Personnellement je trouve que les deux points de vue se défendent (reconstruire pour maintenir les accès « faciles » ou au contraire ne pas reconstruire pour revenir à un état plus « naturel »). Ce qui est plus gênant, c’est l’entre deux dans lequel on se trouve maintenant (à la Bérarde ou à Ailefroide) vis à vis des sociaux pro qui vivent sur le territoire grâce à ces infrastructures (refuges et guides de haute montagne en particulier) et pour lesquels on peut considérer que l’impact sera non négligeable sur leur volume de clients.
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On peut également leurs facturer les travaux et l’entretien. Même d’un point de vue purement économique, ça n’a guère de sens de dépenser x millions tous les 2-3 ans pour une route carrossable dans ce qui est tout de même un parc national. Mais, tant que c’est les autres qui payent la facture …
Il faudrait juste ne pas oublier que le département doit également financer le social, les collèges (cf certaines revendications « récentes ») … et qu’on estime tous payer trop d’impôts.
Edit : calcul à louche. 10 millions pour reconstruire et maintenir la route pendant 5 ans, versus 6000 nuitée par an x 2 pendant 5 ans => 170€ en plus par nuitée aux refuges des Ecrins et au Glacier Blanc. Pas certains qu’il y ait beaucoup de monde pour payer ces 4 km.
Depuis ma « catégorie » des 61 ans je vais mettre 2h00 de plus !!?
Bon ben je partirais deux heures plus tôt. Prévoir un départ grouper de petit vieux afin de pas ralentir les bons alpinistes en pleine possession de leurs moyens.
De toute façon je n’ai jamais fait de courses à la journée par là-bas. Bivouac côte 3000 obligatoire.
Je n’aime pas le glacier noir, ni dormir en refuge, ça résous une partie du problème.
Mais J’ai bien aimé l’idée des ânes. @François
En fait je m’en fous un peut. J’ai passé toutes mes vacances dans cette vallée. Mon père n’avait pas le permis, donc pas de voiture. Nous avons parcouru ensemble les fonds de vallée, les montagnes, à pied, au départ de Pelvoux ou Vallouise. Le lac de l’Eychauda, la condamine, le pic du glacier d’arsine, le refuge du Pelvoux, Le refuge des Bans à 10-12 ans il ne faut pas trop pousser quand même, etc… ça ne s’oublie pas. Me voilà revenu au point de départ. Ah ben non, en fait j’ai gagné la montée à Ailefroide en voiture.
Il y aura aussi un impact sur Ailefroide, déjà bien saturée en pleine saison de grimpe par rapport à ce qu’elle était il y a 15 ans.
C’est plutôt une bonne nouvelle de concentrer les nuisances à Ailefroide. Comme en plus, il y a un Sherpa et un peu d’infrastructure, cela a même un intérêt économique.
En terme d’impact, ce sera toujours bien mieux qu’un parking à mazout dans un parc national, à fortiori parce que le parking du Pré n’est bien évidement pas équipé pour récupérer et traiter les hydrocarbures.
Sauf erreur, la limite de parc se situe juste au bout du pré, avant la passerelle. Le parking n’a, de mémoire, jamais été dans le parc, sans quoi le Parc n’y aurait pas construit un bâtiment pour accueillir le public, y vendre des produits dérivés et faire de la pédagogie sur le milieu et l’environnement.
Source site web du PNE Le cœur du parc national s'agrandit | Parc national des Ecrins ou bien le plan d’ensemble https://www.ecrins-parcnational.fr/sites/ecrins-parcnational.com/files/article/18460/annexe-1carte-pne-2019plan-ensemble-100000.pdf
J’ai en tête que la route montant au Pré était la seule route « ouverte » dans le parc. Sa fermeture, ainsi que l’abandon du parking au Pré, sont donc des bonnes nouvelles pour ceux et celles appréciant la préservation des espaces naturellles. Les routes du Gioberney, Berarde, Prapic, Champoléon … ne sont pas dans le PNE.
