la plus forte contrainte pesant sur les éleveurs. Par contre, au vu de sa médiatisation, c’est probablement la mieux dédommagée. Mais entre la réalité et l’imaginaire collectif…

Posté en tant qu’invité par Wolf:

Pour info, je suis vraiment loin d’être écolo!! Le problème c’est que pour faire croire aux bergers qu’elle allait régler le problème du loup, notre nouvelle ministre aurait pu s’y prendre autrement qu’en leur donnant l’autorisation (sous certaines conditions, soit!) de les tirer. C’est je trouve leur donner raison, « le loup vous emmerde, ben allez-y flingué le! ». Si quelqu’un doit préléver des loups de manière à limiter son extension et ses impacts, c’est surement pas les bergers!
Des choses bien ont été dites au-dessus:
-pour (certains) éleveurs, marcher à grand coup de primes c’est pas le boulot!
-adapter les pratiques d’élevage au prédateurs (patou, parcage des bêtes la nuit, surveillance…) semblent obligatoire.
-ça marche ailleurs!
Reste à savoir si oui ou non on veut de cet animal chez nous, si on veut que nos montagnes soient des territoires le plus riches possible en terme de biodiversité, et des coins ou l’homme trouve sa place sans empiéter sur celle des autres; ou alors si l’on veut pouvoir faire paturer tranquillement 20 000 moutons sur le gazon des pistes de ski (ça rentabilise la saison d’été), sans se faire chier de savoir si le loup va en bouffer 2,3.
Notre ministre aurait-elle choisie son camp?

Posté en tant qu’invité par poil di gris:

OU est le parc à mouton bénêt…

un loup libre hurleur à gauche toute

Posté en tant qu’invité par Matthieu:

Pour parler des patous :
Quand un danger arrive (le loup, chien érrant, renard,…) toutes les brebis se reroupent autour du patous, qui se retrouve encerclé : il ne peut plus faire grand chose => le prédateur peut alors s’en prendre aux brebis les plus faibles qui se trouvent sur l’extérieur du troupeau et que plus rien ne protège.

Le patou est une solution qui est loin d’être infaillible…

Posté en tant qu’invité par ntanguy:

et alors ?
tu proposes quoi ?

Posté en tant qu’invité par h2o:

moi je propose un patou par mouton et un patou pour le berger en plus de son fusil.
D’autre part on pourrait peut être dresser des barricades avec mirador autour des pâtures et y mettre des tireurs d’élites armés de bazooka. Le loup est pire que le tyranosaur de jurassic Park et est bien plus dangeureux que n’importe quel animal sur cette terre. Moi depuis qu’on m’a dit que le loup était dans les parages , je dors plus la nuit et j’évite de sortyir seul.
brrrrrrrrr!!!

Posté en tant qu’invité par Mathieu:

Je n epropose pas grand chose mais vous me faites bien marrer avec vos discours de protection de la nature et de discrimination des bergers : aucun respects pour les autres.

Posté en tant qu’invité par grosmoërell:

Parce qu’être contre l’abattage des loups par les bergers, c’est de la discrimination? Ouvre un dico mon gars, on n’a pas la même définition des choses…
Je dis et je répète que quand le loup sera le principal problème objectif des bergers, soit il y en aura beaucoup de résolus, soit les meutes se seront (beaucoup) multipliées.

Posté en tant qu’invité par Mathieu:

Tu as l’air énervé Gros : calme toi, c’est pas bon pour ton coeur.

Avant de parler de définitions et de mots, clarifions les chose : quand je parle discrimination, ce n’est pas sur le fait de tolérer l’abattage du loup par le berger mais sur le fait que quand on écoute parler l’écologiste de base, c’est toujours la faute du berger, le berger est un méchant qui ne respecte pas dame nature…

En attendant, le berger, quand il voit son troupeau attaqué par une bestiolle, il le défend son troupeau et comme il peut. Parceque ce que ne dient pas les médias sur cette affaire, c’est que le berger, ce n’était pas la première attaque qu’il subissait, il en était à 5 la même semaine, alors je comprend son raz le bol et sa volonté de se défendre efficacement.

