Posté en tant qu’invité par nicolas:
bonjour,
Quelqu’un pourrait-il me dire si il existe une différence de diddiculté entre le V et le 5, c’est à dire entre les cotations en chiffres romains et les cotations en chiffres tout court.
merci
Posté en tant qu’invité par nicolas:
bonjour,
Quelqu’un pourrait-il me dire si il existe une différence de diddiculté entre le V et le 5, c’est à dire entre les cotations en chiffres romains et les cotations en chiffres tout court.
merci
Posté en tant qu’invité par Pierre-Olivier:
…En théorie: I,II,…,VII c’est la cotation de l’engagement et 2,3,…9 c’est la cotation des passages d’escalade libre.
…En pratique, j’ai l’impression que dans les descriptions de voies, on parle souvent de « passage en IV » , de « pas de VIb »,…Par exemple dans les topos de J.M Cambon…Bien évidemment c’est bien de difficulté en escalade libre dont on parle en l’occurence.
J’ai l’impression que parfois (en particulier dans les topos d’alpinisme) on utilise le chiffrage romain pour coter l’escalade. Tradition historique et respect des cotations « classiques » d’avant l’ouverture de l’échelle des cotations vers le haut ?
Posté en tant qu’invité par Véro:
En effet la tradition historique (comme on la retrouve dans les bouquins de Rébuffat par exemple) etait une cotation en chiffres romains de I à VI, mais sans lettres. Les nuances étaient exprimées par sup. ou inf.
Posté en tant qu’invité par Patrice:
la cotation en chiffres romains, c’est l’ancienne cotation UIAA; bien évidemment cette cotation n’a rien à voir avec le grade d’engagement en glace, qui est une cotation bien plus récente; ici on parle d’escalade rocheuse
donc, au temps lointains des débuts de l’escalade libre, où les farouches grimpeurs grimpaient encore avec une corde double, en mousquetonnant alternativement les brins, et où le VI était encore considéré comme la limite des possibilités humaines, eh bien on utilisait cette cotation (cf. Rébuffat, par exemple)
puis des petits énervés en collant, euh non pas encore, plutot des gros barbus puants (Messner) ont émis l’idée qu’il fallait peut etre ouvrir le système de cotations vers le haut (lire « le septième degré »), car ils étaient trop forts (peut etre le premier VII- UIAA, soit 6b+, voire selon certains VII (7a !!), pour Messner, dans les Dolomites, en grosses, avec encordement à la taille, dans la fin des années 60 !!! essayez d’en faire autant si ca vous chante, moins perso je me risquerais pas)
puis sont venus Droyer, etc, et la mode de l’escalade libre (Edlinger) et l’explosion du niveau des pratiquants (entrainement, amélioration du matos surtout, diététique quelle horreur, etc)
alors maintenant, pourquoi ces différences de notations dans les topos (Cambon, par exemple)?
c’est simple: l’ancien VI UIAA correspond grosso modo au moderne 6a (ou 6b, je sais plus). Donc, jusqu’au 6a, on peut utiliser indifféremment l’une ou l’autre cotation avec une correspondance simple (exemples: V = 5b; IV+ = 4c), c’est le parti pris par de nombreux auteurs. Par contre, au dela, et comme les grimpeurs francais ont fait originellement le choix de ce système de cotations (ce n’est pas le cas dans tous les pays!), pour bien marquer que leurs réalisations étaient nettement plus dures que le maximum permis par le système UIAA (que d’arrogance et de guerres de clocher dans toute évolution!), eh bien il faut utiliser la cotation ‹ moderne › puisqu’il n’y a plus correspondance simple de l’une à l’autre.
enfin, on comprendra pourquoi certains anciens IV ou V ou VI nous paraissent si difficiles aujourd’hui: le VI étant la limite des possibilités humaines, mais le niveau des grimpeurs augmentant quand meme, il y a eu saturation des difficultés en haut de l’échelle. Ainsi, bien que des gens (peu nombreux) aient pu faire dans les temps anciens du 6c, ils annoncaient simplement VI, ou V quand ils avaient déjà fait plus dur pour eux, puisque rien d’autre n’existait. c’est comme ca que certains V+ se sont vus recotés 6c+ (véridique!) lors d’un rééquipement.
Posté en tant qu’invité par Patrice:
j’ai oublié de le dire, mais donc d’après ce qui précéde, des cotations du style VIIa comme on peut en lire dans Cambon n’ont théoriquement aucune signification, il faudrait lire 7a
Posté en tant qu’invité par David:
Vous pouvez aussi consulter la page cotation qui est disponible dans l’aide de ce site :
<a href="http://alpinisme.camptocamp.com/aide.html?reason=cotations