La course qui foire

Posté en tant qu’invité par Jano:

On a tous plus ou moins vecu des courses en montagne completement foireuses, ce jour là rien ne va, arrivé au refuge on realise qu’on a meme oublié le piolet dans la voiture, le mauvais temps qui arrive plus tôt que prevu, le compagnon qui pete un plomb, le ragoût de la veille du refuge qui ne passe pas, une gastro qui vous prend et vous coupe les jambes, des conditions vraiment catastrophiques, la neige est une veritable soupe on s’enfonce jusqu’aux cuisses a chaque pas , une voie se revelant etre un infâme tas de cailloux prêts a vous degringoler dessus a chaque pas, un itineraire tellement surpeuplé que chaque partie technique se transforme en horrible embouteillage ou chacun pietine les cordes des autres dans une veritable orgie metallique ou crampons et piolets se plantent dans tous les sens, le lacet qui pète au petit matin juste avant le depart, …
ces jours là on se dit que vraiment on aurait mieux fait de rester chez soit…avoir fait 250 km de voiture pour rien, la haine on rentre bredouille sous la pluie, en ayant l’impression d’avoir perdu son temps.et pourtant on est prêt a remettre ça le week-end suivant…
Racontez donc votre derniere galere en montagne le jour ou tout tombe a l’eau, le jours ou l’on se jure de ne plus remettre les pieds dans ce satané massif…

Posté en tant qu’invité par Sebastien:

La seamine derniere, parti pour le couloir N des Bans.
Petite soiree au refuge sympa, gros orage le soir et vers 21h, le ciel bleau qui arrive, tout se degage.
Le matin, leve a 2h, vite je vais voir dehors, grand ciel etoile, pas de vent. Un petit pas sur le bout de neige devant la porte du refuge : c’est tout dur.
L’approche sur le glacier est parfaite, crevasse franche, neige beton (a peine la pointe des crampons qui enfonce), toujours aussi beau, conditions de regel parfaites.
Et la…
Je commence a sentir la corde qui se tend un peu trop souvent derriere moi. Je mets ca sur le compte de l’heure matinale. Le soleil pointe doucement derrire Ailefroide, les sommets des Bans s’illumine, le couloir est en glace c’est magnifique.
Et puis, c’est la fringale de mon second.
Quatre heures de marche d’approche au lieu de deux. La mauvaise humeur qui arrive. Et finalement, c’est l’arret, au pied de la rimaye. Prendre le the a 6h30 du matin, au pied du couloir (en tendant le bras, on pouvait ancrer dans la glace…), seule cordee du jour, dans des conditions ideales, en decider de faire demi tour, plus jamais ca!!!
S’en suit une descente au pas de course, un bouclage des sacs en cinquieme vitesse et un retour, de fort mauvaise humeur, sur Grenoble ou il fait 35° et ou tout est nul. Envie de parler a personne, et de ne plus jamais remettre les pieds au vallon de la Pilatte.

Ca, c’est ma plus belle course ratee (alors que ca aurait surement pu etre la plus belle tout court!)

Posté en tant qu’invité par benoit:

Effectivement, j’y suis allé Vendredi, je confirme que tu as loupé une super course…

Posté en tant qu’invité par Brigitte:

Il y a trois ans, je dispose de trois jours devant moi avec une météo parfaite, ma fille est en colo, tout va bien. Au début de la montée au refuge de Vallonpierre, sur un super bon chemin super plat, paf, je me fais une belle entorse, avec un gros « crac ». Je trempe le tout dans le torrent, je serre avec un foulard, je serre les dents et je continue la montée. Pas question de gaspiller TROIS JOURS !

Le lendemain le démarrage est très douloureux, mais on ne va pas se laisser faire … il fait si beau. Le problème, c’est que malgré des essais répétés, et quelques passages à se faire peur dans des erreurs et tentatives diverses, nous n’avons jamais trouvé la voie « Bravo Oscar » au banc des aiguilles. D’où ratage total sous un ciel radieux …

Bon, puisque la montagne ne veut pas de nous, on va essayer l’escalade dans le briançonnais … une dernière malédiction nous attendait , puisque la falaise que nous avions choisie était … interdite par arrêté préfectorale !
Après une longueur sur un stupide petit rocher de 15 m qui était à côté, c’est l’heure de rentrer à Grenoble, sous le ciel ironiquement et obstinément bleu …

Posté en tant qu’invité par polo:

ben voilà c’etait l’an dernier.