Pour ceux et celles voulant cocher un 4 000m, il y a tout de même l’embarras du choix, avec par exemple seulement 400m de déni au Breithorn.
[EDIT] grillée par @CHNOS5808, tant pis je laisse
@Walkyrie : hé non pour les limites du Parc :
C’est intéressant de voir les limites du PNE.
Sur le portail IGN on voit
Plan avec les limites du Parc des Écrins, à télécharger
voici pour situer la partie qui nous intéresse
Rive droite (en montant à gauche du torrent)
Beaucoup de sentier s’est effondré dans le torrent, il faut passer plus haut vers les parois d’escalade.
Il faudrait raboter pas mal de passages dans les chaos rocheux pour y tracer un cheminement abordable par les familles (sans déambulateur ou poussette quand même)
Rive gauche (en montant à droite du torrent)
Le terrain y est nettement moins accidenté, plus malléable, c’est le côté qui avait été choisi pour la route.
La limite actuelle du coeur du Parc arrive au niveau d’un virage de la route qui donc ensuite celle-ci et y compris le parking du Pré sont dans le coeur du Parc.
Tracer un sentier « paisible » de ce côté Rive Gauche parait sans doute plus simple, en s’éloignant du torrent dans les parties trop proches) mais il y a le gros problème des laves torrentielles qui surviennent de plus en plus souvent suite à des grosses pluies, dévalant les pentes au-dessus, surtout du Riou Blanc, il y a plusieurs autres torrents sur ces pentes qui provoquent maintenant de telles coulées.
C’est d’ailleurs à cause de ces coulées que reconstruire la route, même en s’éloignant plus du torrent serait déraisonnable, la route serait dangereuse, submergée par d’énormes amas en cas de grosses pluies
Donc même un sentier de ce côté est exposé.
Si on regarde le « Plan IGN HD » sur le portail IGN on voit tous les torrents (pointillés bleus) qui sont de ce côté, certains pouvant beaucoup débiter : avec l’évolution du climat, il y aura de plus en plus de périodes avec pluies torrentielles.
Faudra t-il installer un télécabine de ce côté ?
Des passerelles himalayennes ?
Je n’ai guère de mérite. Une route dans un parc national m’a toujours étonné. A fortiori dans les Ecrins où le découpage alambiqué « épargnait » les routes pour permettre aux mazouteurs d’éviter les contraintes d’un parc national.
Il faudrait retrouver le tracé du Parc initial, et voir ses evolutions successives, ainsi que les dates de construction de la route et des bâtiments.
Peut-être que la route et les bâtiments du PMC existaient avant d’être englobés dans le Parc ?
[EDIT] Héhé c’est ce que je pensais ci-dessus
Oui, c’est le choix qui se pose aux pouvoirs publics. Au-delà du coût budgétaire, décider de ne pas rouvrir la route, c’est aussi anticiper: ce type d’évènement a de bonnes chances de se multiplier à l’avenir, ici ou ailleurs.
C’est la même logique que la disparition des glaciers et surfaces glaciaires en haute-montagne: elle oblige à modifier les pratiques en rando ou alpinisme. Que ce soit sur l’accessibilité, la difficulté, la saisonnalité.
C’est pareil pour l’aménagement du territoire en montagne, qui oblige à modifier les politiques en matière d’infrastructure (aménager maintenant plus dans un souci de protection que de développement), ou de tourisme (les Alpes finiront elles-aussi par devoir se rendre à l’évidence: le tout-ski maintenu contre vents et marées ne sera plus rentable quand on aura épuisé les ressources en eau devenues vitales pour la viabilité d’un nombre de stations appelé à augmenter).
Pour ce qui est du Pré de Madame Carle, c’est simple: 2H (selon) de plus à pied pour y parvenir depuis Ailefroide. Créer ou améliorer un sentier d’accès « facile » est un moindre mal, budgétairement dérisoire (en comptant même d’éventuels dégâts futurs), écologiquement adapté. Il y a déjà comme ça des tas d’endroits auparavant accessibles en bagnole qui ne le sont plus, soit remplacés par des navettes quand c’est possible, soit par…rien; ça n’a pas fondamentalement modifié les usages, et la montagne y a gagné une certaine tranquillité (comme Troumouse dans les Pyrénées). Par exemple, les problèmes de surfréquentation rencontrés récemment obligeant le Parc des Ecrins à réglementer n’existeraient pas si les accès routiers étaient emportés (on l’a bien vu avec La Bérarde).
