Importance d'avertir de son projet d'ascension

Il faudrait peut être judicieusement prévenir un habitué de l’activité.

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J’ai toujours des scrupules à partir seule sans au moins laisser un mot sur la table de la cuisine…
Mais la dernière fois que j’ai montré l’itinéraire que j’avais prévu, ça ne passait pas et j’ai dû improviser. J’étais bien dans le secteur mais dans une acception assez large.
Et ce n’est pas la première fois que je prévois un plan et que je le modifie au fil de l’eau : pour trouver un bon spot de bivouac par exemple, parce que je ne sens pas un passage et que je reconfigure en improvisation une traversée en une boucle.
Du temps où j’utilisais la voiture, je laissais un bon indice dernière moi. Maintenant, avec le train, ça risque d’être plus compliqué.

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Si tu as un téléphone portable non éteint avec toi on peut trouver les relais qui t’ont repéré je crois.
Au moins entre la gare d’arrivée, et le début de ta balade, et peut-être même à certains moments de ta balade.

Oui, ça m’arrive même de capter le réseau italien alors que je suis encore loin (au sens de mes pieds) de la frontière.

Intéressantes ces visions variées et pratiques de chacun très différentes !

Il me semble qu’il n’y a pas que notre propre acceptation du risque qui entre en jeu, mais aussi et surtout celui que nous faisons potentiellement courir aux sauveteurs, non ?

J’ai vite découvert qu’un tas d’impondérables augmentaient possiblement l’horaire imaginé. J’ai donc choisi de donner un horaire laaargement pessimiste, ce qui permettait à mes proches d’être toujours rassurés de me voir débarquer « en avance ».

Je te rejoins, en général.
Et en particulier, désormais je dis globalement où je vais (surtout avec qui !).
Parce que le jour où un numéro suisse a appelé mon compagnon, il n’a pas répondu. Ça n’aurait pas changé grand chose, il aurait juste su que j’allais perdre mon bras et non que je l’avais déjà perdu.
N’empêche, il m’apparait que l’hypothèse d’un accident devient plus concrète lorsqu’on a traversé cette expérience (pourtant statistiquement pas plus probable qu’avant. Juste plus palpable.)

Il est tout à fait possible donner des informations plus ou moins précises en fonction de chaque sortie.

On peut toujours donner les participants, les objectifs (tant au niveau du parcours que de l’horaire), et prévoir une heure à laquelle prévenir les secours plus ou moins large en fonction de la sortie.
Quand c’est sur plusieurs jours, en itinérance, ça sera bien sûr beaucoup moins précis que si c’est à la journée sur un parcours qui ne laisse pas vraiment de choix (spéléo, canyon, certaines gv…), tant au niveau du parcours qu’au niveau des horaires.

Et effectivement, c’est pas plus mal de choisir qui fait sonnette, plutôt quelqu’un qui connait la pratique et qui ne va pas s’inquiéter pour rien. Quitte à donner le contact de cette personne aux proches sans leur donner à eux les infos si ils risquent ne connaissent pas la pratique et/ou risquent de s’inquiéter pour pas grand chose.

Tout a fait d’accord avec lle debut de ta premiere phrase lulu mais toujour tres aguace par par la deuxieme partie (le risque pour les sauveteurs )
Ayant ete membre du secours en montagne pendant plus de 25 ans ,personne ne m’a fait prendre de risques auquels je n’aurais pas consenti ,en temps que sauveteur pro tu as ton libre arbitre reflechi et ni une situation ni une pression hierachique n’influera sur ta decision
Malheureusement le tribut a payer est tres trop lourd avec tous les camarades disparus ,mais en aucun cas la faute des drames qui touchent regulierement notre comunaute ne doit etre attribue aux secourus comme on le lit trop souvent dans les medias ( la phrase types ,des inconscients qui ont mit en danger la vie des sauveteurs )

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Bonjour.
Perso, lorsque je pars seul en rando à la journée ( Dévoluy, Buëch) j’envoie un SMS à ma compagne : lieux-dits stationnement de la voiture, quelques flèches dessinées sur une copie d’écran de la carte.