J’avais planifier pendant le mois de juin l’an dernier un stage d’alpinisme à la Bérarde pour moi et trois autres pôtes. on devait se faire le Gioberney, les Boeuf Rouges, le Coolidge ( du pas trop dur on est novices)
j’était pret physiquement sauf qu’au milieu du mois de juillet je commence à ressentir une petite douleur au niveau du tendon externe du genou gauche suite à quelques sorties en vélo. Pas de panique, je me calme sur l’entrainement physique et patiente
jusqu’au jour J.
Le jour J arrive on est tous là à la Berarde avec le guide .
Départ pour le refuge de la pilatte je passe devant j’ai la forme.
Mais voilà qu’au bout d’un heure je laisse passer tout le monde et dit que je finirai a mon rythme.
Sauf que je n’en peu plus . Je sens que mon tendon va exploser…
Bref seul là au mileu du vallon je prends la décision la mort dans l’ame de faire demi tour et de renter sur Grenoble (ou il fait 40° a l’époque ).

Un an après la douleur est toujour présente quand j’entame de la montée même après plusieurs scéances de kiné et anti-inflamatoire. Je ne sais plus quoi faire !

Posté en tant qu’invité par guill:

Dans le même ordre d’idée, un site qui raconte plein de « buts » ( ok, c’est + en surf-alpinisme qu’en alpinisme ), assez excellent à lire :

http://nimp.crew.free.fr

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Rozenn:

Partis pour faire une grande voie, Délit de fuite, mon chéri qui prétend se souvenir que « c’est par là ». Au moins perdu 1h30 en allers-retours. Je finis par en avoir ras-le-bol, ça devais être ma première grande voie, l’angoisse aidant, je fini par expérer qu’on ne trouve pas le départ… Je me gauffre royalement dans un pierrier. J’ai super mal à la main mais je me dis que c’est psychologique… On trouve le départ. Et dans la 8ème longueur en plein milieu, je m’effondre, plus de jus, mais plus rien du tout, et là la douleur commence à revenir… La galère pour le premier pour me faire redescendre, en plus on grimpait en flèche.
2h après j’étais aus urgences avec un plâtre.
Finalement, c’était plutôt pas mal!
Ca me fait penser qu’on y emmène des amis dans 15 jours pour leur première grande voie… faudrait peut-être que je trouve le topo de la marche d’approche…!

Posté en tant qu’invité par Dav:

ski de rando ce printemps: je part avec un collègue faire les grands couloirs de la grande Casse (classique). On décide de se décaler sur un dimanche - lundi pour éviter le monde… et ça marche!
nous montons sous un soleil radieux et au refuge nous sommes 4 ! énorme sachant que le matin 50 personnes avait fait la face…
le lendemain 6h nickel super temps super neige (dure mais pas trop), nous progressons rapidement… d’un coup un nuage sur la combe des grands couloirs… pas grave on se dit… on continue… arrive 3300m les 2 qui nous précèdent redescendent ! : « on ne voit rien et y a un vent de folie » coup dur! on continue (des fois que ça se lève… ) on arrive vers 3500 brouillard à couper au couteau, visibilité 5m, vent violent… on se pose et on attend (toujours la fameuse fenêtre météo) maso qu’on est on attend 3/4 d’heures… rien pas de changement, obligé de faire demi tour… au refuge il fait soleil, on redescend jusqu’aux voitures sous un soleil radieux… mais là haut, rien n’a bougé de la journée… c’était le seul nuage en savoie ce jour là… dommage!

