J.O. de la randonnée à ski

Posté en tant qu’invité par Dom:

j’ajouterais même que des personnes étroites d’esprit, on en trouve dans tous les « camps ». Je me rappelle un « vrai » montagnard A.O.C., randonneur de surcroît qui, alors qu’il proposait plutôt gentiment d’initier des débutants aux joies du ski de rando, a déclenché les foudres du même public qui se plaint aujourd’hui de ne pas être initié parce qu’il a eu le malheur d’annoncer qu’il faisait de la compétition … faudrait savoir …

Posté en tant qu’invité par jean-marc:

Je me méfie toujours de ceux qui se prévalent d’un esprit montagne… en plus ils seraient bien en peine de le définir. De toute manière, la montagne et son esprit n’appartiennent à personne, et surtout pas à toi qui fait une fixette sur l’utilisation de cotations. Quelle intolérance! Laisse donc les gens parler de cotations si cela les amusent…

Posté en tant qu’invité par âlex:

Oui, le milieu de la montagne est élitiste pasqu’il dispose d’un étalon évident qui permet de départager facilement les pratiquants : la montagne elle-même. Y a plein de critères pour se juger les uns les autres :

  • le dénivelée
  • l’horaire (jme demande d’ailleurs si les gens ont pas tendance à sous-estimer plus ou moins consciemment leur temps de parcours pasque je crois pas être spécialement en mauvaise forme mais j’ai l’impression de faire des horaires de merde par rapport aux autres compte-rendus =D). Ca me donne d’ailleurs l’occasion de pousser une petite gueulante : ce serait bien que quand vous indiquez un horaire vous précisiez s’il s’agit d’un horaire global ou seulement de montée, pasque des fois j’ai des doutes…
  • la difficulté (dans notre cas : pente, exposition)

On entend souvent dire que la montagne ca rend humble… humble peut-être par rapport à soi-même mais par rapport aux autres c’est tout le contraire (enfin jveux dire par rapport à ceux qui font moins bien que nous, bien sûr !). D’ailleurs je ne jetterai pas la première boule de neige car ca m’arrive souvent de gonfler le pectoral en voyant les touristes qui se balladent sur la route, en me disant « moi jvais tout là haut, là où ils iront jamais ». Pareil quand par exemple vous prenez le train du Montenvers avec tout votre barda, y a tous les touristes qui te regardent bizarrement et c’est encore pire quand tu remontes de la mer de glace !!!
J’trouve pas ca malsain, ca fait partie des plaisirs de la montagne de se dire qu’on fait pas des choses ordinaires dans notre vie.

En ce qui concerne les cotations, bah en montagne, en escalade, en ski, en trottine-herbe ou je sais pas quoi, on a toujours envie de faire plus fort (plus haut, plus loin, plus raide !) dans la mesure de ses possibilités ou de ses aspirations du moment (ouais y a des gens plus psychopathes que les autres). D’ailleurs ca interloque souvent les néophytes (les non initiés ??) que des gus passent par une voie de tarés alors que c’est tellement plus simple de passer par la voie normale ou le téléphérique… Vous je sais pas mais moi j’en suis au stade où je recherche plus LA ligne qui monte au sommet que le sommet lui-même. Je déteste ne pas terminer un itinéraire et ne pas sortir au sommet mais dans mes sorties, c’est pas le sommet qui compte mais plutôt la manière d’y aller. D’ailleurs c’est ca qu’est cool en skirando : quand t’as atteint le sommet, t’as non seulement la joie du point où y a plus rien au dessus (parfois par un itinéraire esthétique) mais tu sais aussi que tout ne fait que commencer puisque t’as encore la descente qui t’attend au tournant ! Les cotations disont que ca sert à prendre conscience de ses limites techniques pour mieux les exploser ensuite (et surtout progressivement sinon c’est le skieur qui risque l’explosion =D ).

Quant à Xavier (puisque c’est de lui dont tu parles, Dom, non ?), à mon sens il s’est attiré les « foudres » d’un certain nombre car il disait « j’peux t’initier, j’fais de la compet », probablement pour dire « je fais de la compet, ce qui garantie que je sais de quoi je parle en skirando et donc que tu peux avoir confiance dans ce que je dit » mais ca pouvait aussi s’interprêter comme « faut faire de la compet pour être un vrai skieur de randonnée », ce que beaucoup ont relevé, en général ironiquement. D’ailleurs on le voit moins sur le forum en ce moment Xavier, aurait-il déjà troqué ses collant-pipette contre un vélo de course ??

