Héliski en Suisse

Posté en tant qu’invité par Stéphane:

En réponse à une remarque reçu pour avoir fait allusion à l’anti héliski dans ma course de la Pointe Dufour…

Il ne s’agit pas là d’un problème de temps, mais un problème d’éthique.
Pour moi la montagne se mérite, le prix à payer est l’effort et l’engagement. L’hélicoptère enlève ces deux aspects. Le problème avec les déposes c’est qu’elles ne mettent pas tous le monde sur le même pied d’égalité, à l’inverse des installations dont les barrière économiques sont moindre. Cela signifie pas que je sois pour la prolifération de remonté mécanique, bien au contraire. Pour ce qui est de votre théorie de faire vivre les pilotes cela ne tient pas la route, puisque ce ne sont pas les mêmes qui font les déposes et les secours. La France est le meilleurs exemple il n’y a aucune dépose autorisée et il possède certainement avec le PGHM le meilleure dispositif d’intervention en montagne. Là où, je suis d’accord c’est que le secoure en montagne doit exister sans que les pratiquants n’en abuse. Il faut impérativement éviter que le montagnard oublie les responsabilités qu’il a en s’engageant dans ce milieu parfois austère.
Si je n’utilise pas l’héliski n’est pas un problème de moyen mais bien d’éthique.
Salutations
On peut aussi partir de Zermatt c’est plus long et pas très intéressant étant donné le nombre de skieur qui utilise l’itinéraire…

----- Original Message -----
From: Rene Berthod To: stephane.sevino@bluewin.ch Sent: Wednesday, April 11, 2001 4:10 PM Subject: Bonjour,

Bonjour,
J’ai bien lu votre course à la Pointe Dufour et je vous félicite.
Je ne comprends pas les raisons qui vous permettent de critiquer les hélicoptères, car c’est oublié un peu vite qu’en cas de problèmes ce sont les hélicotères et grace à eux que l’on peut apporter secours aujourd’hui. Ces compagnies doivent vivre, voire survivre, c’est la raison de l’existence du ski héliporté. Et il faut vivre avec son temps. C’est vrai que 50 ans en arrière il ni avait pas d’hélicoptères et pour faire la course que vous venez de réaliser vous n’auriez pas pu utiliser le Klein Matterhorn et sans les hélicoptères cette installation n’aurait jamais vu le jour donc il faut savoir ce que l’on veut.
Je vous souhaite encore de belles courses et je vous présente mes meilleures salutations.
René Berthod
1973 Nax.
J’ai oublié, on peut aussi faire votre course en partant en ski depuis Zermatt.
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Posté en tant qu’invité par maurice:

Mais alors, on recommence la lutte entre amateur de l’Heliski et les autres (les vrais) amoureux de la montagne ?

La je me sens appele au frond aussi sec et je donne mon avis :

Les helicopteres en montagne ne devrais etre utilises que pour des sauvetages un point c’est tout !!!
le reste ce n’est que des parasites qui nuisent a la montagne. L’exemple de l’heliportage au Mont-Rose est un excellent exemple : il n’y a de place que pour eux a la cabane (car ils payent) et ils bousillent par leur presence cette merveilleuse region.
Si quelqu’un organise une petition ou une manifestation pour qu’en Suisse, l’heliportage touristique soit interdit, il peut compter sur mon aide active. A bon entendeur…

Posté en tant qu’invité par Michel:

Les arguments de Mr Berthod ne sont vraiment pas solides:

-parce que certaines compagnies d’hélicoptères doivent vivre, alors il faut autoriser l’heliski! Pas d’accord! Sinon, y’a un neuneu qui va développer une société de location de scooter des neige et il faudra autoriser le scooter des neiges pacre que « sa société doit survivre »…! Certainement pas! C’est vraiment une logique économique à laquelle je n’adhère pas du tout!
Qu’on discute des financements (publics ou privés) des sociétés de sauvetage en hélico (que personne ne conteste, Mr Berthod), d’accord! Ca c’est une question d’intérêt général. Mais qu’on autorise tout et n’importe quoi sous l’égide d’une logique de consommation sans limites, pas d’accord du tout.

