Junior a skis

Posté en tant qu’invité par Laurent:

voila, voila,
les premieres neiges sur le Parmelan emoustillent Junior (3 ans et 4 mois) qui me tanne sur l’air de « c’est quand que tu m’emmenes a skis? »
Alors voila on va faire un essai: il a les skis pour petits avec le patin de freinage sous la semelle, les chaussures, le casque, la parka, les moufles.
Jusque la tout va bien.

Maintenant on est sur les skis. A priori je compte commencer l’apprentissage en le tenant sous les aisselles, histoire de lui montrer que ca glisse que ca tourne et que ca reglisse. Puis, si tout va bien, le laisser glisser en lui faisant tenir les poignees de mes batons que je tiens moi meme de l’autre cote.
Piaprechepo.

Z’avez des conseils pedagos ou autres, histoire d’eviter de trop grosses galeres?

Posté en tant qu’invité par Olaf Grosbaf:

Surtout, n’attache pas ton petit avec une corde pour le retenir si il va trop vite. Ma copine en garde encore de graves séquelles psychologiques!
Olaf

Posté en tant qu’invité par Nicolas:

Selon mon expérience - pas encore immense (2 futurs hoirs) - il me semble que l’essentiel, c’est justement de ne pas les tenir par les aisselles: ça les empêche de sentir comment prendre leur équilibre sur les skis. C’est un peu le même gag avec les bâtons de ski, qui vont retenir l’enfant en le freinant en dessus de son « centre de gravité ».

Un meilleur truc (appris de moniteurs pros au Valais): suivre l’enfant en le tenant par les genoux (ou s?), ce qui 1) est plus bas que le centre de gravité et évite que les skis descendent plus vite que le skieur et 2) permet de montrer que c’est en mettant de la pression sur une jambe que les skis se mettent à tourner.

Un artifice complémentaire: le triski. Ca aide quand même pas mal ou début pour comprendre les virages. Mais c’est vrai qu’il faut un jour s’en passer, parce que c’est difficile de combiner avec les peaux au niveau de la spatule …

Et la meilleure recette: beaucoup de patience, et savoir se dire que ce n’est que dans 10 ans qu’on pourra refaire de la rando tous les week-end …

Bonne glisse !

Posté en tant qu’invité par Dom:

il y a un truc (suisse évidemment) qui est vachement pratique au début (parce qu’à trois ans, il ne va pas forcément piger tout de suite qu’il doit garder ses skis parallèles ou ouverts vers l’arrière plutôt que vers l’avant et vlaf …): c’est une pièce qui solidarise les spatules des skis via une rotule; donc, lardounet qui glisse sur ses beaux skis, dès qu’il se tortille, tourne à gauche ou à droite sans se répandre par terre; de plus, sa vitesse est forcément contrôlée puisqu’il ne peut ouvrir ses skis que vers l’arrière; le temps qu’il comprenne que la pression d’un côté ou de l’autre le fait tourner, on enlève l’objet (avant qu’il ne s’y habitue définitivement), mais entretemps, il s’est bien amusé sans trop tomber, parce que, sauf exception, ils détestent être vautrés par terre, avoir froid, être mouillés, etc …
et, sauf exception aussi, papa ou maman ont rapidement très mal au dos et à la nuque de tenir lardounet entre les jambes ou au bout du bâton (tiens, d’y penser, ça me grésille dans la nuque).
Amusez-vous bien

Posté en tant qu’invité par Dom:

Nicolas a écrit:

Selon mon expérience - pas encore immense (2 futurs hoirs) -
il me semble que l’essentiel, c’est justement de ne pas les
tenir par les aisselles: ça les empêche de sentir comment
prendre leur équilibre sur les skis. C’est un peu le même gag
avec les bâtons de ski, qui vont retenir l’enfant en le
freinant en dessus de son « centre de gravité ».

tout à fait d’accord

Posté en tant qu’invité par Francois:

Moi je les avaient collés dans des traces de ski de fond et je les tirais avec le bâton sous les fesses (comme une rondelle de téléski). On ralentit, on accélère…ça leur donne l’habitude des changement de vitesse aux ruptures de pente et ils sont bien obligés de garder les skis parallèlles. Et puis on les lâche dans des petites descentes, toujours sur des traces de fond.
Pour les virages (cette fois sur des vraies pistes, pour gamins bien sûr), je ne me suis pas cassé la tête:

  • tourne à droite! et il tourne à droite
  • tourne à gauche! et il tourne à gauche
    C’est des gamins, ils apprennent vite et ne s’embarassent pas de technique. La technique, c’est pour plus tard.
    J’admets que ce n’était pas très orthodoxe comme méthode, mais ça a très bien fonctionné.

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

Moi je commencerai quand même avec l’essentiel: la physique des plaques a vents, maniement d’arvas, la geomorpholgie de l’arc alpin…
tu vas l’enmmenr skier où: Saint Moritz, Davos…?
Bonnes vacances et bonne glisse :o)

Prometteur, ce junior!

Posté en tant qu’invité par domice:

D’après mon expérience : à 3 ans, c’est vraiment les prémices ; à 5 ans, ça skie (un peu).
Donc, l’habituer à la neige, à marcher avec de grosses chaussures, à marcher avec les skis (sans bâtons, en les poussant), à se baisser, à se lever, à glisser en le tirant au bout d’une écharpe, etc.
Effectivement, ils n’aiment pas trop tomber et ne pas arriver à se relever, rester le popotin dans la neige non plus.
Le top : glisser entre les skis de papa/maman sur des pentes un peu plus raides (genre piste verte). Voilà, voilà. Mais ça va vite : à 8 ans c’est des bombes !

Posté en tant qu’invité par oles:

franchement, quoi que tu fasses, les moniteurs de ski de l’esf sont pas moniteurs pour rien ! ils ont la technique, ils ont fait les etudes pour et ils sont le plus competents.
Tout ce que tu vas apprendre a ton gamin ce sont tes defauts !!!
Je skie depuis depuis des annees, sans jamais avoir pris de cours, et je le regrette. Je descend partout , noire, toute neige, je descend, mais avec un style de « merde » que j’aurais pu ameliorer avec des cours de ski fait par des gens competents !!!

Posté en tant qu’invité par Laurent:

merci pour vos reponses!
Meme a Oles en esperant qu’il ne m’enleve pas la seule qualite que j’ai par rapport aux moniteurs ski (dis Francois, c’est toi qui dis partout que je suis nul a skis?) de l’esf (cocorico!):
je suis le pere du junior en question et a trois ans, ca change bien des choses.