Le cybercafé le plus haut du monde

Posté en tant qu’invité par Flo:

Lu dans la presse :
« Le petit-fils d’un des sherpas qui accompagnaient la première équipe à avoir vaincu l’Everest, il y a 50 ans, envisage de construire le cybercafé le plus haut du monde. Il serait installé sur le camp de base d’où est partie l’expédition. Tsering Gyaltsen, le petit-fils de Gyaltsen Sherpa qui avait accompagné sir Edmund Hillary et Tenzing Norgay en 1953, espère pouvoir ouvrir ce café le mois prochain en profitant des flots de visiteurs attendus à l’occasion de l’anniversaire de la première ascension du toit du monde.
Actuellement, le premier téléphone fixe est à quatre jours de marche. Gyaltsen attend les autorisations gouvernementales pour pousser plus avant son projet. Il compte utiliser des liaisons satellite et radio ainsi que des panneaux solaires et des générateurs de courant. L’argent tiré du cybercafé doit contribuer à nettoyer l’Everest des centaines de tonnes d’immondices laissées chaque année par les touristes. »

Ca me laisse perplexe… Qu’en pensez-vous ?!

Posté en tant qu’invité par oles:

Perplexe ?

parce qu’un pauvre gars essaye de profiter de la manne financiere que des milliers de touristes friqués depense là-bas ?

de plus il va le réutiliser pour nettoyer leurs « merdes »

meme si cela derange nos bons sentiments ecologiques d’europeen aisées qu’il fasse ce qu’il a envie de faire…

Posté en tant qu’invité par Michel:

BRAVO à ce nouvel aventurier,

Comment peut on l’aider dans son entreprise qui me semble tout à fait louable ? Je propose une souscription … ou alors une taxe de 10 cts sur tous les messages échangés sur ce forum. Cette taxe serait reversée aux habitants de ces lointaines contrées pour que la technologie moderne dans ce qu’elle a de meilleur (les communications) puisse aussi profiter aux habitants du Népal.

A vos plumes , pour les idées,

Michel,

Posté en tant qu’invité par Francois:

« Comment peut on l’aider dans son entreprise qui me semble tout à fait
louable ? »

Bravo! tu as trouvé le mot adapté!

Posté en tant qu’invité par Francois:

Mais…
1/ Je ne vois pas très bien quelles pourraient être les retombées économiques sur la population d’un cyber-café au camp de base de l’Everest et,
2/ Peut-être y -t-il d’autres choses à faire plus en rapport avec la situation du pays et les besoins de la population?

Posté en tant qu’invité par tollenaere@gilco.inpg.fr:

Un Cyber, c’est l’arrivée de l’or blanc du XXI eme, la « communication ». C’est un peu comme l’arrivée de la route ou du chemin de fer au début du siècle dernier !!

Tous les journalistes et les assoifés du « temps réel » vont s’y précipiter, nous aurons bientot la derniere course de Louis Dollo dès sa descente du Lhotse sur camptocamp : le progres pour la gente alpine, quoi …

Pour les népalais, l’acces à l’information, c’est la début de la lutte contre les dictatures, les guerres … Bientot, meme les tibétains passeront de ce coté pour donner au monde des informations sur leur vie sous controle chinois

BREF, un grand pas pour l’humanité, ce Cyber, dans les plus hauts lieux de la planete.

Tous mes encouragements donc, je regrette seulement d’etre pris ici par le boulot, mais je guette la premiere sortie c-t-c dans ce massif. D’ailleurs, faudrait réveiller David pour qu’il mette à jour les « régions ».

Michel,

Posté en tant qu’invité par Jean-Marc:

Je suis également un peu dubitatif sur les retombées économiques à long terme du projet pour la population.
En revanche, l’accés à internet pour les populations est une source d’information directe remarquable qui permet des progrès dans le domaine de l’éducation et de l’information.

Les autorités de Pékin tentent de contrôler l’internet car le web connait un grand succès auprès de la population Chinoise. N’est-ce pas la preuve qu’internet est un outil favorisant le développement des droits de l’homme ?