Posté en tant qu’invité par âlex:

Par "humble peut-être par rapport à soi-même ", jvoulais dire « humble par rapport à la montagne »…

Posté en tant qu’invité par Charles:

Moi ce qui me fait chier chez les montagnards , c’est leur coté moraliste
On dirait qu’il n’ont jamais fait de conneries
Ils ont du oublier d’etre jeune
Moi je revendique d’avoir fait des conneries , de m’etre pris des pelles et heureusement de m’en etre sorti
Et en plus je ne pense pas etre à l’abri d’en faire encore(meme si j’ai tendance à réfléchir plus qu’auparavant ).
Et vous, avez vous déja fait des conneries dans votre vie de montagnard aguerri??
Faite moi part de vos erreurs (j’écrirai peut etre un bouquin avec)

Posté en tant qu’invité par Lulu:

  • Me rendre compte au bout d’une dizaine de minutes que j’oubliais de clipper les longes en via ferrata…
  • Faire 500m de descente en tombant tous les trois virages et réaliser que j’avais pas mis mes chaussures en position descente…
  • Pester contre mes chaussons qui me faisaient mal aux pieds… mais enfilés au mauvais pied!
  • casser mes lunettes de soleil avant un départ en raid et ne pas avoir de paire de rechange…
    j’dois en oublier mais bon, ça suffit déjà!

Posté en tant qu’invité par Pierre-Olivier:

Ca ne fait pas avancer le schmilblick mais…

j’suis 100% d’accord!

Pour Xav’ Je pense aussi que les amateurs de forum ont plutôt bondi sur le fait que faire de la compétition légitimerait une capacité à initier un débutant ( et puis Xav, il démarre tellement au quart de tour qu’il est difficile de ne pas être tenté de le titiller :-))

Posté en tant qu’invité par Francois:

Rester au lit le dimanche matin en me disant que je serais bien con d’aller me faire chier à transpirer pendant des heures sous le cagnard (et le regretter ensuite).

Posté en tant qu’invité par Lulu:

Ben ouais, y en a qui sorte pas le dimanche matin . Faut dire que parfois la rando du samedi epeut laisser quelques séquelles (genre cuisses tétanisées, genoux arrachés, dos vrillé…rien que ça!) et que malgré toute la motivation du monde, quand déjà on est explosé rien que de descendre les escaliers…ben on retourne se coucher! et on est sur le web à 8h30 un dimanche malgré le beau temps!!

Posté en tant qu’invité par alexis:

Salut,

Ca fait plusieurs fois que je lis des commentaires du genre : « y’a des gus qui rentrent des horaires de fous », « les cotations sont sous-evaluees », etc …

Dans les sorties, vous lisez les horaires qu’ont mis les gonzes ? Les seuls parametres interessants concernent, a mon sens, les conditions variables d’une course : la nivologie, l’etat du refuge, portages enventuels, … bref, tout ce qu’il n’y a pas dans un topo papier. Pour les horaires, ben, j’ouvre la carte, et je me dis, la je vais mettre 10 min., la une heure, la 30 min. et je rajoute eventuellement une heure pour bouffer, et faire la sieste, et voila. Et pour la cotation, j’ouvre le topo papier ad-hoc, les cotations qu’il y a dedans sont souvent une synthese, une moyenne, et une reflexion de (des) auteurs.

Voila, dans mon systeme propre : cote horaires, c’est le temps que je mets (et souvent le temps que j’ai mis, je ne m’en rappelle pas du tout), et cote cotation, seulement deux cotations differentes : je passe et je passe pas.

Et puis, il y a tellement de gens forts en montagne, que les commentaires sur des plus forts que moi, je m’en fiche eperdument. Et puis, honnetement, la duree de vie d’une fiche, c’est quinze jours, alors faire le flambeur pour quinze jours, c’est petit-petit (peut-etre que vous pourrez moyenner les sorties dans quelques annees, mais ce sera des moyennes, on verra plus les pipoteurs).