Je ne sais pas, je suis plus mitigé.
Ce matin, sur la route entre L’Argentière et Pelvoux, ils redressent et déplacent les poteaux électriques qui menacent de tomber dans le torrent, dont les berges sont rongées par l’érosion
Et peut-être qu’on se lèvera un matin et qu’il n’y aura plus d’Ailefroide
Les fonds de vallée avec une route n’ont pas été inclus dans le coeur de Parc à l’époque sans doute face à l’opposition locale. Mais en compensation ils ont été classés reserve naturelle nationale ce qui n’est guère moins protecteur mais peut-être que ça passait mieux. Celle du pré s’appelait reserve nationale du torrent de Saint Pierre je crois. A priori elle n’existe plus si elle a été intégrée au coeur de parc. Celle de la Berarde existe à priori toujours tant que le secteur n’est pas intégré au coeur de parc. Je crois qu’il y en a une aussi en valgau.
Il est certain que, même pour tracer et assurer l’entretien d’un sentier, cela demandera des efforts et investissements importants. Ce qu’on constate, c’est que le lit du torrent, par endroits, a envahi tout le fond de vallée.
Infiniment moins importants que de reconstruire et entretenir une route exposée quasiment tous les ans à des coulées torrentielles.
Et pour les refuges (qui représentent des millions d’euros d’investissement d’argent en partie public) on fait quoi s’ils ne sont plus rentables économiquement du fait d’un accès beaucoup plus compliqué ou long ? Le but d’un parc national n’est pas uniquement de préserver les espèces et habitats naturels mais aussi d’accompagner le développement du territoire, non ?
Accompagner le développement du territoire, c’est aussi s’adapter au dérèglement climatique, transformer les activités ou les relocaliser en fonction des nouvelles contraintes climatiques et économiques.
Presque aucun refuge (du moins ceux du CAF) sont rentables.
Donc on doit peut-être arrêter de les entretenir à coup d’argent public ? (si on suit la logique de ne pas entretenir une route qui coûte plus qu’elle ne rapporte)
(50% d’argent public pour la rénovation d’Adèle Planchard, idem pour La Lavey de ce que j’ai trouvé sur internet rapidement, par exemple. Pour avoir un ordre de grandeur sur des chantiers récents)
ce que j’essaie de pointer là c’est l’incohérence dans la dépense d’argent public: d’un côté on décide de ne pas reconstruire des routes endommagées en prenant pour argument les coûts et la préservation des milieux naturels et de l’autre on a construit ou l’on rénove encore des infrastructures telles que les refuges de haute montagne qui ont pour but d’en faciliter l’accès. Mais l’un ne marche pas sans l’autre… De deux choses l’une, soit on veut continuer à permettre l’accès à ces territoires et l’on mets des moyens financiers sur tous les maillons de la chaîne soit l’on juge que la tâche est trop onéreuse et/ou que l’on préfère des milieux naturels avec moins de fréquentation humaines (pour mieux les préserver) et on fait une croix sur cet « économie » de l’accueil en montagne. (enjeux économiques mais aussi d’éducation et de sécurité soit dit en passant).
Donc fermer la majorité des refuges de montagne, en ne gardant que quelques auberges de montagne (gouter, albert 1er, je ne sais plus la liste très select des refuges rentables). Ou grosso modo doubler le prix de la nuitée (voire plus pour les petits refuges intimistes, t’sais, les beaux refuges quoi).
En soi, ça m’irait bien, je préfère très largement dormir en bivouac, mais je ne sais pas si tout le monde serait d’accord.
Je ne sais pas non plus si c’est vraiment dans le sujet de la route fermée.