C’est certainement un bon exemple en tout cas, pourquoi le cybercafé ne serait-il pas payant pour nous riches occidentaux et gratuit pour les locaux ?

Naïve question subsidiaire : quel est le taux d’alphabétisation des sherpas ? (c’est bien joli d’avoir l’ordinateur encore faut il savoir lire)

Posté en tant qu’invité par Loïc:

mais je guette la premiere sortie
c-t-c dans ce massif. D’ailleurs, faudrait réveiller David
pour qu’il mette à jour les « régions ».

Ben il y en a déjà une !
Pour les régions c’est vrai que c’est pas très précis (Himalaya c’est vaste…), mais tant qu’il n’y a pas plus de sorties que ça, c’est pas trop gênant.

Sur le sujet du cyber-café au CB de l’Everest, le problème risque d’être le prix de la connexion qui le rendra inaccessible aux locaux (sans compter qu’à cette altitude, il n’y a pas de népalais qui y vivent, seulement des sherpas de passage pour les expés). A Namche Bazaar (3400m), il y a un cyber-café qui fonctionne avec une liaison satellite : le prix de la minute de connexion Internet est de 20 Roupies Népalaises (autour de 2 FF). Vu la rapidité du truc, il faut au moins s’y connecter 1/2h pour envoyer le moindre message, donc je vois mal des locaux l’utiliser. Quant aux Tibétains, s’ils veulent vraiment utiliser les cyber-café népalais, c’est plus rapide pour eux d’aller à Namche Bazaar (2 jours de marche) qu’au CB de l’Everest.

Loïc

Posté en tant qu’invité par Michel:

C’est certainement un bon exemple en tout cas, pourquoi le
cybercafé ne serait-il pas payant pour nous riches occidentaux et
gratuit pour les locaux ?

Interessant ce débat. La « double » tarfication existe dans de nombreux pays touristiques. Vous croyez quand meme pas qu’un tunisien paie le meme prix qu’un touriste allemand dans les cafés et restaurants de la plupart des villes. Suffit que les « occidentaux » paient trois fois le prix de revient (que l’on ne connait pas de toute facon) pour que l’affaire soit rentable.

A+

Posté en tant qu’invité par Michel:

Naïve question subsidiaire : quel est le taux d’alphabétisation
des sherpas ? (c’est bien joli d’avoir l’ordinateur encore faut il > savoir lire)

Prenez pas les sherpas, ni tous les autres, pour des cons. Faites moi confiance, ils savent peut etre pas lire (du moins l’anglais) mais compter OUI.
Les gens apprennent ce dont ils ont besoin, et en cette matiere l’homme a des capacités remarquables. Il n’y a guere que les chemises brunes pour penser le contraire des indigènes.

Posté en tant qu’invité par Francois:

« Suffit que les « occidentaux » paient trois fois le
prix de revient (que l’on ne connait pas de toute facon) pour que
l’affaire soit rentable. »

On est bien d’accord. C’est « d’affaire » qu’il s’agit. Alors qu’on ne nous bassine pas avec des alibis à connotation humanitaire du genre « ça va participer au développement de la région ». L’installation d’un cyber-café au camp de base de l’Everest ne me paraît être une entreprise à vocation philanthropique.
Il vaudrait peut-être mieux, à mon avis, encourager le développement d’activités liées à 2 droits fondammentaux des gens que sont le droit à la santé et le droit à l’éducation. Les reste peut attendre. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’internet est un acteur de l’éduation dans ces pays. Je pense plutôt qu’internet permettra de vendre des boites de coca et autres conneries dont les gens de là-bas n’ont rien à foutre mais qu’ils voudront avoir pour singer les riches occidentaux. En conclusion, ça permettra surtout au commerce américain de placer sa camelotte.