Et puis quelle importances que certains ayent envie d’etre le roi d’un jour ? C’est naturel, si ca ne vous plait pas, ne lisez pas les horaires !

Bonne semaine a toutes, Alexis

Posté en tant qu’invité par jak:

j’hallucine: elle dit que les « montagnards » doivent s’ouvrir à l’extérieur…

quels sont tes amis « montagnards »?

  • si c’est fous du chrono, c’est sûr qu’ils n’ont pas grand chose à raconter à part : j’ai fait la Gde Lance de domène en 1.54 en partant de Domène…
  • des gens qui font de la montagne pour être à la mode et qui par leurs pratiques dénaturent la nature?
  • le « paysan du coin » qui vit dans ce milieu difficile à l’année.

toi tu débarques avec tes valeurs de libéralisme et tu veux tout changer. je rêve. Le déterminisme naturel et/ou physique est extremment important: tu veux que tout le monde partage avec tout le monde: déshabiller la montagne et les montagnards pour satisfaire ton ennui ou ton voyeurisme; il n’y a plus d’intimité: on montre tout parce que cela fait « vendre » tout en faisant croire à ces braves montagnards qu’ils en tireront quelque chose, on se croirait en plein Loft…

tu ne crois pas que la montagne est un jardin secret: ton, votre, mon jardin secret qu’il faut préserver de la gangrène des systèmes d’amménagement et des systèmes monétaires mercantilistes ? Car alors que viendras-tu faire en montagne si tout est « pourrri »?

heureusement certaines personnes (dont je me revendique) luttent contre les dérives des aménagements, de la commercialisation de « l’esprit montagne », les dangers que représente la fréquentation et donc les réglementations.

Les Marins c’est la même chose, tu les trouves aussi bornés, bourrus? et tu trouves ça normal que l’on bétonne les côtes, que l’on la mer serve de poubelle? sous prétexte d’ouverture…

cela fait très sentencieux: mais chacun a son langage, un rapport particulier avec la montagne, tu n’as surement pas encore construit le tien, ni compris celui des autres, « des montagnards » comme tu les appelles.
Si tu n’arrives pas à construire ton langage, change d’amis…

ah oui un dernier truc: la montagne c’est quelque chose que tu vit, que tu n’achète pas : ce sont des émotions, de la contemplation des « aventures » avec des Amis et tout le monde ne s’appelle pas Roger frison Roche (paix à son âme) pour te faire une belle description de l’ascension de la verte et du coucher du soleil sur le dôme du Gouter…

amicalemeent, jak.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Euh! Il doit y avoir du vrai dans ce que tu dis, mais j’ai pas tout compris…

Posté en tant qu’invité par Bubu:

La, Jak tu deconnes. Relis les messages de Martine et relis toi.
Elle te parle de manque de pedagogie (mais bon, skirando n’a pas la pretention de rassembler la creme dans ce domaine), tu lui repond liberalisme.
Si qqch peut contrer le liberalisme, c’est bien l’education (dans le sens « je peux me debrouiller tout seul » et non dans le sens d’un conditionnement), et si qqun aimerait etre aide a devenir autonome en montagne, il ne veut pas pour autant les tele pour y aller sans efforts (ce serait justement contradictoire).
Si tu veux « preserver la montagne de la gangrène des systèmes d’amménagement », ce n’est pas en cachant ce que tu y trouves et aussi COMMENT tu fais pour y trouver.
Si plus de monde prenait conscience et etait concerne par l’amenagement et la mecanisation de la montagne, tu ne serais peut etre pas ici a gueuler.

Bon, avec des si on fait beaucoup de choses …

Bubu

Posté en tant qu’invité par Pierre-Olivier:

Faut arrêter de fumer du mauvais @!#$, mon garçon…

Posté en tant qu’invité par Fred:

