La route passe relativement bien jusqu’à Bourg d’Oisans. Ca permet de s’échauffer avant d’attaquer les choses sérieuses à la sortie de Venosc.
Ca permet également d’être moins tributaire d’une connexion avec tous les aléas.
Surtout, ça permet de commencer sa sortie à Grenoble, et donc de ne pas perdre 1h de plus dans les TC. Si j’avais suffisamment la caisse, je partirais directement de chez moi pour commencer la sortie en fermant la porte sans avoir besoin de prendre le train.
Intempéries du côté de La Bérarde et Saint-Christophe
Au départ, mon propos était surtout de rappeler que les informations circonstanciées sur les accès à la Bérarde se trouvent dans le topo-guide dans les sorties associées au point d’accès Bérarde.
Je ne serais guère étonné que les informations des contributeurs au topoguides soient plus précises que les informations « officielles » pour cette saison 2026, comme cela a déjà été le cas en 2025. Que cela soit en voiture, à pied, en vélo, en TC, en respectant ou pas les arrêtés officiels.
Par exemple en décembre 2025, ça passait jusqu’à la Bérarde (cf sortie à l’Iode). Il n’y avait donc pas plus de barrière cet hiver 2026 que durant l’été 2025. Si on a un doute, on peut tjrs contacter Baptiste.
Ah et quand il y a un sens interdit comme il y a pas de barrière tu le prends
Comme tous les contributeurs c2c, et autres pratiquants, montés à la Bérarde l’année passé sans prendre la navette, j’ai bien évidement bravé l’interdiction mais avec un vélo.
La gendarmerie sait très bien qu’il y a du trafic jusqu’à la Bérarde, y compris de non locaux (cf les plaques des vans/voitures y passant la nuit).
Si. Tous les jours plusieurs fois par jour au vu du nombre d’interventions à rallonge.
Alley histoire de ne pas juste être HS, je trouve dommage de cracher dans la soupe. Ok la navette est payante et ok certains contournent l’interdiction, mais j’ai bon espoir de pouvoir retourner là bas plus facilement alors suis contente qu’ils cherchent et proposent des alternatives pour essayer de contenter chacun.
(Maps annonce 19h30 de vélo depuis chez moi. Sachant qu’il est généralement optimiste et que je dois déchausser la prothèse toutes les heures et que le moignon ne supporte pas plus de 2h30 / 3h max par jour, dois je 1- partir immédiatement, 2- investir dans un VAE, 3 - arrêter de râler et me mettre au sport et accepter de souffrir parce que c’est pas parce qu’on est handicapé qu’on ne doit pas faire 80h de souffrance par semaine, na ?)
Plus sérieusement, je trouve dommage que tous les sujets dérivent vers ton analyse du monde @CHNOS5808, qui est ce qu’elle est mais prend énormément de place et en offre moins pour d’autres points de vue et perspectives qu’il m’intéresserait de lire.
Le gros aléa quand même d’être percuté par une voiture ou un camion sur une route très fréquentée et avec des aménagements cyclables d’ordre purement cosmétique. Ça devrait changer quand la véloroute de la vallée de l’Oisans sera prolongée jusque Séchilienne (restera quand même en aval la partie bien flippante jusqu’au Saut du Moine), mais comme cela fait des années que ce prolongement est annoncé et qu’on ne voit toujours rien venir…
Les priorités de la région et du département ne vont clairement pas vers les mobilités actives, et guère davantage vers les transports en commun, hormis pour de l’affichage et quelques vœux pieux. Cette campagne municipale a d’ailleurs mis en évidence la chasse aux voies « populo-vroomers » d’une partie des mouvements politiques, et notamment ceux dirigeant le département de l’Isère et la région AURA.
Les mobilités en France, l’accès en montagne, y compris à la Bérarde, sont symptomatiques de ce vieux logiciel, y compris dans des zones où le vélo est perçu comme une source de revenu touristique.
Si on souhaitait réellement atteindre les objectifs climatiques qu’on s’est fixé (cf lois votées par le parlement), cette navette serait un TC intégré dans un réseau permettant la pratique, avec un tarif modique pour inciter fortement à laisser sa voiture au garage, comme c’est d’ailleurs le cas autour de Grenoble en été. Mais pour permettre cela au plus grand nombre, il faudrait déjà des TER et plus globalement des trains. En 2026, le service ferroviaire français, hormis les LGV, est toujours en très net retrait par rapport au passé.
On va donc continuer de prendre sa voiture, car qlq part cela permet également à certains d’utiliser la région comme strapontin électoral, et bien évidement de se lamenter sur les catastrophes. Les gens sont « cons » : ils utilisent les trains, le trafic TER augmente de 10% en qlqs années mais ça fait 2 mois que la ligne Grenoble-Lyon fonctionne encore moins bien que d’habitude. A coté de cela, l’accès à la Bérarde est une anecdote.
Sur un sujet dédié aux mobilités douces en region AURA certes
Sur un un forum de montagne et plus précisément sur un topic dédié à la Berarde, pas vraiment…
Tu as raison. J’ai remplacé par anecdote.
