En cas de souci en montagne, il n’y a pas toujours la possibilité d’appeler les secours.
Il vaut mieux prévenir quelqu’un de son projet et que cette personne puisse alerter si on n’est pas rentré dans un délai normal.
Ces deux personnes blessées ont eu de la chance que leurs signaux de détresse aient pu être aperçus.
J’espère qu’ils n’auront pas de graves séquelles, je leur souhaite bon rétablissement, et bravo aux secours et au déclencheur de l’alerte.
Importance d'avertir de son projet d'ascension
on peut lire dans l’article qu’ils souffrent de blessures :
au crâne, à la tête et aux pieds
C’est un peu la double peine ! 
Je plussoie le message de Catherine.
Pour toute sortie engagée, ou d’une manière générale toute sortie où l’on est que un ou deux, ca me semble indispensable d’avoir un lanceur d’alerte, avec un lieu (même approximatif), et une heure à laquelle appeler les secours.
Penser à calculer large cette heure d’alerte, se donner une bonne marge. Un retard est tjrs possible, même pour les meilleurs.
Et pour le veilleur toujours confirmer réception des infos, au départ et au retour !
Surtout si on on ne dort pas en refuge. En refuge, si on doit y repasser à la descente, le gardien saura en principe l’heure à laquelle on est censés rentrer.
Si bivouac et si on n’a personne sur place et même si on n’a pas de famille, on peut avertir un ami, un voisin (même de camping…) en lui précisant aussi l’itinéraire projeté.
Ça me rappelle la recherche dramatique de Fabrice Roulier.
Personne ne savait où il avait pu aller, ça a été long pour le retrouver 
ce qui est quand même une sacrée charge pour la personne qu’on prévient (qu’il faut aussi prévenir une fois rentré).
Je dois dire que perso je préviens personne…
Par contre j’ai toujours le talkie.
Ça a toujours été la règle en ce qui me concerne depuis que je randonne, grimpe, spéléote (surtout) , pêche ou navigue.
Dire a une personne de confiance ou je vais précisément, ce que je fais, quand je compte revenir et qui contacter en cas de dépassement d’un délais défini à l’avance.m ça peut aider les secours à agir rapidement et sans leur faire perdre inutilement du temps de recherche.
Donc rien de neuf sous le soleil et cette règle élémentaire devrait être appliqué même si tout à chacun a actuellement un téléphone sur soi susceptible de ne pas toujours avoir du réseau pour communiquer en cas d’urgence vitale.
Cette personne va peut être te sauver la vie, et pour lui c’est juste un coup de fil au bon moment. Tu crois qu’il t’en voudra ?
Je fais ça avec des proches qui pratiquent la montagne, c’est l’occasion de leur passer un petit message sur la sortie. J’imagine que la marque de confiance fait plutôt plaisir ; en tous cas en sens inverse c’est comme ça que je le prendrais…
Ca m’a servir une fois en plus de quarante an, et j’étais sacrément content de l’avoir fait. Le PG aussi, ss doute, qui s’est évité de longues recherches…
L’apprenti spéléo se fait inviter au grand Draïoun à la Ciotat par des potes de potes spéléos du coin, des pros.
Il réalise vite que le retour sera tardif, certains spéléos se fichant des fuseaux horaires : on est dans le pot au noir.
Finalement, sortie sur la terrasse d’entrée de la grotte, en pleine falaise, vers 01h du matin.
Vite 60m de rappel, et appeler la compagne en bas. M… ça capte pas !
Sur la terrasse, ça crie : ya quelqu’un dans le groupe qui s’appelle Jean - Pierre ?
Oui, c’est moi pourquoi ?
Sur la terrasse ça capte, et ta compagne a appelé les secours.
Ah mince…
Pas grave, les secours dans le coin c’est Nous, la chaîne a fonctionné !
Ccl : Savoir où on va, pour chaque membre du groupe. Et connaitre l’identité de tous …
Et le faire savoir.
Vu ma tendance à exploser les horaires, elle va surtout prévenir les secours pour rien.
Et dans l’autre sens, si j’ai 3 potes qui me disent où ils vont et que j’ai pas de nouvelles, c’est moi qui vais stresser pour rien.
Un peu pareil…
Pour un projet bien planifié avec un horaire plus ou moins prévisible, en général je préviens, surtout si j’emmène du monde.
Par contre pour les plans improvisés et avec beaucoup d’options, c’est nettement plus compliqué d’avoir quelqu’un qui te suit, surtout si il ne connaît pas l’activité. Et ça rajoute des contraintes et de la pression.
Pour l’accident objet de ce fil, plutôt que « importance d’avertir de son projet… » j’aurais mis plutôt : « de l’intérêt d’avoir un moyen d’appel hors réseau ».
SI ça avait été le cas pour eux ils auraient pu être extraits dès le 14 au soir ou au pire le 15 matin. Dans ce genre de situation c’est nettement plus efficace que de dépendre de quelqu’un qu’on aura informé de son projet.
Perso j’ai un Garmin Inreach, certes il faut quand même être en mesure d’appuyer sur le bouton SOS… (ou mieux, de rédiger des sms) mais ça couvre toutes mes activités (je ne fais pas de spéléo) quelle que soit la zone. Et c’est précis et efficace.
Et de toutes façons dans les activités à risque il y a toujours une notion d’engagement à un moment, à chacun de fixer son curseur en connaissance de cause.
(message supprimé par son auteur, sera supprimé automatiquement dans 100 heures à moins qu’il ne soit signalé)
Oui, c’est bien si on a la possibilité de l’utiliser. Pour les 2 blessés dans l’Ailefroide, ça aurait été efficace, pour notre ami Fabrice Roulier, cela n’aurait servi à rien, hélàs.
Les deux moyens sont effectivement complémentaires.
Et je ne sais pas si dans certaines configurations de terrain, un appel via satellite passe toujours ?