Tiens au fait, aux dires des écologistes de base, les bergers ils laissent à l’abandon tout l’été leur troupeau : comment se fait il que celui là était là au moment de l’attaque ?
Il avait dut tendre une enbuscade au loup en l’appatant avec ses petits moutons me direz vous !!!

De plus certainement que les bergers ontd’autres soucis que le loup, mais ils arrivent à les gérer (comme les chiens errants par exemple puisque les écologistes de base aiment bien parler d’eux) le patou et le berger ont font leur affaire, puisque ces problèmes ne sont pas protégés et que les écologistes n’en font pas tout un foin.
Le loup quand a lui est rusé, et il n’attaquera qu’au bon moment ce qui ne facilite pas la protection du troupeaux. Et surtout, il est protégé …

Posté en tant qu’invité par jan le yéti:

Il est tellement rusé le loup qu’il lit les décrets ministériels et européens, et il sait donc qu’il est protégé…

Blague à part, j’aimerais qu’on m’explique comment font les bergers italiens (parc des Abruzzes) pour gérer le loup…

Certains de ces bergers (italiens) sont apparus très surpris des problèmes évoqués par leurs homologues français pour seulement 50-55 loups individualisés en France.

Y aurait il un berger sur ce site pour expliquer ces interrogations de nos cousins transalpins ? Merci d’avance pour ces lumières…

Pour conclure, quelques vers de Jean de la Fontaine… qui seront peut être annonciateurs d’un futur plus riant…

« Après mille ans et plus de guerre déclarée,
Les Loups firent la paix avecque les Brebis.
C’était apparemment le bien des deux partis ;
Car si les Loup mangeoient mainte bête égarée,
Les Bergers de leur peau se faisoient maints habits.
Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
Ni d’autre part pour les carnages :
Ils ne pouvoient jouir qu’en tremblant de leurs biens.
La paix se conclut donc : on donne des otages ;
Les Loups, leurs Louveteaux ; et les Brebis, leurs Chiens. » …

Fable XIII - Les Loups et les Brebis.

P.S : le jour où vous voyez un échange de patous et de louveteaux, faites une photo pour Mme la Minsitre !!!

jan le Yéti

Posté en tant qu’invité par Claude:

T’as pas du en voir beaucoucoup…

Dans beaucoup d’interventions sur ce forum comme ailleurs ,on dit tout et n’importe quoi,je ne jette la pierre à personne. Mais le problème du moment c’est justement celà, la communication.
Le problème principal est la cohabitation.non seulement entre les prédateurs et le pastoralisme mais aussi avec les autres utilisateurs de la montagne (touristes (et ce n’est pas péjoratif) chasseurs,at autres.)
Pour ce qui est des patous,là ou il sont tranquilles, c’est à dire sans touristes celà ce passe trés bien et la réussite est totale…ils gèrent sans problème les prédateurs s’ils sont bien utilisés par le berger.le problème maintenant c’est qu’ils sont dérangés par certaines personnes (promeneurs,grimpeurs chasseurs etc) qui sont certe une minorité mais qui trouvent intérressant de tester le comportement des chiens.Ce qui a pour conséquence de changer leur comportement et de les rendre moins éfficaces contre les vrais prédateurs mais beaucoup plus génant pour les autres promeneurs suivant qui à l’origine ne devraient pas être un problème pour lui.

