Posté en tant qu’invité par David:
Tiens demande à Fillon, il a posé ça comme étron aujourd’hui :
"jeudi 8 juillet 2004, 10h04
La recherche française, un « système complètement sclérosé », selon Fillon
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PARIS (AFP) - Les « vraies raisons de la crise » de la recherche française sont imputables à un « système complètement sclérosé » plus qu’à un manque de moyens, a estimé jeudi sur France Inter le ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche François Fillon.
« Les vraies raisons de la crise du système de la recherche ne sont pas tant budgétaires ou liées aux postes qu’à l’organisation de ce système complètement sclérosé », a estimé le ministre.
« Pour 2004, mon contrat c’était de créer les postes qu’ils demandaient, la partie (du contrat que les chercheurs) devaient respecter, c’était engager une réflexion de fond sur une réforme profonde de notre système de recherche publique », a ajouté le ministre.
Après près de trois mois d’une fronde sans précédent des chercheurs, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait annoncé le 6 mars « un effort national d’au moins trois milliards d’euros supplémentaires » d’ici 2007.
Mais récemment, les représentants des syndicats de scientifiques et du collectif Sauvons la Recherche, qui demande un milliard d’euros de crédits supplémentaires dès 2005, ont exprimé leur inquiétude à ce sujet.
« Les chercheurs demandaient des postes en 2004, ils les ont eus. L’effort a été considérable. Nous avons créé plus de 1.400 postes qui n’étaient pas prévus dans le budget 2004 pour eux », a insisté M. Fillon.
Interrogé sur le sort réservé à l’Education nationale dans le prochain budget, François Fillon a jugé qu’au moment des arbitrages, « il sera difficile de considérer que l’Education nationale n’est pas la première des priorités » de l’Etat.
« Il y a des domaines où les effectifs (d’élèves) baissent, il faut accepter que dans ces secteurs les effectifs des enseignants baissent aussi. Dans les domaines où les effectifs augmentent il faut que nous trouvions des solutions pour qu’il y ait plus d’enseignants devant les élèves », a-t-il ajouté. "