Joie de vivre et soulagement d'être encore vivant

Posté en tant qu’invité par Robin:

j’ai découvert c2c cet été, avant de partir à la Meije.
Site sympa, utile,souvent drôle, qui permet aussi de prendre conscience que la solidarité n’est pas un vain mot entre alpinistes.
La mobilisation, les recherches menées lors de la disparition de Fab Roulier sont à cet égard significatives.
Je ne connaissais pas fab, mais la lecture de son topo sur la Meije, ses photos reproduites dans l’album , ses interventions sur le forum en faisaient un personnage « familier ».
Les mauvaises nouvelles, décès et accidents de personnages que l’on croyait indestructibles (D.Taupin, A. de Choudens)prêtent à réflexion.
Je me souviens de ma rencontre avec P. Beghin, sacré bonhomme, tête bien faite et sacré niveau …La liste des disparus habités par notre passion est sacrément longue de Terray à Radigue sans parler des potes anonymes.L’espérance de vie des alpinistes de haut niveau n’est pas des plus longues, c’est râlant, surtout lorsqu’ils se plantent dans des voies faciles ou à la mer de glace (salut Hervé…).
L’important me direz - vous n’est pas la durée de vie mais son intensité; mieux vaut vivre 20 ans comme un lion que 80 comme un âne…
Mais tout de même ,de coups de foudre (météos !pour les autres pas de soucis !) en chutes de pierres, le sentiment d’invulnérabilité s’effrite (comme disait Albert 1er) .
J’espère ne pas en arriver au point de mon oncle qui, CRS de montagne dans sa jeunesse en est venu à ne plus quitter les sentiers.
Merci aux créateurs du site et longue vie à c2c

Posté en tant qu’invité par Christine:

Dis, Robin, tu n’es pas GHM, par hasard ? Si oui, on se connaît probablement. En tout cas bienvenue au forum C2C.

Posté en tant qu’invité par albert:

Aujourd’hui vivre comme un âne c’est, en France, plutot vivre bien et puis notre connaissance des ânes a fait de gros progrès. vivre comme un lion c’est vivre comme un con vivre comme un âne pour moi, c’est vivre comme un sage, être persévérant et tolerant.

Posté en tant qu’invité par fredo:

juste une remarque pour Robin: vivre comme est lion, n’est pa forcément aussi intense que l’on peut l’imaginer… un lion ça dort(jusqu’à 20 heures/jour), ça bouffe, ça baise!
pas très excitant!
alors qu’un âne, ça peut faire plein de truc sympa! aller se promener en montagne, emmener des enfants, et même se payer le luxe de dire « NON » à son maitre s’il l’emmerde!

Posté en tant qu’invité par Christine:

un lion ça dort(jusqu’à 20 heures/jour),
ça bouffe, ça baise!
pas très excitant!
Ben… pas si mal, non ?
Trève de plaisanterie, je pense que le propos de Robin n’était pas une apologie de la conduite à risque. Simplement un éloge des moments intenses que nous vivons tous en montagne. Et le constat que si on refuse tout risque, on ne fait pas du tout de montagne. Il s’agit sans doute d’arbitrer au mieux entre la philosphie du lion prudent et celle de l’âne entreprenant, non ?

Posté en tant qu’invité par c.l:

Moi j’aimerai bien me faire l’arete du Lion…
(et descendre par le Hornli)

Posté en tant qu’invité par Francois:

« Et le constat que si on
refuse tout risque, on ne fait pas du tout de montagne. »

Si on refuse tout risque, on ne fait rien du tout. Et encore…
Pour éviter tout risque, une seule solution: ne pas naître.
On a donc la réponse. Mais quelle est la question?

Posté en tant qu’invité par Robin:

Guide ? Ben oui … dans les châteaux.J’suis prof d’Histoire !
Un de mes potes a fait une formation avec un homonyme , GHM vers Briançon, un ombre trés sympatico paraît - il et fort grimpeur (lui …).
Désolé

Posté en tant qu’invité par Robin:

Merci maître pour la défense
C’est vrai , j’ai une tendresse particulière pour les ânes, plus particulièrement le bourricot catalan. Sa servilité est un compagnonnage , on ne le fait avancer ni à la carotte ni au bâton , contrairement aux bipèdes.
Un pote a un élevage sur les contreforts du Canigou, si l’aventure vous tente …

Posté en tant qu’invité par Robin:

« entre poc i masse la vida passa » proverbe catalan -orthographe à vérifier -

Interprétation possible: Si vis pacem, passe à l’ombre.

Posté en tant qu’invité par Christine:

Prof d’histoire ? Diable, tu aurais beaucoup à m’apprendre (je ne suis pas bien bonne en histoire).
Ton pote et moi connaissons apparemment le même Robin GHM. Effectivement très fort grimpeur et fort sympa. J’ai fait avec lui + une copine une voie dans les Cerces au mois d’août.

Posté en tant qu’invité par Robin:

T’affoles pas j’étais pas « fort » en histoire (scolaire) moi non plus (1515 ragnagnan etc…) en revanche l’histoire et la géo peuvent se vivre sur le terrain, sur les lieux de mémoire: j’ai mouflé dans ma jeunesse, en Aragon, un archéologue au sommet d’un piton qui abritait des vestiges musulmans du IX ème S (le fantasme indiana JOnes , action et réflexion !).
Ce matin j’ai parcouru l’ancien camp de rétention de Rivesaltes, qui a vu passer des familles destinées à auschwitz, il reste encore les peintures des gamins sur un mur : des paysages alpestres.L’infirmière suisse qui essayait de soigner les détenus rêvait de liberté en admirant les crêtes enneigées des Pyrénées (Friedel Bohny - Reiter, journal de Rivesaltes, edt° ZOE).on en revient toujours à la montagne.
Bonnes courses avec Robin

Posté en tant qu’invité par Christine:

l’histoire et la géo peuvent se vivre sur le terrain
Ah oui, tout à fait. Nettement plus portée sur la géo que sur l’histoire, j’adore mettre à profit les courses ou rando en montagne pour faire de la géo sur le terrain.
Bonnes courses.