La gestion du retour du loup de au niveau des institutions et laissé à des personnes qui n’y connaissent rien et qui elles aussi s’en remèttent à d’autres pseudos spécialistes qui font croire qu’ils maitrisent le sujet mais n’ont jamais mis les pieds sur le terrain.
Et comme toujours ce n’est pas forcément ceux qui crient le plus fort qui a raison…
En effet qui est-ce que l’on entends pour nous parlez du loup et des éleveurs…et bien dans les deux cas il s’agit d’une minorité de fanatiques,et celà dans les deux camps.
Pour l’instant les plus virulent sont des associations de pseudos défenseurs de la nature avec à leurs têtes des citadins qui ne connaissent la nature que dans les bouquins ou àlors des syndicats de d’agriculteurs à la recherche de subventions avec comme alliés de pseudos chasseurs envinnassés qui ne pense qu’à plomber tout ce qui passe à portée de fusil.
Le malheur c’est que sur le terrain généralement on est loin de ses stéréotypes…bon nombres de berger ne sont pas hostiles au loups et cherchent des solutions avec de vrais associations dirigées par des gens d’expérience…mais ceux là ils n’ont pas le temps et ne savent pas rédiger de beau communiqués de presse ou faire de beaux discours…
Si les gens avant de lancer n’importe quoi se renseignaient un minimum le débat serait beaucoup plus sain…c’est un peu vrai dans ce forum comme partout d’ailleurs mais le pire c’est d’entendre des élus ou des pseudos spécialistes dirent des absurdités et des mensonges à la presse.
D’alleur le dernier qui me vient à l’esprit il porte le nom de COVAREL, il a pas inventé l’eau tiède…et à part jetter de l’huile sur le feu il n’apporte rien de constructif.au contraire il n’encourage pas le dialogue entre les différentes parties.

Désolé si certains se sentent touchés mais la première des choses à faire dans se genre de débat c’est de se méfier de ce que l’on peut raconter dans la presse et d’en parler avec des gens concernés directement. L’information ellescommence là…la connaissance de la montagne elle vient aussi de l’échange entre ses différents utilisateurs (professionnels ou pour le loisirs)

Alors soyons plus tolérants et plus à l’écoute des autres même si nos idées divergent et l’on pourra peut être arriver à un compromis satisfaisant pour tout le monde.

@+ et vivement l’hiver…

Posté en tant qu’invité par Ysengrain:

Claude a écrit:

T’as pas du en voir beaucoucoup…< suit une longue dissertation en attente de l’hiver ! Si ce n’est pas une diversion, ça en a tout l’air. Mais Claude, vous êtes trop prudent pour répondre à la question précédente:
« j’aimerais qu’on m’explique comment font les bergers italiens (parc des Abruzzes) pour gérer le loup… Certains de ces bergers (italiens) sont apparus très surpris des problèmes évoqués par leurs homologues français pour seulement 50-55 loups individualisés en France. »

Malheureusement, je ne suis ni berger ni mieux loti que Claude pour attaquer de front cette question, seulement je sais que le Yéti a mis le doigt dans la grande gueule. Le loup cache en effet la crise du pastoralisme à la Gauloise, comme l’arbre la forêt, à l’époque où les chauffards avaient pour slogan : « les arbres tuent ». Eh bien, les loups tuent comme les platanes tuaient jadis au bord des routes. Des préfets vertueux ont pris le parti d’abattre les rangées de platane. C’est un parti.
En dehors de ce parti, il y a évidemment des assassins présumés qui ne hurlent ni avec ni contre les loups, mais qui estiment que Frère Loup mérite un droit d’asile. Je suis pour, le loup, les brebis et les bergers. Contradiction ? Pas sûr. Je crois que l’importation de viande des antipodes - Nouvelle Zélande - a fait jusqu’ici plus de ravage dans nos troupeaux que ces malheureuses bêtes noires.
Le Loup dans les Alpes françaises, c’est un peu le Saddam Hussein des têtes fêlées dans le rôle de GW Bush : on crie haro sur le baudet au nom des droits de l’homme, de la démocratie, etc. mais toutes ces histoires ne sont que des justifications ridicules.
Ce ridicule a les dents plus longues que le loup.

Posté en tant qu’invité par Boréon, piège à cons:

Tout est dans le titre.

