Le vol de matériel devient-il un comportement par défaut ?

La cleptomanie dormirait-elle en chaque montagnard ?

Loin de moi la volonté de généraliser ou stigmatiser, mais j’ai échappé à un quasi-vol de mousqueton primaire après l’avoir oublié sur un relais du parcours Honegger [Camptocamp.org](cf. CR de sortie). Heureusement que j’étais à portée de voix du « voleur » pour lui crier de me le laisser (à 10 secondes près il avait disparu derrière la Grande Pucelle et c’était foutu)

Je m’étais déjà fait tirer une paire de chaussons d’escalade au refuge du Pavé en août dernier, disparus sans laisser de trace le temps d’un Pic Nord des Cavales…

Je trouve ça hallucinant que le réflexe de quelqu’un qui croise du matos ne lui appartenant pas soit de l’embarquer, qui qu’il compte en faire ensuite.

Entre ça, les vols de matériel de plus en plus fréquents dans les salles hors-sac des refuges, sur les pistes de ski ou au pied des voies, il semblerait que la « parenthèse montagnarde insouciante » soit terminée et que l’on doive bientôt s’accrocher à son matos comme à son sac à main ou son téléphone dans le métro parisien…
J’attends avec grande impatience (non) le jour où on devra cadenasser les skis sur les racks devant les terrasses des restos en station, ou enterrer les crampons en pied de voie en haute altitude pour éviter ce genre de désagrément.

Le comportement par défaut est surtout de croire que c’était mieux avant et que les gens sont différents en montagne.
Ça a trjs volé des skis à côté des terrasses. Gamin, il était usuel de garder ses skis sous les yeux et/ou de mélanger les paires, pour limiter les risques.

Ceci étant dit, ça ne serait pas première fois que je trouve un mousqueton similaire aux miens dans mon rack sans trop savoir où je l’ai récupéré.

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Le cas du mousqueton que tu rapporte ne me semble pas étonnant, d’autant que tu parle toi même d’oubli. Un mousqueton, une dégaine ou quelque autre matos abandonné dans une voie, ça me semble au contraire naturel de le récupérer. Pour le rendre ensuite, le garder si tu ne trouve pas à qui ça appartient ou le jeter si ce n’est pas ré-utilisable. L’été dernier on a débloqué une corde coincée dans un rappel à la Muzelle, on s’est emmerdé à redescendre le brin et la cordée était bien contente qu’on les contacte via le refuge et qu’on leur ramène à Grenoble.
C’est très différent d’embarquer du matos laissé au pied d’une voie, d’embarquer une ligne de dégaine laissée dans une couenne pour le travail, ou tout un tas de comportement similaires où il n’y a aucun doute entre oubli et volonté délibérée récupérer le matériel plus tard.

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Ca doit faire depuis les années 60 qu’il y a des vols de ski dans ce genre de contexte (heureusement c’est rare), donc rien de nouveau.

Perso quand je trouve un mouskif oublié sur un relai d’une voie dont la descente n’est pas en rappel, je l’embarque, pour nettoyer la voie, et éventuellement le rendre à son propriétaire. Car il y a très peu de chance que la cordée repasse par ce relai de sitôt.
Ici c’est différent car la voie est facile, et on peut faire une boucle ou un AR qui repasse par le relai, il y a plus de chance que celui qui l’a oublié repasse au relai.

Hello les vrais montagnards! Effectivement c est devenu récurrent en tout le temps et en tous lieux! Du coup, lors des sorties en altitude, avec les pots grimpeurs, on cadenasse notre matos (cadenas léger de vélo à enrouleur) si si. Crampons, sac, piolet, baudrier et
Matos au fond du sac dans les refuges!. Au ski, resto d altitude, skis et batons cadenassés sauf les ils mangent avec nous pas le choix (une paires de ski d enfants volée au resto de Vars en altitude…grr). Comme dit <le dicton <chat échaudé craint l eau!> . C est un détail de la vie tout ça!, il y a des choses plus graves mais ça vrai que cela contrarie énormément nos sejours de sophrologie en montagne!! bonne grimpe dans ce nouveau monde, ils restent plein de belles choses, cachées et loin de la foule!, à gravir!! Bonne ascension àtous!! Et bonne planche à voile a+

…lire = les batons back country restent avec nous…

La fréquentation augmente > la fauche augmente. C’est mathématique.