Pour des informations circonstanciées à jour sur les options et stratégies possibles, il suffira de suivre les sorties. L’alpiniste ne s’arrête pas à un arrêté règlementant un accès routier, y compris s’il est justifié. La gestion du risque faisant partie intégrante de l’activité, on gère cette petite complication. Le grand écart entre les communications officielles « grand public » versus les informations terrains remontées dans les sorties illustre les points forts des réseaux sociaux et du topoguide.
L’été dernier, je m’attendais à devoir jouer au chat et à la souris pour arriver à la Bérarde. Rien de tel, c’était quasiment comme d’habitude, hormis peut être un panneau, et bien évidement la tranquillité, agréable à vélo.
Certes, mais là c’était censé être intégralement payé par EDF en échange du réaménagement complet de la production hydroélectrique de la Romanche
Quand l’on voit la sur-affluence l’été et les dégâts environnementaux aux lacs du Poursolet, on se dit qu’instaurer aussi un service de navettes l’été entre La Morte et le Poursolet serait une bonne idée.
Pour revenir au sujet, il y a quelque chose que je suis pas certain de comprendre :
À compter de cette date, et jusqu’au 30 août, comme l’été dernier, seuls les riverains, secours et professionnels de la montagne pourront continuer à l’emprunter. Les randonneurs ayant réservé au moins une nuit en refuge font aussi partie des ayants droit. Tous les autres usagers devront laisser leur voiture au hameau de Pré Clot, à 10 km de La Bérarde, et rallier le fond de vallée à pied ou en navettes.
Je comprends qu’à condition d’avoir une résa dans un refuge, il sera possible de se garer aux Etages tout l’été ? C’est bien ce qui est écrit mais ça me parait surprenant que ce ne soit pas plus mis en avant dans ce cas.
Comment sera-t-il possible d’exercer un contrôle ?
C’est très simple : un simple ticket a laisser sur le tableau de bord, et visible de l’extérieur, avec les dates, éventuellement la plaque. Sans ticket, l’autorité compétente mets un sabot à la voiture en faisant le tour des parkings tous les soirs. C’est redoutable d’efficacité et fonctionne sans soucis par exemple dans certains parcs US.
Mais rien de tel ne sera mis en place. On préfère afficher une règlementation que l’appliquer. C’était d’ailleurs déjà le cas l’année passée, avec des voitures non locales passant la nuit à la Bérarde (après les Etages) au vu et su de tous le monde, et donc de la gendarmerie. Aux USA, je n’aurais jamais tenté de monter à la Bérarde, y compris à vélo, si l’accès avait été règlementé par l’autorité compétente.
Hors La Bérarde, les parkings situés dans les hameaux situés entre Saint-Christophe et les Etages vont vite saturer. Personnellement, je ne me risquerais pas à réserver un refuge sans avoir l’assurance de trouver une place de parking. On en revient à la navette…
Pour rebondir sur ce que disait @Lulu002, de mémoire, il y avait à La Bérarde beaucoup de publics différents. Tout le monde n’y était pas ultra-fit, loin de là. J’y ai croisé beaucoup d’anciens, beaucoup de contemplatifs (dont nous avons aussi fait partie). La Bérarde, ce n’est pas un « terrain de jeu », c’est un lieu. Et je trouverais dommage d’en priver ceux qui ne sont pas nécessairement des alpinistes capables de faire des chronos ou de monter à vélo, même électrique, avec un gros sac.
On se permet d’être élitiste sur le plan sportif tant qu’on n’a pas eu de gros pépin et tant qu’on a encore la caisse, mais… ça ne dure qu’un temps et ça ne vaut que pour une petite minorité des touristes du Vénéon d’ailleurs. Une grosse moitié de ceux qui montaient, dans mes souvenirs de 2023, étaient des familles et des personnes assez âgées. Parmi ces dernières, pour avoir échangé avec elles, se trouvaient d’anciens alpinistes qui venaient y retrouver leurs souvenirs.
Les hameaux de montagne appartiennent à tous, aux sportifs comme à ceux qui aiment simplement aller en montagne pour l’ambiance, même s’il s’agit de randonner simplement dans le vallon des Étançons ou d’aller manger une tarte au refuge du Carrelet en famille.
d’accord avec toi, quand on vieillit, on ne voit plus la montagne de la même façon.
Mais il faudrait tellement d’argent pour réparer la route et la rendre indestructible et autant pour nettoyer le village englouti et reconstruire plus haut dans une zone hors inondations, hors avalanches et hors chutes de pierres, des travaux pharaoniques à des coûts exhorbitants !
Si nous ne pouvons plus rêver et contempler là-haut, il y a encore tant de beaux endroits ailleurs !
NB
sans doute un projet à minima de laisser une piste aller jusqu’à l’ancien village serait une solution raisonnable pour que le tourisme perdure un peu
Franchement le site de la Berarde en soi il a rien d’exceptionnel on ne voit pas beaucoup de sommets.
Et puis du coup avec la navette ces gens que tu cites peuvent tout à fait continuer d’y aller.
Effectivement, le site lui-même n’a rien d’excetionnel mais il a une grosse charge affective et historique.
Vous êtes quand-même dures. Surtout qu’il y a des balades très simples autour qui permettent de voir la face S de la Meije, Bans avec Pilatte etc…