Posté en tant qu’invité par Stalker:

Je tombe sur une annonce genre « paralpiniste expérimenté cherche compagnon de cordée pour descendre en parapente de grands sommets… » Mon envie plus forte que ma peur, je monte de Paris à Cham le week-end qui suit. Le gars sympa, sait voler… Finalement il me propose de faire la Verte par le Whymper à trois (me dit « j’an ai marre du Mont-Blanc, je l’ai fait trop de fois ces derniers temps »). Lui seul descendra en parapente, car n’a pas son biplace. Un peu déçu d’être privé de vol, je me dis tant pis, puisque je suis déjà là.
La montée au refuge est inquiétante… le gars a du plomb dans les jambes, malgré le fait qu’il ne porte que sa voile de 5 kg. Il s’excuse "je sais pas ce qui m’arrive, je suis pas en forme aujourd’hui " .
Départ le lendemain à 3h, moi franchement chargé, lui avec sa voile, et un troisième qui ferme la marche. Tout se passe plutot bien pendant les premiers 300 m de dénivelé, lorsque à mi-approche le paralpiniste s’écroule subitement sur le glacier, et nous fait "continuez sans moi, suis mort ".
Un aller/retour de Paris plus le weekend perdu, pour ne même pas atteindre la rimaye !!! Autant dire j’a les boules, mais bon, rien à faire, on ne va pas le laisser au milieu di glacier, solidarité etcaetera…
Au retour donc vers 7h du mat’ au refuge, le type nous dit « moi je peux pas descendre à Chamonix de suite, il faut que je dorme avant ». Son copain décide de rester veiller sur lui, moi je descends seul la mer de Glace (magnifique le matin quand il n’y a personne)
Dans le train du Montenvers mon portable sonne: « c’est moi, X, je suis finalement redescendu en parapente ».

  • et ton pote ? - je lui demande,
  • ban il descend à pied…

A part ça le mec sympa, il m’a même logé chez lui… mais désormais je me méfie des parAlpinistes…

sans rancune… grrrrrrrrr

Posté en tant qu’invité par Rozenn:

Tiens, un parisien…

Posté en tant qu’invité par yann:

Projet d’Aneto… désir de monter au refuge de la rencluse… Déjà perte de temps au depart 5 heures de retard à la sncf, la première journée se termine à 1 heure du matin, sans flotte…

Le lendemain on repart pour se balader un peu on prend pas la chemin direct… bivouac sympa le soir, le lendemain matin on bascule et arrivé en bas…Grave erreur on est dans la mauvais vallée… loin de la rencluse et encore plus loin de l’Aneto…pourtant le chemin direct est super évident… pfffff avoir voulu faire du tourisme on s’en veut…bref retour grasce à une automobiliste sympa jusqu’à Bagnere de luchon et rien du tout à la clef…que de la mauvaise humeur et beaucoup d’amertume…

Désolé à mon compagnon…milles excuses (j’avais la carte)

Yann

Posté en tant qu’invité par Burna-tseu:

ouais. moi une fois je m’étais dit : bordel je me fais la barre des écrins en solo! j’encule les crevasses s’il y a la place! Mais finalement je me suis dégonflé et je suis resté à ramper dans mon appart’. C’était ma plus belle course foirée.

Posté en tant qu’invité par chris:

On invite le frère de ma belle soeur a venir passer 10 jour en montagne.

Jusque la, tout va bien.

Première sortie pour pas trop le brusquer, randonée tranquille, soleil, pénard.
On resdescends, crevés, mais heureux de ces heures passées dans le massif.

Je lui prépare une randonée, 10/10 pour son premier séjour en montagne (il a 16 ans).

Montée au Bivouac (3198m) et dormir la. Le jour après, attauqer la Pointe Rouge (F / 3630 m) et redescendre par l’autre versant de la vallée avec un col a repasser. Les parents nous attendent de l’autre coté a un refuge. Le Paradis quoi …;

Le paradis, sauf que, le temps s’en est mêlé.

A 2 heures du premier bivouac, en 10 minutes, le temps se refroidi, le ciel se couvre, on peut apercevoir dans la vallée en face (apercevoir c un grand mot) que tout se couvre de nuages bien noirs, et ténébreux. Notre Paradis se transforme en Enfer … aha h a

On perd de vue le bivouac, qui se couvre de nuages, plus un cm2 de ciel bleu. On avait démarré en short et en t shirt, on se retrouve avec les pantlons de survie, double pull, vets, gants et bonnets, a attendre la suite…

Pour finir par redescendre parce que rien ne s’améliore.

