Le gras jaune: http://alpinisme.camptocamp.com/forums/read.php?f=27&i=124144&t=124144
La suite du gras jaune
La suite de la suite du gras jaune
la fin du gras jaune
Assis sur un gros caillou, Jean-Pierre découpe une large tranche de fromage.
- E’m bòs balha pa, tà ’ t prégo (2)
- U gran troç ou u pétit ? (3)
Le béarnais tient toute sa place au milieu du brouhaha espagnol.
Je déballe le contenu de mon sac et en tire du pain, un deuxième couteau, une cuillère, un lance pierre et la bouteille.
Vient alors le pâté de belle-mère.
C’est mon petit plaisir.
Le bocal de verre a beau peser un peu lourd, son contenu mérite toute notre attention.
Un subtil mélange de viandes locales assaisonnées de poivre, un petit bout de piment d’Espelette qui lui donne une nuance orangée, et une feuille de laurier compose le trésor de mon repas.
Le pâââté de belle-mère est le meilleur pâté du monde. Sans comparaison aucune.
Je le préfère même à un bon foie gras emmené en cachette sur un sommet pyrénéen.
Discrètement, je sors une autre boite du sac.
Surveillant mon beau-père du coin de l’œil, je m’attaque à la boîte de foie gras apporté pour l’occasion. Triomphalement, je tends ma surprise à Jean-Pierre.
Il attrape la boîte, se coupe u gran troç (vous parlez béarnais maintenant aussi bien que moi) de foie gras et le tartine sur son pain :
- merci.
Et oui. Pas d’étonnement. Pas d’extase. Il est vrai qu’en Béarn on a le caoutchouc facile. On dégoupille pour un rien. On fait sauter la capsule, on tartine le gras jaune et on se laisse aller à des plaisirs défendus par la morale…
- Veux-tu me donner du pain s’il te plaît?
- Un grand morceau ou un petit?
- il n’y a pas de petit 4.
- non, pas de 5 non plus.
- il va vraiment falloir arrêter de lire les conneries notées en bas de cette page.