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La montagne est vide, hormis qlqs points de fixations, souvent facile d’accès. Qd bien même ce n’est pas une garanti, on trouve facilement à pratiquer dans un désert et donc limiter strictement le risque de vol. Par contre, c’est certains que les 3 Pucelles, Presles, et autres spots grand publiques de proximité, ou même les refuges …

Pour le coup c’est un peu crié au scandale sans avoir toutes les informations.
Est ce que tu as pu discuter avec eux? Peut etre qu’il voulait juste le rendre à son propriétaire.
Car comme dit plus haut, je suis en grande voie et je tombe sur un truc laissé au relais. Je le récupère et cherche à trouver à qui ca appartient. Et si je n’arrive pas, alors il est à moi tant pis fallait pas l’oublier…

L’oubli de materiel devient il un comportement par défaut ? …

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Je ne sais pas si c’est plus fréquent qu’avant ?

Je suis tombé sur des vieilles revue Les Alpes, du CAS, et en 1880 il y avait déjà des articles qui se plaignaient des vols de chaussures dans les refuges.

Il n’y avait effectivement pas de vol de crampons, ils n’existaient pas.

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:+1:

attends , je vais chercher le seau de pop-corn .
un sujet récurent sur le site …
Hashtag c’était mieux avant
quand on aura fini , on passe au sujet suivant :
les traces de pisse sur la trace de ski de rando ? …

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Je propose les patous, ça va être la saison -))

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Je marque tout mon matos au vernis à ongles.
Ça tient bien dans le temps.

Et sur les trucs chers, je mets mon numéro de téléphone (posca étiquette autocollante) Remarque, j´ai perdu deux dégaines panique et j´attend toujours le coup de téléphone de l´inventeur du trésor.

En 1980 « Pouf », un guide de l’Ucpa à Cham disait : jusqu’ici le vols en montagne étaient rares, c’est en train de changer …

Oui pareil. Dans le cas présenté au début, j’aurais aussi récupéré le mousqueton et pourtant je ne suis pas un voleur…

Je suis tombé sur un mousqueton oublié en haut d’une voie au Coup de sabre à Grenoble. Dans un voie dure pas très fréquentée. On est sensé faire quoi ? On le laisse ? On le vole ? On le récupère ?

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Salut,
à mes yeux ça n’a rien à voir avec du « vol » à proprement parlé. C’est oublié, quelqu’un le récupère, c’est comme ça. C’est pas forcément l’action la plus admirable, mais de là à la blâmer je sais pas. J’ai l’impression que c’est commun. J’ai déjà oublié du matos sur une GV, mon premier réflexe à été de dire à mon binôme « eh ben ça fera un heureux ».
Je serais plus choqué si quelqu’un se servait dans un sac au pied d’une voie, là ce serait clairement du vol. Mais c’est certainement plus subjectif qu’objectif.

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Euh c’est le b.a-ba, non ?

Il n’y a pas de statistiques et ça a toujours existé donc difficile de savoir de façon objective si c’est un phénomène qui se développe ou non. Et c’est parfois difficile de faire la part des choses sans savoir ce qu’il y avait dans la tête de celui qui a « récupéré » le matériel.

Il y a trois semaines j’ai laissé bien en évidence dans un sac une paire de baskets pour l’approche avant de poursuivre la course à ski. Juste après les avoir récupéré à la descente, on a discuté avec un groupe qui a failli les embarquer en pensant que c’était un oubli… Drôle de raisonnement mais bon…
La prochaine fois je mettrais une étiquette « ne pas toucher » ou « ce n’est pas un oubli »…

Il faut simplement cacher le sac, ou les chaussures, pour ne pas jouer trop souvent au perdreau de l’année. Ce n’est pas très compliqué. Je ne fais cela que depuis 3 décennies.

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