Interdiction du dry dans les voies rocheuses classiques: enfin

En tout cas ça fait bien longtemps qu’elle est rayée de partout, à grands coups de crampons, cette arête SE !

1 Like

Michel, ton investissement pour la communauté grimpante est fantastique, merci pour cet héritage de granite et de fissures!
Robin, je n’ai pas encore parcouru tes voies dans les Aiguilles Rouges. Je suis tenté, merci pour le partage de tes explorations!

Cela n’a rien d’une règle universelle. On pourrait très bien dire (et certains le disent) quand c’est protégeable sur coinceurs, on ne met pas de spits.

Bref, la seule raison pour laquelle cette règle s’applique pas trop mal est que la plupart des grimpeurs de dry sont aussi des grimpeurs sur rochers. Mais la seule véritable légitimité que j’y trouve viens du nombre plus important de grimpeurs « à main nue ».

En toute honnêteté, si un nouveau site classe et grimpable à main nue était ouvert en dry, je n’y aurait rien trouvé à redire.

1 Like

Petit complément, Michel ne s’érige propriétaire de rien du tout,
il te dit juste que tu fais nimp en croisant et empruntant des voies existantes.

Juste pour compléter sur le territoire que je connais bien, et ce qui donne encore un +1 à Michel:
en Auvergne aucune voie de grimpe d’été n’est une voie de mixte d’hiver, il y a dissociation complète des terrains et des sites.

Seule la voie normale de la crète de coq est pracourue en crampons depuis qq années, et c’est une grosse connerie, les gens s’y colle terreur, c’est de la dalle. ça a tout rayé et c’est très moche.
c’est loin d’etre ce qu’il y a de plus beau a faire crampons aux pieds. et ça a bien défoncé le rocher…dur de le prendre en modèle.

=> +1 pour la dissociation complète des pratiques. bravo les Quebecois

3 Likes

Il faut arrêter les mensonges et les imprécisions :wink:

  1. Il n’y a jamais eu de « parcours hivernal de mani pulite » comme Michel aime le faire croire. Il n’y a qu’un passage en commun entre deux voies, sur 5m, dans un terrain particulièrement propice (rocher solide, marches pour les pieds, piolets crochetés dans des fissures). Résultat des courses : après 2 saisons et de nombreux passages, j’ai pu constater sur place l’absence totale de traces de passages sur ces 5 petits mètres :wink:
    L’alpinisme en hiver sur des parois alpines enneigés 5 mois par an est légitime…
  2. Le parcours hivernal de l’arête SE de l’index n’est pas une nouveauté, et les parcours similaires se font partout sur des terrains alpins en conditions hivernales…
  3. Avant de dire « bravo les québecqois » il faudrait déjà aller voir la situation sur place avec un gros mécontentement face à la position de la FFQME et s’intéresser à la position de « ice climbing canada »… C’est bien plus complexe que ce que veut faire croire michel :wink:
  4. Bizarrement toujours aucune réaction face à ce qui se fait au Ben Nevis ? :wink:
4 Likes

Pas sûr que ce soit par choix de la communauté locale de séparer les pratiques. On peut trouver d’autres explications : la rareté de parois à la fois propices au mixte (avec de la glace souvent, des fissures) et intéressantes en escalade (avec des sections assez longues de rocher solide qui n’est pas envahi de mousse, de touffes et de pentes d’herbe), le plus petit nombre de pratiquants (donc en particulier moins qui auraient envie d’aller essayer autre chose que ce qu’ils ont lu dans le topo) et enfin bien sûr les conditions qui font que les potentielles voies de mixte sont grimpables (et protégeables de manière « acceptables ») sur un bien plus court créneau que les voies en question dans ce fil.
Bref, tout ça pour pour dire que la comparaison n’est pas forcément pertinente.