En cours de route, un SMS avec copie d’écran de ma géo-localisation ( col, sommet, etc). Ou sans avec mention du point de passage, utile peut-être pour un éventuel secours ( lieu, heure figurant sur le sms).

Comme je peux changer d’avis ( et de direction) en cours de route, je reste assez large sur l’intention de rando et plus précis et régulier pour communiquer des points de parcours. ( et aussi messages type : " sommet", « redescente », etc… )

Message retour voiture et retour maison. Ça boucle !

… bon, quelques impondérables : pas de réseau (au milieu) des gorges d’Agnielles… et d’autres coins non couverts, … perte de mon téléphone dans une souche de sapin en forêt ! (récupéré le lendemain à grands coups de hache !)

A cette occasion, je me suis aperçu que je n’avais pas le numéros notés sur un papier de mes potes : pour emprunter un téléphone à d’autres personnes sur un parking par exemple …
Répertoire dans la voiture et dans le sac.
Voili, voilou.

Pour les excursions en montagne, je laisse ma feuille de route, une sortie imprimée de l’itinéraire tracé sur komoot ou logiciel équivalent. Même si je m’en écarte, on ne va pas bien loin en montagne, c’est une affaire de quelques km.
Pour une ballade à la journée, inutile d’être précis sur les horaires, je dis seulement que je suis censé être rentré à la nuit. S’il y a un horaire précis, c’est celui du dernier train si mon excursion aboutit à une gare.

Tiens ton anecdote sur la perte de ton téléphone dans une souche d’arbre et te rendre compte que tu connais par cœur le numéro de téléphone de tes proches, me rappelle une péripétie personnelle.

Je pars souvent seul en ski de rando (je sais, c’est pas bien…). J’envoie un message à ma compagne au parking avec mes intentions, au sommet, et au retour à la voiture.
Une fois, sur mon iphone j’avais activé la fonction Zoom dans les options d’accessibilité, sans vraiment maitriser cette option. En fait, et il faut le savoir, cette fonction passe en mode zoom de l’écran…avec des manipulations de 3 doigts… (double-clic de 3 doigts pour activer/désactiver le zoom, 3 doigts pour déplacer, etc).

Donc, en prenant une photo, j’ai enclenché par erreur le mode zoom. Et une fois dans ce mode, …si on ne connait pas la manip des 3 doigts (à l’époque je ne savais pas qu’il y avait des manips 3 doigts sur l’iphone…) le téléphone devient inutilisable…
Donc, pas moyen d’envoyer des messages à ma compagne, et vu que la course était encore longue, que la route de retour aussi, et que je connaissait même pas par cœur le numéro de ma compagne pour emprunter un téléphone et la rassurer…je m’inquiétais qu’elle s’inquiétasse…

J’ai bien réussi par hasard à éteindre l’iphone (qui demande une confirmation sur l’écran) et le rallumer, mais maladroit j’ai enclenché à nouveau ce maudis mode zoom…

J’ai appris ensuite qu’il avait moyen d’éteindre un iphone en utilisant uniquement les boutons…mais c’est tellement biscornu que j’ai oublié depuis… Par contre, je désactive toujours ce mode zoom!

Autre problème de l’iphone, c’est l’appli Message (SMS), Quand je suis en dehors du réseau Suisse, en France voisine par exemple, je n’ai pas de forfait de données, et donc pas de possibilité d’utiliser Whatsapp pour rassurer ma compagne. Donc j’envoie des SMS… Sauf que par défaut l’iphone utilise les « iMessage » dans l’app Message. Et donc, si pas de données le message ne part pas, et on ne s’en rend pas forcément compte.

Pire: si on désactive les iMessage dans les préférences, régulièrement, après une mise à jour, l’iphone décide de ré-activer les iMessage. Une plaie…

Bon, c’est une disgression, mais si cela peut aider qlq à ne pas se faire avoir par ces particularités…

Et connaitre par coeur au moins un numéro de téléphone, c’est utile finalement…

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Le mieux : l’avoir sur un bout de papier, avec noté a côté : appel en cas de problème, et la relation qu’on a avec cette personne.
Cela peut servir en cas de stress, ou en cas de gros problème, les sauveteurs sauront qui contacter.

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Oui, mais où le mettre ce bout de papier?

