Posté en tant qu’invité par Dr Prout:
Les problèmes des vents en montagne sont depuis le début de l’aire touristique, un sujet dont on parle, qui étonne, qui polémique, qui divise, mais dont les aspects scientifiques, touchant à la fois la psychologie, l’éthique la biologie et aussi l’écologie ont été négligés pendant des décennies. Foin de regrets inutiles : le dernier symposium du Grubenberg a permis de poser sur la question les premiers jalons d’une approche enfin réfléchie. Biologiquement, il est fort probable que l’altitude favorise l’apparition et la formation des vents. En effet, le corps humain maintient dans l’intestin une pression interne de plusieurs dizaines de bars, tant bien même que la pression extérieur diminue avec l’altitude. Et depuis Gay Lussac, on sait que le volume du gaz augmente en fonction inverse de la pression. Aussi voit-on des personnes, tous sexes confondus, qui, en plaine, maîtrisent parfaitement le problème, pétarader de façon quasi incontrôlée à partir de 2000 à 2500 mètres d’altitude. Ceci n’est pas sans poser de sérieux problèmes. En effet, le système nerveux du côlon rend difficile la perception de la situation relative du gaz et des selles, (souvent de consistance molle à ces altitudes). Que selles-ci se trouvent entre le gaz et le collant, sans que le sujet en ait conscience, et les conséquences d’une explulsion, (souvent effectuée de façon énergique,) sont catastrophiques. Le nombre de courses qui ont dû être ralenties, voir même interrompues à cause de tels accidents ne se comptent pas. Heureusement.
Les autres aspects de cette question essentielle seront abordés dans notre prochaine chronique, et les considérations qui peuvent élargir notre culture sur ce sujet sont accueillis avec une joie que nous ne saurions dissimuler