C pas fini. Descendu de 300 m environ, les choses vont en s’améliorant. Le ciel se découvre un tantinet, et si on savait allez jusqu’au dessus, la bas on sera a l’abris , puis on ne sait jamais que le temps s’améliore en soirée.
Demi-tour, on remonte. RE 300 m de dénivelé dans les jambes. Et RE la gRèle.
La mort dans l’ame on a du faire demi tour pour de bon.

Voila.

Le pire c’est que la semain d’après, pareil. Juste sur le temps de midi après avoir mangé au pied d’un galcier, le temps se couvre, pluie.

Le temps de redescendre et les nuages foutent le camp __________________

Après midi plein soleil, on a pris un verre au bar.

Posté en tant qu’invité par fage4690:

Dent du Geant, voie normale: la belle course d’échauffement, déclarée au refuge Torino.
Le départ tôt se passe bien, on arrive à la salle-à-manger (où on abandonne sacs, crampons et chaussures pour des chaussons), la course se passe super bien, le bonheur. L’arrivée au sommet est à peine en retard sur le timing du topo, météo super, le bonheur à forte dose.

A la descente, je me plante d’itinéraire dans les rappels, et nous voilà à deux, pômés en pleine dent: remontées sur coinceurs et re-erreurs pour récupérer la voie, c’est vachement dur; a galère absolue. Heureusement, grand bleu à la météo.
Pour couronner le tout, un lacet se casse (et les rechanges sont dans le sac laissé à la « salle à manger »… Je remonte péniblement jusqu’à une vire et… je m’endors épuisé (surveillé par le copain qui suivait en second…).

Tout se termine heureusement bien, le matos est toujours à la salle à manger quand nous y arrivons mais quand nous arrivons au refuge, ils nous expliquent que les secours s’apprêtaient à partir nous chercher… nous étions « la queue entre les jambes ».
Maintenant, cela redevient un chouette souvenir, mais aussi une école d’humilité, car il suffit de peu pour transformer une course en cauchemar.

J’y retournerai un jour!

Posté en tant qu’invité par papyours:

Une grande voie de rocher en altitude qui a mal tourné :
vêtements trop légers, préparation un peu expéditive (mea culpa …), météo incertaine et puis le vent qui se lève, qui devient très fort, la décison de faire demi-tour au milieu de la 7 ème longueur, la corde qui s’envole littéralement lors du premier rappel et va se coincer plus haut que le dernier point atteint ( !) , un peu de panique surtout avec le froid dû au vent , les dents qui claquent et le corps qui grelotte, puis le GSM qui sort du sac, la peur de le laisse tomber, les doigts gourds qui ont du mal à composer le 112 , puis l’hélico qui arrive , et … qui repart car trop de vent pour un treuillage, puis une reprise progressive des choses en main, un coup de canif et l’abandon d’une demi-corde puis une descente en mini-rappels ( souvent sur 1seul point … ), puis finalement la rencontre avec une cordée du PGHM qui grimpait vers nous depuis le bas , bien protégés du vent sous la gore-tex, les 2 derniers rappels sur leur corde puis redescente vers le parking la queue entre les jambes… !
Et un bon resto le soir pour se remettre de nos émotions .
Finalement plus de peur que de mal, une bonne leçon de la montagne à ne pas oublier et un premier contact ( le dernier ?) avec les gars du PGHM, sympas, professionnels et efficaces…
Etait-ce un secours abusif ? Personne ne nous l’a reproché, mais la question me trottine dans la tête …
Suite à une mauvaise évaluation de la météo ( et d’un sous-équipement vestimentaire ), nous nous étions mis en difficulté mais nous n’étions ni blessés et ni en danger à court terme. Mais je n’ose pas imaginer l’état dans lequel nous aurions été après un bivouac improvisé sur cette vire à 3000 m avec le vent qu’il y avait … bonjour l’hypothermie !
De simples polaires ( pas de wind-stoppers ce jour là !) ne protègent vraiment pas d’un vent violent !
Décoincer le rappel aurait été délicat mais possible si nous n’étions pas transis par le froid lié au vent , le moral dans les chaussons … et on aurait pu prendre tout de suite la décision d’abandonner le brin de corde coincé et de descendre directement avec ce qui restait de la corde sans appeler à l’aide ?
Bref , des pensées qui n’ont pas fini de tournicoter dans mon esprit.
Que ça ne vous arrive pas !

