Les ferrailleurs du rêve

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Il faut aller grimper à Rome. Tous les chemins mènent à Rome.

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Sinon il faut passer par des voies spitées. C’est plus facile de suivre des spits. Mais pourquoi on ne ferraille pas toutes les routes?

Posté en tant qu’invité par Philippe Grisoni:

Haaa!

Voilà un article qui me fait plaisir!

Inutile de dire que je partage entièrement tes vues.

Aller grimper en Espagne ( paroi d’Aragon, de Catalogne,
Ordesa, etc…) où dans les Pyrénées permet de retrouver les joies simples de l’incertitude

Ah, bien sûr, difficile d’atteindre le même niveau qu’en rebord de fossé bien aseptisé (Cormot, les Dentelles)!

Messner a dit qu’en Himalaya, les utilisateurs d’oxygène
« détruisaient leur propre expérience »

On peut tout à fait appliquer cette phrase à l’escalade en montagne.

Et qu’on ne parle pas d’élitisme, argument aussi politique
que démagogique seriné par ceux qui ont un intérêt réel
à sa diffusion!
Le malheur est qu’ils ont été entendus et l’argument répété
sans réflexion aucune par le politiquement correct de l’escalade.

Zola grimpeur dirait: « j’accuse »

Henrion et la FFME ( qui ramaient pour devenir une grrrrraaaande fédé)
L’UCPA ( rarement ou pas mise en cause et qui pourtant
ferraille à tour de bras)
le PGHM (dans les Pyrénées) - Mais eux ont une excuse:
leurr statut leur permet difficilement de laisser une voie non
équipée (sauf en mixte)
Et pas mal d’autres moutons…

Imagine-t-on de jouer au rugby sans plaquer sous pretexte
que ça fait mal?
Ou de jouer au bridge sans annonce sous prétexte que l’on n’a pas de mémoire?
Romain a écrit:

Le même mot, escalade, qui désigne une technique - l’usage
des pieds et des mains pour s’élever sur une paroi plus ou
moins raide - est utilisé dans différentes disciplines
sportives parfois très différentes. Cette équivoque ne serait
pas gênante - la plupart du temps, on sait de quoi on parle -
si elle n’était pas utiliser par certains grimpeurs pour
s’approprier le domaine de la verticalité et vouloir niveler
l’ensemble des pratiques à leur seul profit.

A la base de ce comportement, on trouve des certitudes bien
ancrées, telle que « l’escalade, c’est nous », qui ne peuvent
conduire qu’à des impasses. Elles permettent certes
d’indéniables perfectionnements techniques, mais elles
laissent bien des grimpeurs en marge des grands courants de
l’innovation alpine. Le cas est aujourd’hui flagrant en
France dans le domaine de l’équipement des voies et du
développement exclusif d’une forme très particulière de
l’escalade sportive.

MASSACRE AMORCE

Les signes ne manquent pourtant pas devraient montrer à tous
que cela pose un réel problème. Citons par exemple :

  • Michel Piola, la référence certaine en matière d’éthique de
    l’équipement, s’inquiétant (voir alpirando 2000) de « la
    perte du respect des lignes existantes, soit le massacre
    programmé des lignes classiques dans les Alpes (sécurisation
    en spits de voies ouvertes de façon naturelle) ».
  • Catherine Destivelle, déclarant dans un débat public
    (Fontaine en Montagne 1999) : « Quand on va dans les
    Dolomites (ça c’est pour Christophe !) après avoir pratiqué
    l’escalade sportive moderne, on s’aperçoit que l’on ne sait
    plus grimper ».
  • Des grimpeurs supposés multidisciplinaires – ils ont le
    diplôme de guide – maîtrisant si peu les techniques modernes
    d’assurage qu’ils en arrivent à écrire dans un projet de
    rééquipement des voies d’alpinisme du massif du Mercantour :
    « Sur une longueur ou la progression peut s’effectuer
    uniquement sur friends ou coinceurs, quelques points pourront
    être néanmoins être fixés pour la sécuriser » . Quand on
    sait que certains grimpeurs étrangers sécurisent les pitons
    en place avec leurs coinceurs, cette phrase est ahurissante.
  • Un magazine de montagne sérieux mettant en couverture une
    photo permettant de croire qu’il est normal de se lancer dans
    de grandes voies au fin fond du Mali avec le seul équipement
    utilisé dans les moulinettes aseptisées de nos falaises
    proches (Vertical n°119, Juin 99)
  • Deux vieux de la vieille de l’escalade, grands grimpeurs
    devant l’éternel au temps ou l’on ne se demandait pas s’il
    s’agissait d’aventure au retour de la voie classique de la
    face ouest du Naranjo de Bulnes dans les Picos de Europa,
    vitupérant contre les grimpeurs Espagnols, coupable à leurs
    yeux de n’avoir pas équipé la voie à « la moderne ».
  • Et pour donner une idée du climat socioculturel qui préside
    aujourd’hui en France aux destinées de l’Aventure, de doctes
    professionnels du sport discutant sur le thème : « Peut-on
    pratiquer des sports extrême sans risque ? » (Sic !
    France-inter 2002)