Posté en tant qu’invité par Thomas:

« On est bien d’accord. C’est « d’affaire » qu’il s’agit. Alors qu’on ne nous bassine pas avec des alibis à connotation humanitaire du genre « ça va participer au développement de la région ». L’installation d’un cyber-café au camp de base de l’Everest ne me paraît être une entreprise à vocation philanthropique. »

On peut craindre le pire, il suffit de voir en quoi l’« esprit d’entreprise » local a transformé le camp de base de l’Aconcagua…pas qu’il soit illégitime de vendre du coca cola aux touristes mais le résultat n’est pas beau à voir.
Dans un parc national, qui plus est.

Posté en tant qu’invité par Michel:

Internet, c’est l’imprimerie, c’est la diffusion d’information, c’est la langue d’ESOPE. C’est évidemment la meilleure et la pire des choses, mais de grâce ne jettez pas le bébé avec l’eau du bain.

Internet permet un acces quasi-gratuit à une information mondiale. Les dictateurs, que je ne prend pas pour les derniers des cons, l’ont bien compris puisque c’est bien dans les pays totalitaires que les acces sont restreints.

Si les informations consommées ne sont que de la pub, ce n’est pas une question d’exces d’information, mais de carence d’éducation. Sinon, les Américains qui possèdent les meilleurs systèmes d’information (CNN, Internet, Mobilephone…) seraient le peuple le plus cultivé : ce n’a jamais été le cas, car ils ont été éduqués avec une mentalité d’aventuriers et de chasseurs de Grand Ouest et c’est bien là ce qui fait leur force mentale.

BRAVO donc au 1er Cyber Café des camps de base hymalayens. j’espère qu’on y installera aussi rapidement des WEB CAMs afin que tout le monde depuis bien savoir en temps réel qui sont réellement les pollueurs de ces sites.

Michel,

Posté en tant qu’invité par Michel:

je me permets d’en rajouter une petite s’agissant de la diffusion d’informations dans des pays en émergence. Au Maroc, certains villages ont récemment été équipé avec des micros centrale électriques. Cette initiative revient essentiellement à des Anglais qui ont financé et installé techniquement ces systèmes.
Il faut savoir que dans ces conditions la première utilisation d’électricité est pour alimenter les antennes paraboliques et les téléviseurs qui vont avec. Libre ensuite à la population de les utiliser pour regarder TF1, la 2, la 5 ou M6, ou la télévision officielle gouvernementale.
si les séries américaines ont plus de succès que les émissions culturelles de la cinquième, ce n’est pas une question de médias mais simplement d’éducation. Ce qui est certain, c’est que les premières émissions ont certainement plus d’impact sur des populations en grande demande de développement et de rêve. Voilà pourquoi, certains migrants allant vers l’Europe s’imaginent trouver un eldorado comme Beverly Hills.
Entre mythe et réalité, l’homme ne fait pas toujours le bon choix.

excusez mon quart d’heure philosophique hors sujet, vous n’êtes pas obligé de tout lire.

Michel,

Posté en tant qu’invité par Francois:

"Internet, c’est l’imprimerie, c’est la diffusion d’information, c’est la
langue d’ESOPE. C’est évidemment la meilleure et la pire des choses,
mais de grâce ne jettez pas le bébé avec l’eau du bain. "

Bien, bien. Mais éclaire moi sur l’utilité d’un bouquin quand on ne sait pas lire.

« Si les informations consommées ne sont que de la pub, ce n’est pas une
question d’exces d’information, mais de carence d’éducation. »

Alors on est d’accord!

Posté en tant qu’invité par Francois:

« excusez mon quart d’heure philosophique hors sujet, vous n’êtes pas
obligé de tout lire. »

Mais non! mais non! c’est très intéressant, les quarts d’heure filozofiques. On n’est pas obligé d’avoir tout le temps la tête dans le guidon…

Posté en tant qu’invité par Jean-Marc:

J’ai vu cela également pour les musées égyptiens, l’Etat fait payer les touristes 10 fois plus cher que les habitants.

Mon esprit libéral capitaliste est un peu choqué, mais c’est une politique morale de développement.
(cela devient pénible en revanche quand le gentil routard respectueux du pays qu’il visite se fait prendre pour un pigeon)