Posté en tant qu’invité par hervé57:

Stalker, je crois qu’avec un type comme celui que tu nous décris, j’aurai eu du mal à rester calme et poli!

On peut tous avoir un coup de barre un jour, ça m’est déjà arrivé aussi mais dans des circonstances très particulières…

MAIS:

-quand on entend dire « paralpiniste expérimenté », on pense à un alpiniste d’un niveau physique respectable(et technique), surtout lorsque soi-disant le Mont Blanc l’ennuie

-quand on part à trois et que l’on revient chacun seul et dans ce genre de cas-là, il faut se poser des questions sur certaines personnes…c’est un état d’esprit étrange, c’est le moins que l’on puisse dire

enfin, il parait qu’il faut de tout, mais j’espère sincèrement que pour mes prochaines courses, je n’aurai pas un vantard pseudo-compétent sur la corde dans ce genre-là

eh oui, on voit de tout en montagne :wink:

Hervé57 (pardonnez l’intrusion sur ce post ;-))

Posté en tant qu’invité par 996carrera2:

avec le vol en parapente à la place de la soirée entre copains ?
je crois que tu t’ es fait « avaler » par les 2 gus, qui doivent encore la raconter dans les bars de Cham’, la fois où il ont amusé le parigot !!!

Posté en tant qu’invité par franck:

La miène a foiré juste avant le départ,à la gare de la benne de l’aiguille du midi,
quand on s’est appercu qu’on avait oublié la corde…
Voila,rien de trop extra-ordinaire et me connaissant tête en l’air,rien de surprenant…

Posté en tant qu’invité par La Scoumoune:

Rando en Corse sur le GR20, mi-juin 2002, nous partîmes à 4, de Calenzana, le coeur chargé d’entrain, sous les doux et précoces rayons de l’astre divin. En 9-10 jours, nous devions achever le GR. Bon rythme et moral au beau fixe 4ou5 jours durant. Puis, au détour de la région des lacs, nous fûmes surpris par un orage aussi violent qu’inattendu. La colère des dieux s’abattait sur votre humble narrateur et sa troupe de joyeux crapahuteurs. Puis vînt la grêle et voilà notre équipée qui se sépare au cri du « chacun pour soi ». En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, ou tout au moins l’écrire et le lire, la communauté fut dissoute. Pour ma part, j’eus à peine le temps d’enfiler un poncho décathlon bleu sur mon pauvre torse dénudé que la température commençais à chuter irrémédiablement. Une ou deux vautres de tout mon long, sans retenue aucune, plus tard (pas évident de trottiner sous des trombes d’eau et de grêle, la capuche plaquée sur le visage et les bras croisés sous le poncho avec un sac de 20 Kg) j’atteins le refuge qui n’a jamais aussi bien porté son nom. Et voici que la neige tourbillonne dans le vent déferlant et s’agglutine sur les pierre, couvrant peu à peu le chemin et habillant les cimes environnantes. Résultat : le refuge se rempli peu à peu des gens qui comme nous montaient et des gens qui l’avaient quitté le matin mais qui avaient rebroussé chemin du fait de la mesquine tempête qui faisait rage. Au total bloqués pendant près de 2 jours dans un refuge prévu initialement pour 40 mais ingurgitant jusqu’à une centaine de gus, trempés comme des souches. Le 2ième jour, les choses ne s’améliorant pas nous décidâmes de redescendre vers Solenzara.
Un peu plus tard nous apprîmes qu’un groupe de randonneurs à la journée avait été surpris par la tempête => 1 femme en était décédée, suite à une hypothermie.
De mémoire de Corse, jamais on avait vu cela! Il était tombé jusqu’à plus d’un mètre de neige et les hélicos ne pouvaient intervenir.
3 années auparavant, nous fûmes contraints à l’abandon au bout de 6 jours, mes 2 acolytes atteints respectivement d’une tendinite et d’une fracture de cheville. Et là encore nous avions dû rejoindre Solenzara.
La même année ma tente a littéralement explosée sous la poussée du vent dans l’Atlas marocain, mais nous avions néanmons poursuivi…
Ahhh, que c’est dure d’élire la plus pourrie des courses!