De tels signes auraient du être pris en compte, d’abords au
plus haut niveau, celui des grimpeurs de poinite et des
institutions. Mais comment se remettre en question quand on
est persuadé d’avoir raison aux yeux du mone entier ? il y a
3 ans, un responsable de la FFME commençait le compte-rendu
d’un colloque national par ces mots : « Il revenait à la
France, leader et pionnière incontestée de l’équipement des
falaises dans le monde, d’organiser… » Il parut surpris de
s’entendre dire que cette phrase était discutable. Mais il
accepta de la supprimer pour en parler plus tard. Les années
ont passé sans que nous ayons eu l’occasion de le faire. La
France est leader. Soit ! mais de quoi ? du meilleur ou du
pire ? elle serait incontestée ! Est-ce vraiment le cas ?

LA GUERRE DU FER

Se croire incontesté, et donc incontestable, est sans doute
une attitude typiquement Française qui a conduit notre
alpinisme dans des impasses tout au long de l’histoire de la
conquête des montagnes. Aujourd’hui, il suffit de sortir de
l’hexagone pour découvrir que notre escalade n’est pas si
incontestée que nous voulons le croire. Le voyage peut
commencer dans les Dolomites (encore pour Christophe) ou les
grimpeurs Italiens savent ce que valent les spécialistes de
l’escalade aseptisée. On peut continuer ensuite par les Picos
de Europa, en Espagne, ou les locaux parlent de « l’escalade
à la Française » avec une pointe de mépris qui cadre mal avec
le discours dominant en France. Et quand on leur demande
d’être plus précis, ils renvoient au chapitre « Cueto Agero »
du topo actuel de la Cordillera Cantabrica de Miguel Angel
Adrados : « Pour grimper sur le Agero, il faut employer à
fond les coinceurs, les friends, et s’inventer une « escalade
propre » un peu oubliée nous au moment ou s’imposent les
critères Français du « avec les dégaines seulement ». [Sur le
Agero] le style est plus proche du style anglo-saxon… Qui
fait de l’escalade une activité beaucoup plus créative et
complète ». Ceci pousse à poursuivre le voyage du côté de nos
amis anglo-saxons dont le style imprègne justement tout le
nouveau n° de Ascent, à travers des récits d’aventures
alpines qui montrent, des falaises proches aux plus lointains
Big Walls, un souci constant de s’inventer des entreprises
qui laissent intacte la part du rêve.
Le grimpeur et alpiniste John Awbank, dans un article
intitulé Ironmongers of the dreamtime (Les ferrailleurs du
temps du rêve), résume très bien ce que Miguel Adrados
appelle le point de vue Anglo-saxon : Suivre le modèle
moderne Français et Espagnol de la Spitomanie en gros
(Wholesale bolt mania), et particulièrement du rééquipement
(retrobolting), est un désastre. Quand les falaises auront
été transformées en véritables décharges à goujons, les
grimpeurs les grimpeurs s’en trouveront immensément
appauvris. J’ai visité de telles falaises en France, et ma
réaction a été celle d’une profonde tristesse… (le nombre de
falaise est limité), on n’en fait plus ! Et une fois qu’elles
auront toutes été spitées à mort, quand il n’y aura plus
d’endroits sauvages, dans tous les sens du terme, nous nous
seront privés de la possibilité d’entrer dans un paysage qui
nous permette de rêver ».