Posté en tant qu’invité par grosmoërell:

Enfin bon, comparer le loup à Saddam Hussein, c’est pas sympa pour la bestiole…

Posté en tant qu’invité par jan le yéti:

« Haro sur le Baudet »… merci Ysengrain pour cette référence à notre maître à tous, M. j
Jean de la Fontaine. Mais ce pseudo est révélateur, n’est-il pas ?

Je ne résiste pas à citer ici la morale de cette fable intitulée « Les Animaux malades de la peste » :

… « Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

Ce p’tit gars du 17ème siècle est décidément intemporel…

jan

Posté en tant qu’invité par Pierre:

De toute façon, ces agriculteurs, c’est tous des polueurs qui ne respectent pas la nature.

Ils salopent les routes avec la bouse de leur vache
ils mettent des angrais à tour de bras plein les champs => ils polluent nos rivières
ils nous enmerdent avec le loup qui est un prédateur indispensable à l’écosystème

Ils ont qu’à les surveiller de plus prés leurs troupeaux de moutons au lieu de se plaindre : ils veulent nous faire croire qu’ils ont une vie qui n’est pas facile alors qu’ils touchent subvention sur subventions, primes sur primes => il faut arréter de se foutre de la gueule du monde.

Surtout que je ne vois pas en quoi le loup génerait le pasteuraisme : comment ils fesaient les anciens, comment ils font en espagne et en italie ???

Posté en tant qu’invité par Ysengrin:

grosmoërell a écrit:

Enfin bon, comparer le loup à Saddam Hussein, c’est pas sympa
pour la bestiole…

En parlant de « bestiole », laquelle des deux ?

Posté en tant qu’invité par Ysengrin:

jan le yéti a écrit:

… « Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

Ah oui ! Ce Yéti nous mène plus loin que le galimatias de Pierre (mettons le charabia aigre-fin sur le compte d’une mauvaise digestion).
Aïe, aïe aïe ! Le Yéti gaze pudiquement l’histoire du loup et de l’agneau.


« La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l’allons montrer tout à l’heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
– Sire, répond l’Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu’elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d’Elle ;
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
– Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
– Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
Reprit l’Agneau ; je tette encor ma mère.
– Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
– Je n’en ai point. – C’est donc quelqu’un des tiens :
Car vous ne m’épargnez guère,
Vous, vos Bergers, et vos Chiens. |
On me l’a dit : il faut que je me venge.
Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l’emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès. »


Mais Jean connaissait aussi l’usage des Patous :

« Un Loup n’avait que les os et la peau ;
Tant les Chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers.
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
À se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
Il ne tiendra qu’à vous, beau Sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? Rien d’assuré : point de franche lippée.
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son maître complaire ; |
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse.
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien, pelé :
Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
– Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
– Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours, mais qu’importe ?
– Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor. »


Dans le débat lancé ici, chacun - berger ou paysan ou écolo ou autre - doit résoudre une question que je prends pour ma part au sérieux (après tout, du sang coule). Que faire ? C’est un peu l’histoire du chou, de la chèvre, du loup et de la rivière à traverser. Je ne comprends pas que des gogos veuillent escamoter le problème avec des YAKA FAUCONS. Il me semble encore une fois que le loup cache la forêt. Je le dis sans complaisance : le loup a sa place dans la montagne, plus que la masse de voitures qu’on voit défiler sur les routes ; seulement le loup est un révélateur (au sens photo) d’un malaise réel des paysans (pardon pour la nomenclature : « agriculteurs »).
Amie bergère, ami berger, j’ai la faiblesse de croire que si le loup mange tes moutons, la solution n’est pas forcément au bout de ton fusil.
Cordialement

Posté en tant qu’invité par ntanguy:

Il parrait qu’il y a une vieille dame de 60 ans qui s’est fait passée à tabac par des eleveurs car elle s’opposait à l’abattage des loups il y a quelques semaines. Quelqu’un en sais plus ?

Posté en tant qu’invité par poil di gris:

heim! et ben zut alors! quand le péquenot de la montagne anti loup au pif rouge se manifeste!!!

un loup goguenard copain du pauvre patou