En lisant les états d’âme de Martine, vivant apparemment en Belgique, un peu perdue dans sa quête de « l’esprit montagne » et la réponse un tantinet « écolo-parano » de Jak, sans doute membre de la mouvance grenobloise Mountain Wilderness/FRAPNA etc (pour qui j’ai par ailleurs le plus grand respect) …, on mesure le gouffre qui les sépare et on se demande bien qui est le plus bornés des deux … J’espère que c’est simplement un problème de communication !
Pour ce qui est des sports de montagne et la technicité qui leur est propre, je pense que c’est un milieu qui n’est fermé pour personne (et même facile à appréhender jusqu’à un certain niveau) en ouvrant les bonnes portes. Adepte depuis longtemps du ski alpin et randonneur à pied l’été, j’ai goûté au ski de rando et à l’alpinisme, il y a 6 ans avec l’UCPA, alors que je vivais à Paris. J’ai trouvé cette formule très sympa, pédago (technique à ski, recherche d’ARVA, connaissance neige et avalanches, choix des itinéraires) et adaptée au rythme de chacun si l’on choisit bien son stage. On y rencontre des gens de tous les horizons, des guides ouverts, pas bourrus ( !), et je n’ai eu à aucun moment le sentiment qu’on me commercialisait un quelconque " esprit montagne ". Au bout de 3 semaines de stage, on a de bonnes bases et pour peu qu’on sache lire une carte et interpréter un bulletin nivo-météo, on peut commencer à organiser de façon autonome des courses de niveau PD. Ensuite, c’est le niveau à ski, la forme physique du moment, l’expérience et la sensibilité au vertige de chacun qui fixent les limites vers des difficultés croissantes.
Il faut donc faire peu de cas de ces gentils internautes qui friment en sous ou sur-cotant des courses, grimpent à 800m/h, tous comme certains austères Cafistes (signes distinctifs : chemises à carreaux, collier de barbe) qu’on croise encore parfois dans les refuges, qui on tout vu/tout fait et cultivent une ambiance marche ou crève dans leurs sorties …
Les références que je prends en compte sont dans les guides Labande, Olizane, VSH ou dans les topos Alpi Rando et Montagnes Magazine. Eux n’ont aucun intérêt à en mettre plein la vue … L’important est au final de SE faire plaisir et ce n’est pas proportionnel au niveau de la course.
Quant à " l’esprit montagne ", je me demande toujours si c’est la peine d’en chercher un, partagé entre un gardien de refuge, un randonneur des villes, un paysan de Savoie, un berger de l’Atlas, un sherpa Népalais, un mineur Bolivien et un gars du CAF Oisans (qui s’est crée suite à une brouille au sein du CAF Isère, le même CAF étant en froid avec la FFME … bonjour la convivialité et l’ambiance montagne !!! ).
Pour reprendre ce que disait Jak, je pense que le rapport à la montagne, d’où que l’on soit originaire, on se le construit de façon personnelle avec le temps, l’expérience, la passion investie dans les activités qu’on y pratique ou encore de façon plus spirituelle à travers des lectures.

Posté en tant qu’invité par Pierre-Olivier:

Une chose à corriger dans ce que tu dis Fred: On ne dit pas un cafiste mais un cafard.

P.O cafard de pays (relativement) plat.

Posté en tant qu’invité par FAURE:

Entièrement d’accord avec ton mail.
Dans la randonnée, il n’y a pas que la difficulté, au contraire
Je suis à la recherche de coéquipiers pour des randonnées cool.Garghentini a écrit:

Salut à tous,

en parcourant vos messages je ne peux résister à la tentation
de vous faire part de mes pensées, les voici:
Mais qu’est ce que c’est tous ces gens qui ne raisonnent que
par des D+ PD+ ou - etc. etc. c’est les même que dans le
milieu de la grimpe !! alors si ces personnes me lisent
s.v.p. montez-vous un club tous ensemble mais arrêtez de nous
faire ch… avec vos + et vos - Lorsque vous aurez compris ce
que c’est que la montagne et l’esprit montagnard alors …
revenez nous voir, chers supermans des cimes. S’il faut juger
les hommes ce n’est en tous cas pas avec ce genre de critères.
Moi je ne fais que des F et alors !!!

Ceci dit skirando est un super site !

Posté en tant qu’invité par jak:

en effet, je suis membre de Moutains Wilderness et la Frapna et je suis fier de l’être, même si cela peut déplaire à quelqu’un!

heureusement qu’il ya des gens qui s’opposent aux phénomènes d’aménagement et de commercialisation des montagnes sinon que deviendrait-elle?

Posté en tant qu’invité par Bart:

lire tes conneries, c’est la plus grosse que j’ai en mémoire…non je rigole mais force est de reconnaître que mon parcours de montagnard frise la perfection.

Saint Bart