  • il faut vivre avec son temps: et alors? bientot quelqu’un va inventer le ski à moteur avec la publicité « évadez loin des pistes balisées sans faire d’effort! » et il faudra accepter le bruit et l’odeur des moteurs, parce que « il faut vivre avec son temps », parce que « les peaux de phoques, à notre époque, c’est dépassé ». Pas d’accord!

  • il savoir ce que l’on veut: moi, je voudrais (noter l’emploi du conditionnel, réaliste et un tantinet resigné…) qu’on utlise les moyens mécaniques (hélico et autres motoneiges) à des fins d’utilité publiques (sauvetages, ravitaillement…) et pas à des fins commerciales parce que y’a certaines personnes qui veulent pas faire l’effort de monter le sommet qu’elles veulent descendre dans des espaces (déjà très réduits!) encore vierges de presence humaine permanente.

Quelqu’un de très (trop) tolérant écrivait un jour, dans ce forum, qu’il acceptait la présence des motoneiges parce que « il y a de la place pour tout le monde ». La encore, je suis pas d’accord! Quand on voit la part d’espaces sauvages qui reste dans nos pays européens j’estime qu’on devrait plutot penser à grignoter sur la partie deja motorisé et bétonnée plutot que de vouloir encore reduire l’espace « vierge ». Moi ça me dérange pas qu’on dépose des gens en hélico, mais que ce soit fait à Verbier, à Tignes ou à Sestrières mais pas sur La Luette ou les Combins!

Michel

Posté en tant qu’invité par Gérald:

Je tenais également à mettre mon grain de sel. J’ai découvert la randonnée à peau de phoque grâce à l’héliski. En effet, pendant des années et des années, je n’étais qu’un skieur de piste. J’ai eu l’opportunité de faire à trois ou quatre reprises du ski héliporté et c’est cela qui m’a encouragé à faire de la randonnée. En Suisse, sauf erreur, une quarantaine de places sont autorisées pour la dépose en hélicoptère. Si ça gêne quelqu’un de faire un sommet où la dépose est autorisée, il peut choisir un autre.

Posté en tant qu’invité par maurice:

oui, mais le mont-Rose, ce n’est pas n’importe quel sommet…

Posté en tant qu’invité par Jean-louis:

Point besoin d’héliski pour découvrir le plaisir de la poudreuse. N’y a t’il pas déjà assez de choix de hors-pistes offerts par les remontées mécaniques ? ? ?

Quant à dire aux randonneurs d’aller voir ailleurs et de faire un autre sommet si une dépose en héliski nous gène, je trouve cela un peu gonflé ! ! ! C’est le monde à l’envers ! !
Maintenant que tu randonnes, cela ne te gâche t’il pas la journée ces balais incessants et bruyants au-dessus de ta tête et qui te bousille la descente alors que tu espérais de belles pentes vierges atteintes après moults efforts (+recherche de tranquillité ) ?
Dis-moi oui, et j’aurais franchement du mal à te croire.
A+

Posté en tant qu’invité par Michel:

Quant à dire aux randonneurs d’aller voir ailleurs et de
faire un autre sommet si une dépose en héliski nous gène, je
trouve cela un peu gonflé ! ! ! C’est le monde à l’envers ! !

c’est le moins qu’on puisse dire! Surtout vu l’effort qu’il faut faire pour gravir un sommet en hélicoptère!

J’ajoute, cher Gérald, que l’initiation au ski de rando n’est en aucun cas un justification de l’héliski puisse qu’il y a des tas d’autres façons (heureusement pratiquées par la majorité des randonneurs à ski) de s’initier à la peau de phoque sans avoir recours à un gros bourdon!

Posté en tant qu’invité par ERIC:

Enfin une réponse censée !!

Amateur de sensentions et de beaux paysages j’ai déja pas mal bourlinguer
dans les ALPES été comme hiver
(à pied, en crampons, en peaux et skis ou surf aux pieds). Aujourd’hui je
cherche une nouvelle expérience. Je pensais m’adresser à quelques
professionnels soucieux de communiquer leur passion de la montagne aux
amateurs dont je fait partie mais au lieu de cela je suis tombé sur une
bande d’écolos en manque de manif.
Tant pis pour moi.
Mais c’est bien continuez à vous mettre dessus pendant ce temps, moi JE FAIS
MA TRACE.