Gratuité secours en montagne

Avec ces chiffres on arrive facilement à 10 000, même pour une intervention pas si complexe que ça.

C’est quand même un hélico qui vole à 240 km/h. Si la DZ est à 30 km à vol d’oiseau (je prends un exemple à la louche), il ne faut que quelques minutes pour arriver sur place. La difficulté se pose quand il faut rechercher des victimes qu’on n’a pas bien pu localiser : là, il faut ajouter du temps de vol.

Ensuite, l’hélico dépose le médecin et un secouriste qui préparent la victime. Pendant ce temps, l’hélico continue à voler, avant de revenir treuiller tout le monde. Selon la place disponible dans l’appareil, il faut revenir chercher le reste de la cordée, si elle ne peut pas descendre par elle-même.

Ça peut chiffrer vite…

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L’article parle de 6 à 7 minutes pour arriver sur place.

Y’a toujours un médecin ? Même pour une entorse, ou bien une cordée bloquée ?(mais non blessée).

En principe, oui. Médecin ou infirmier, pour la Sécurité civile du moins. Après, s’il n’y a pas de blessé mais seulement un problème technique, j’imagine que ce n’est pas nécessaire de déplacer le médecin.

Pour revenir au coût estimé, on peut aussi penser aux graves événements climatiques récents, qu’il s’agisse de la catastrophe de La Bérarde où il a fallu évacuer 100 personnes, ou des inondations de la vallée de la Roya. Il est certain qu’on n’est plus sur la même échelle…

Et redescendre des troupeaux de moutons bloqués par la neige :grin:

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La mienne est proche de la moyenne alors.

Avec pas mal de rotations tout de même : pour venir me chercher, puis glacier-refuge pour moi, glacier-refuge pour l’ami, refuge-hôpital pour moi, refuge-parking pour l’ami en passant par le bivouac où étaient restés les sacs.
Le budget ne m’étonne guère, mais clairement ce n’était probablement pas la plus simple des interventions (impossible de se poser sur le glacier trop pentu, stationnaire relativement long), et doc à bord, ouf !
Dans tous les cas c’est l’assurance qui a fait le job (mais je fais partie de ces rares clients pour lesquels quelles que soient les cotisations mensuelles elles ne rembourseront jamais les frais totaux engagés…).
Sans assurance s’il avait fallu sortir cette somme ou même le double, je ne doute pas une seconde que j’aurais été prête à les payer. Mais je crois que la gratuité est précieuse, vu de loin je trouve aussi le système de cotisation à la Rega sympa (suis pas vraiment objective vu qu’ils m’ont sauvé la vie).
Partisane de poursuivre en parallèle l’éducation au risque, au danger, à l’autonomie, à la responsabilité individuelle, pour réduire les secours qui pourraient être évités ?

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Ou encore traquer des individus sur les sentiers pendant un confinement ? :roll_eyes:

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C’est ce que je trouve très gênant dans cette histoire, ces moyens ne sont pas réservés exclusivement à du secours en montagne de sportifs amateurs.
Quand il a fallu évacuer la Berarde, « on » était bien content d’avoir des équipages prêts à intervenir, efficaces et entraînés.

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Mince alors des gendarmes et des policiers qui font respecter la loi face à des débiles pas capables de comprendre que les hélicos ne sont pas dédié secours uniquement dans toutes les zones et qu’un hélico pris pour un pleupleu qui s’est fait une cheville c’est un hélico de moins pour un transport médical…

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Quelle loi ?

C’est de mon point de vue la raison pour laquelle rendre les secours payants ne permettrait de réaliser une économie QUE sur la part variable du coût des secours (carburant et entretien, médecin pour l’essentiel) attendu que le service héliporté reste indispensable pour bien d’autres missions. On s’acheminerait donc vers une nouvelle conception du service publique.
Je doute également que le fait de devoir payer rendent les usagers plus « responsables » ou bien d’être en capacité de mieux anticiper les aléas.
Qui de celles ou ceux qui ont été victimes d’un accident auraient pu s’y exposer délibérément et en conscience.

La CC a noté que ce n’était pas le cas (dans les pays où le secours est payant), et est-ce que ça ne pourrait pas rendre les « secourus » plus exigeants (j’ai payé, j’y ai droit)
Au moins la gratuité d’aujourd’hui laisse la main aux secouristes qui peuvent sanctionner les abus ou refuser d’intervenir si il n’y a aucun danger avéré.
L’autre truc c’est que je ne vois pas du tout comment on peut définir des limites qui pourraient être équitables : si je me vautre en VTT dans un coin perdu de la Drôme provençale et que ça nécessite de déplacer l’hélico depuis Marseille ça sera gratuit parce que ce n’est pas de la montagne ? alors que le skieur qui se vautre à 2mn de vol de la DZ de Cham ou de Briançon devra payer ?

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Une facture de quel club alpin ? Suisse, Français ?
Et surtout une facture pour quoi ?

Aujourd’hui les équipes de secours récupèrent des pratiquants qui ne sont pas toujours en danger. Mais au vu de leur équipements ou technicité les secours préfèrent les évacuer pour éviter accident voir décès.

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Je ne sais pas si l’article a déjà été mis plus haut. Mais il me semble intéressant d’avoir une vision apportée par un représentant syndicat des secours, par rapport à ce que véhicule l’ensemble des médias.
Encore une fois, quand tu veux tuer ton chien, tu l’acuses d’avoir la rage !

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Suisse !
J’ai enfoui le document mais le pourquoi n’était pas explicite. En le repensant aujourd’hui je me dis qu’il y a peut-être une part du secours qui était assuré grâce au CAS ? Le droit de se poser au refuge ? Le sauveteur qui était aussi élagueur du sentier la veille quand on était monté au bivouac ?

Assurément… D’ailleurs, vu que jusqu’à présent il n’y a pas d’affectation de la recette fiscale, on peut considérer que tout contribuable (impôts directs ou indirectes) participe aux secours pour tous les citoyens, comme à toutes les autres dépenses engagées dans le cadre des fonctions régaliennes de l’Etat.

Merci pour le lien vers l’article qui est en effet intéressant. M Freyche donne des arguments succincts et puisants.

Cependant, celui-ci n’en est pas un:

Pour Emmanuel Freyche, avec cette mesure, la montagne ne serait réservée qu’aux plus riches. « Quand vous voyez ce que ça coûte, par exemple, en Suisse, où on peut demander pour une intervention 7.000 euros à la personne que l’on va secourir, oui, la montagne ne serait effectivement réservée qu’à une élite. »

En Suisse la montagne n’est pas réservée à une elite; il suffit de payer tes 30 CHF annuels de contribution à la REGA est t’es déjà couvert. ça ne me semble pas réservé aux riches.

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D’autant qu’en Suisse, l’assurance accident est fournie par son employeur.

Des infos que je trouve, la REGA n’éxonère ses donateurs que si il ne sont pas assuré ou que l’assurance ne prend pas tout en charge. Ca date, mais d’après ce (vieux) rapport, les dons sont loin de suffire à équilibrer le budget : L'organisation et le financement du secours en montagne - Sénat

(On pourra aussi noter qu’un quart de la population Suisse est donatrice, je doute qu’on puisse compter sur les Français pour anticiper ce genre de chose).

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