Posté en tant qu’invité par pierre-alain:
Ce matin, 25/3, je monte en solo au grand pic de la Lauzière. En basculant de la combe des Plans à celle de Valette, je rejoins 2 gars et un chien sous le sommet. Tout se passe bien jusqu’au déchaussage des peaux, l’animal a suivi la trace tranquillement et n’a pas bronché à mon arrivée.
Je laisse les 2 gars tenter le sommet (ca brasse profond ce matin), apprenant que le chien ne leur appartient pas ; il les a suivi depuis Celliers.
C’est alors qu’au premier virage, le chien s’élance derriere moi , m’obligeant quelques m plus bas à stopper pour ne pas lui couper les pattes avec les carres. Le chien gronde et aboie après moi, l’air pas cool. Il faut dire que la bete n’a pas la taille d’un caniche.
Je repars dans la pente , le chien derrière qui aboie, et m’arrete 50 m sous le point de départ. Cette fois ci le chien devient aggressif, les poils dressés sur le dos et montrant les crocs. Et il aboie tant et plus, impossible de l’arreter. Je me protège avec les batons en croix, la bete au bout des spatules. Et ca dure et ça dure. Je hausse la voix , puis je tente de l’amadouer plus gentiment, rien à faire l’animal est furieux.
Je comprends alors qu’il ne supporte pas que je descende seul en laissant les 2 autres gars ; il me prend sans doute pour un mouton quittant le troupeau !!!
Heureusement, une pierre qui roule à quelques m détourne son attention, et je pars à fond dans la poudre, enchainant les virages, le chien derrière, mais la pente est moins forte et il est distancé. Je bascule 100m plus bas derrière une bosse, le chien s’est arrété.
J’ai pu voir, que les 2 gars ont aussi été emm… par l’animal au début de leur descente.
Qui aurait cru qu’on peut se faire croquer les mollets au grand pic en plein hiver !!!