Finalement, il faudrait une plaquette autour du cou comme les soldats dans les films américains… :wink:

Dans la coque du téléphone.

Sur le téléphone, on peut mettre les numéros à contacter en cas d’urgence (accessibles sans le code).
Tout comme on peut appeler les secours sans le code également.

Il est également possible d’entrer ses infos médicales (groupe sanguin, allergies, traitements médicamenteux), accessible par les sauveteurs.

Le menu se lance totomatiquement en appuyant de manière répétée sur le bouton on/off du téléphone (plus de 5 fois). Ou ça peut être paramétré autrement.

https://support.google.com/android/answer/9319337?hl=fr

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Oui, en effet j’ai définis les contacts d’urgence dans le téléphone, qui sont appelable sans déverrouiller.

Mais si tu perds le téléphone…? (sous une souche, où il t’échappe des mains, etc…)

Pas de chance…

Perso en Alpi ou grande voie, je l’attache.

On peut même te repérer tres précisément (pour peu que le téléphone ait encore de la batterie).
Le dernier en date pas plus tard qu’hier.

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J’ai utilisé plusieurs fois ces trucs surtout pour le boulot, c’est de la merde ça casse en 2 semaines à l’interface entre le bout qui dépasse et la coque, qu’importe la marque (en fait j’ai l’impression que c’est le même fabricant pour plusieurs marques).

Intéressant !
Cela fait partie des éléments qui font que je communique le moins possible en cours de trajet.
Même si j’ai du réseau, je préfère ne pas habituer l’autre à recevoir des nouvelles à chaque fois. Ce qui me permet de couper, déjà, luxe de l’échappée en montagne. Et de ne pas risquer qu’il ait des attentes si pas de réseau ou autre dysfonctionnement technique.
J’ai le sentiment que plus on rassure l’autre, plus il a besoin d’être rassuré. Je limite donc à ce qui me paraît le strict minimum.

3, pour moi.
Quand j’ai appelé le fixe de mes parents (mémoire d’enfant !) et qu’ils étaient absents, puis mon compagnon mais qu’il n’a pas répondu à ce numéro suisse inconnu, heureusement qu’il restait le collègue de boulot dans un coin de la tête pour prévenir toute la petite famille (et entendre une voie connue. Réconfort).

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Et qu’il soit allumé…
Ceci va à l’encontre du principe de se mettre en mode avion quand on est hors réseau ( à ski notamment c’est le débat non tranché entre l’intérêt d’avoir un téléphone prêt à appeler vs limiter les risques d’interférence avec les DVA et sauvegarder la batterie…)

Ton commentaire est intéressant. Je suis assez d’accord sur les sorties alpi/escalade/randonnée.
Je dis toujours à ma compagne qu’en montagne il peut arriver plein de choses, et qu’on peut rapidement exploser l’horaire. D’ailleurs, j’ai plus besoin de lui dire… elle en a fait l’expérience.
Elle en rigole d’ailleurs: elle me demande à quelle heure je pense être rentré (pas par inquiétude…mais pour savoir si elle m’attends pour manger…), puis rigole en disant « oui, tu pars avec machin, je sais pas pourquoi je demande cela… »

D’ailleurs je l’ai appris à mes dépens lors de mes débuts en alpinisme: on avait explosé l’horaire, s’était retrouvé de nuit, et une personne de la cordée (de 3, ce qui était déjà une erreur) avait oublié la frontale. J’avais dis à mes enfants qui étaient avec mes parents que je serais rentré pour le repas du soir… Je crois que j’ai enfin chopé du réseau vers 21-22h pour les prévenir, et cela les a marqués, Je m’en suis voulu, et j’ai appris…

Mais quand je sors seul en peau de phoque, c’est quand même un peu différent: tu exploses en principe pas tant que cela l’horaire. Et le risque de la neige est quand même un peu plus présent. Donc dans le cas ou j’avais bloqué mon téléphone en mode zoom, les quelques heures qui restaient avant mon arrivée à la maison me semblait une source d’inquiétude légitime… Même si j’ai déjà dit aussi: « je peux ne plus avoir de batterie, avoir perdu mon téléphone etc… »