Posté en tant qu’invité par Kai:
Là on touche à une question de physiologie de l’effort et de portance, plus on monte face à la pente et plus l’effort est en résistance, ou du moins, plus il est difficile de rester en endurance, c’est très dure de se forcer à monter lentement pour tenter de rester en endurance.
Dans les bons dévers, en fonction de la qualité de la neige et du dévers, avec les raquette je suis plus confortable en montant face à la pente, je vais monter assez rapidement en me taillant des marches mais au détriment de l’endurance. Si la neige est très fraîche, c’est clairement pas rentable, on doit faire plus de zigzags mais comme on moins de portance on fait de gros pas pour un dénivelé faible.
Toujours avec l’assomption d’un bon dévers, le skirando qui fait des zigzags avancera rapidement, son trajet sera plus long, mais il restera dans une zône d’effort ou il maîtrisera mieux son endurance, ce qui lui permettra d’accumuler plus de dénivelé pour profiter au maximum des descentes.
On fait plus d’efforts en descente avec les raquettes aussi, quel que soit la pente. Avec de la neige croutée toujours avec une bonne pente, je vais faire bcps d’effort pour descendre pour me tailler mes appuis, gérer mon équilibre etc.
Bien que je suis raqueteur, je suis convaincu que le ski est plus économique et moins stressant pour l’organisme. Il permet de parcourir de plus grandes distances, il brûle moins d’énergie et bousille aussi nettement moins les genoux.
L’avantage de la raquette pour moi réside dans sa simplicité, je peux aller partout avec, dans les dévers, dans les grands espaces et le long de portions sinueuses et encombrées ou des skis ne passent pas, descendre raide en forêt dense, si je casse, je peux réparer avec trois fois rien en un rien de temps. J’aime bien également la contemplation du paysage à la descente, en ski on descend trop vite pour en profiter, mais là cette vitesse est justement un des gros plaisir du ski.
Kai