Peut être le pessimisme de nos amis espagnols et anglo-saxon
est-il excessif. On peut penser que le besoin d’aventure sera
toujours le plus fort. En France même, de jeunes grimpeurs «
avec leur pieds » la France incontestable, et partent, loin
des McDo de la grimpe, vivre de vraies aventures dans des
Hindu Raj Himalayens. C’est d’eux sans doute que viendra le
salut, puisque ni les « dealers perforateurs et leurs
intermédiaires, ni leurs consommateurs dépendants » - tout un
circuit économique de dépendances réciproques est en train de
se mettre en place – ne peuvent aujourd’hui remettre en
question l’ensemble du système. Puissent simplement ces
jeunes grimpeurs se faire entendre avant qu’il ne soit trop
tard, avant que les ferrailleurs aient totalement envahit les
espaces de nos rêves !

Posté en tant qu’invité par Louis:

Etes vous sûr que Bernard Amy cautionne la diffusion de ces textes déjà anciens ?
Qui lui a demandé l’autorisation de publication ?
Etes vous sur que Bernard Amy n’a pas changé depuis la publication de ces textes ?
Quand Bernard Amy a-t-il publié ces textes ? Dans quel contexte ?
Romain a fait du copier/coller sans indiquer la source ni l’auteur… ces textes ne sont ils pas sorti d’un contexte ?

Posté en tant qu’invité par Charles:

En l’occurence , c’est l’hopital qui se fout de la charité … quand un certain Louis recopie un texte d’un certain François pour le publier sur son site sans lui en demander l’autorisation … amusant non? Idem quand tu parles de sortir un écrit de son contexte …

Charles

Posté en tant qu’invité par Jeff:

Oups ! Le conflit pyrénéo-alpin pourrait rebondir sur ce casus-belli !!!

Posté en tant qu’invité par Louis:

Charles écrit :
En l’occurrence, c’est l’hopital qui se fout de la charité … quand un certain Louis recopie un texte d’un certain François pour le publier sur son site sans lui en demander l’autorisation … amusant non? Idem quand tu parles de sortir un écrit de son contexte …

Louis :
Excellente observation.
Tu dois parles des textes visibles depuis cette adresse : http://www.pyrenees-pireneus.com/RANDO_vuescurieusement.htm

Ma réponse à l’observation de Charles :
1/ Pour ne pas sortir les textes de leur contexte, il est mentionné la date, le texte intégrale et le contexte de l’époque est relaté alors qu’il est omis dans les textes cités.
2/ L’Article L113-1 du Code de la propriété intellectuelle stipule : «La qualité d’auteur appartient, sauf preuve contraire, à celui ou à ceux sous le nom de qui l’œuvre est divulguée.». Or, le texte d’origine n’indiquait qu’un prénom d’expéditeur, sans adresse, aucun nom, aucune signature… donc anonyme. Difficile de nommer l’auteur et de déterminer le propriétaire de « l’œuvre ».
3/ L’affaire a fait suffisamment de bruit pour que l’auteur potentiel et présumé puisse se manifester en privé étant entendu que je ne suis pas du genre à me cacher et que mon adresse et mon nom sont parfaitement identifiables. Sauf erreur de ma part, personne ne s’est manifesté (du moins clairement identifié) sous une forme ou une autre.
4/ Les textes ont été cités pour permettre un commentaire et éviter toute mauvaise interprétation.

Le contexte est donc très différent des textes de Bernard Amy où l’auteur des post ne mentionne pas l’auteur ni la date de parution ou de rédaction.
Mais cette affaire concerne Bernard Amy :slight_smile:

Quelques infos ici : http://www.pyrenees-pireneus.com/AUTEUR_index.htm

Mais tout ceci n’a pas grand chose à voir avec le fond du problème : la ferraille en montagne

Louis

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Louis : tu as raison, il ne s’agit pas de la même chose.

La récupération et diffusion que tu avais faite du texte de François visait à salir sa réputation.

La reproduction par Romain du texte de Bernard Amy semble plutôt faire honneur à ce dernier.

Et moi je dis que ton intervention ne te fais pas honneur du tout.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Oui, bon, tu as dit, j’ai dit,on a dit tout ce qu’on avait à dire à ce sujet. On ne va pas exhumer périodiquement ce débat…

Posté en tant qu’invité par c.l:

T’as raison Francois, d’ailleurs pour donner un peu de grain a moudre, t’as pas encore quelques petits souvenirs a nous conter ?