2 Likes

En Auvergne l’adaptation des sites à ce genre de pratiques est extrêmement limitée, que ce soit par la topologie ou la règlementation (Aiguille du Moine ou Arêtes du Sancy).

Pour autant la Crête de Coq VN en hivernale est une classique de l’apprentissage dans la zone et pour la défonce sur le rocher sauf si les 10 dernières années ont eu un impact exponentiel c’est pas non plus infame…

Que diraient les écossais si j’allais blinder de spits leurs parois, prétendant que c’est habituel dans le massif du Mt Blanc ?

Je serais probablement pendu haut et court au son de la cornemuse. A raison.

Il est sûrement préférable d’assimiler les pratiques locales, partout où l’on grimpe ou équipe.

Par exemple, je me suis volontairement abstenu d’aller planter des broches au Wadi Rum et à l’Aladaglar (entre autres / même si mes envies étaient fortes), car ces sites sont 100% trad historiquement.

Et j’ai toujours contacté les ouvreurs et grimpeurs locaux pour connaître leurs règles et désidératas. C’est un élémentaire respect.

Voilà, j’ai répondu sur le Ben Nevis : leurs vérités ne sont pas forcément nos règles tacites et habitudes.

3 Likes

Disons que si c est le hasard il fait bien les choses, faut pas prendre les locaux pour des nigauds !!!

Evidemment qu on s est posé les questions, ça fait 30 ans qu il y a du mixte là bas.
Avec des voies aussi accessibles qu a Chamoniet certes un public bien moins nombreux .

Et la séparation des sites entre la grimpe et le mixte qui en résulte est la réponse des ouvreurs.

Pas le résultat du loto.

1 Like

Donc tu reconnais une légitimité à la fqme (qui est loin de faire l’unanimité au Québec et Canada !!) puisque ça t’arrange, mais pas aux Britanniques (pour qui l’usage fait consensus) car ça ne va pas dans ton sens ? Pourtant en termes de préservation stricte de leurs terrains de pratiques ils sont plutôt à la pointe… Et la cohabitation des pratiques fonctionne très bien. Tu évites soigneusement d’en parler car tu en es conscient? :wink:
Pourtant cette cohabitation concerne une part énorme de leur patrimoine grimpe/Alpi, pas 5m en commun entre deux voies mineurs.

Quand à l’usage locale dans les alpes et pré-alpes françaises, il n’a rien contre le parcours d’une arête alpine en hiver. Arrête de faire croire que c’est une nouveauté :wink:
Je devrais pas alimenter le concours de mauvaise foi mais c’est tellement gros…

2 Likes

Je suis ce débat palpitant depuis les premiers épisodes, je m’attendais pas à ce que ça reprenne cet hiver !
En débattre ici ne fera, à mon avis, rien avancer mais bon…

Les photos des sorties dans Basile suffisent à comprendre que les conditions en hiver ressemblent plus à du rocher saupoudré de neige que des vraies conditions « mixtes » qui protègent le rocher.

Que le passage commun fasse 5m ou 50m, ça ne change rien, en France on a toujours ce respect pour la première ouverture.
Donc est-ce qu’on a une photo aujourd’hui du passage en question ? Si c’est dégradé, après seulement 1 an de passage effectivement la demande de retirer la voie est justifiée car on peut supposer que la dégradation va continuer. Si pas de dégradations avérées, dans ce cas on attend encore un hiver et on répète le process.

La cohabitation est possible mais la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

Pour l’arête SE, en faire un topo n’est pas très responsable pour la longévité du rocher sur ces itinéraires.
Evidemment le parcours hivernal d’arête alpine n’a rien de nouveau mais ceux qui ont vraiment envie de ce genre de pratique n’ont pas besoin du topo, et moins il y a de passage, mieux le rocher s’en portera. Ce n’est pas aberrant de demander la suppression du topo.

Le Quebec et Ben Nevis n’ont rien à faire dans ce débat, qui est bien trop personnel.

6 Likes