La nivologie tue

Posté en tant qu’invité par bazé:

La nivologie serait-elle en train de tuer la connaissance des avalanches ?
C’est bien ce qui semble se produire sur 2c2.
Comment voulez vous que celui qui pose une question simple pour savoir un peu plus dans un domaine précis puisse s’y retrouver ?
A la lecture des grands développements des scientifiques qui étalent leurs connaissances sans aucun souci d’être compris, des conflits de grosses têtes, des élucubrations de pseudo scientifiques qui semblent avoir appris quelques textes par cœur et les recrachent en petits morceaux sans aucune cohérence, je me demande si la nivologie n’est pas en train de tuer la connaissance des avalanches. Au milieu de nombreusees interventions stériles, les explications claires et sensées sont bien vite contredites ou noyées dans la masse.
Je crois pourtant fermement qu’on ne peut pas avoir une bonne connaissance des avalanches sans passer par la connaissance de la neige.
C2C pourrait être un bon moyen pour améliorer les connaissances de chacun, pour partager les expériences et contribuer à l’amélioration de la sécurité dans la pratique de notre port favori.
Les deux forums qui viennent de fleurir sur ce site me font douter.

Posté en tant qu’invité par J2LH:

Tout le monde pense avoir raison et ne peut honnêtement laisser passer ce que dit l’autre.

Posté en tant qu’invité par mahi:

je suis tout a fait d’accord avec toi. je dirais même que les personnes les plus compétentes dans le domaine de la nivologie sont capables sans problèmes d’expliquer aux profanes les avalanches en utilisant des termes très simples à comprendre. Et tout cela quelque soit le domaine scientifique: physique, chimie,…

Posté en tant qu’invité par Socrate:

J2LH a écrit:

Tout le monde pense avoir raison et ne peut honnêtement laisser
passer ce que dit l’autre.

ne prend pas ton cas pour une généralité !

Posté en tant qu’invité par pierre:

Désolé : j’ai un peu modifié l’intitulé du fil, mais j’ai trouvé cette formulation plus tendance.
Pour ce qui me concerne, alors que je ne me croyais pas totalement ignorant, j’ai qand même appris une foule de choses sur la matière en lisant la litérature cédeucienne. Il y a bien quelques polémiques inutiles, d’autant plus qu’elles ne sont souvant qu’arguties de spécialistes pointilleux, mais le vieux Boris aurait sûrement appellé ça « l’écume des posts », et ça n’a guère d’importance.
Très, très modestement, il me semble tout de même en vous lisant que votre connaissance intime de la neige (j’ai dit de la neige ! on se calme), vous fait sur-estimer cette composante dans l’estimation du risque réél, sur le terrain.
Dans mon expérience, ce risque dépend tout de même énormément des caractéristiques geographiques du site, et il me semble qu’une attention importante consacrée à scruter les pentes du dessus est vraiment déterminante : y a-t-il un petit couloir raide entre deux crètes rocheuses, un cône d’avalance à traverser, une trouée d’arbustes saignant une forêt d’épicéa …ce genre de choses, quoi.
C’est sans doute trivial, et sous-entendu pour vous, mais pour illustrer ce que j’essaie de dire, je vous livre l’anecdote vécue suivante : en Vanoise, par conditions « limites », trois gus, sûrement des pointus comme vous, en train de faire des trous, des tranchées, des test, peut être des calculs…en bas d’un gros vilain cône d’avalanche !
Comme quoi, il y a doit y avoir un dieu pour les savants.

Posté en tant qu’invité par le vieux:

c’est à moi que tu parle?

je suis ignorant en la matière.

Posté en tant qu’invité par pierre:

le vieux, alias mahi ?
Non, désolé, c’est une fasse manip : je voulais répondre à bazé, à propos des longs fils sur la nivo.

Posté en tant qu’invité par mahi:

t’inquiète c’est noté.

Posté en tant qu’invité par bazé:

pierre a écrit:

Désolé : j’ai un peu modifié l’intitulé du fil, mais j’ai
trouvé cette formulation plus tendance.
Pour ce qui me concerne, alors que je ne me croyais pas
totalement ignorant, j’ai qand même appris une foule de choses
sur la matière en lisant la litérature cédeucienne. Il y a bien
quelques polémiques inutiles, d’autant plus qu’elles ne sont
souvant qu’arguties de spécialistes pointilleux, mais le vieux
Boris aurait sûrement appellé ça « l’écume des posts », et ça n’a
guère d’importance.
Très, très modestement, il me semble tout de même en vous
lisant que votre connaissance intime de la neige (j’ai dit de
la neige ! on se calme), vous fait sur-estimer cette composante
dans l’estimation du risque réél, sur le terrain.
Dans mon expérience, ce risque dépend tout de même énormément
des caractéristiques geographiques du site, et il me semble
qu’une attention importante consacrée à scruter les pentes du
dessus est vraiment déterminante : y a-t-il un petit couloir
raide entre deux crètes rocheuses, un cône d’avalance à
traverser, une trouée d’arbustes saignant une forêt d’épicéa
…ce genre de choses, quoi.
C’est sans doute trivial, et sous-entendu pour vous, mais pour
illustrer ce que j’essaie de dire, je vous livre l’anecdote
vécue suivante : en Vanoise, par conditions « limites », trois
gus, sûrement des pointus comme vous, en train de faire des
trous, des tranchées, des test, peut être des calculs…en bas
d’un gros vilain cône d’avalanche !
Comme quoi, il y a doit y avoir un dieu pour les savants.

Je ne suis pas une nivologue, encore moins un savant, mais un praticien de la neige et des avalanches et donc très à l’aise pour te répondre. Tu cite deux composantes pour l’estimation du risque et tu oublies (ou tu omets) la troisième aussi importante que les deux autres. A toi de découvrir laquelle.
Il m’est arrivé bien des fois de travailler sur des cônes d’avalanches car, après le déclenchement de l’avalanche, c’est quelquefois l’endroit le plus sûr. S’il y a un dieu pour les savants, il y en a sûrement un pour ceux qui croient tout savoir.
Je me permets de citer André Roch qui a été mon premier maître en la matière: « Expert, l’avalanche ne sait pas que tu es un expert ».

Posté en tant qu’invité par pierre:

Pace, pace, bel bazeto !
Ques que j’ai bien pu dire pour laisser croire que je pense tout savoir ?
Je sais tellement peu de chose que je je ne vois pas de quelle troisième composante tu veux parler : s’agit-il de l’horaire, de l’exposition par rapport au soleil, de la température ? Merci de m’éclairer.
Pour la petite histoire que je t’ai raconté, je te précise que ce n’était pas aprés le déclanchement d’une avalanche… ni même avant : il n’y en a pas eu !
Tu vois à quel point je n’y connais rien.
N’empèche que je ne me serais pas arrêté là où ils l’ont fait.

Amitiés.

Posté en tant qu’invité par Bazé:

Sans rancune Pierre, la 3ème c’est la météo. Celle des jours passés qui aura façonné le manteau neigeux et celle qui est prévue. Il est quand même important de savoir avant de partir comment le temps va évoluer.

« Pace pace » ? C’est inutile !!! il n’ y avait pas d’irritation dans mes propos. Il en faudrait bien blus que ça.