Ferment bulgare

Posté en tant qu’invité par Francois:

Laisse-moi te raconter, cher lecteur, l’aventure fabuleuse dont je fus le témoin et l’acteur, lorsque, jeune et pimpant alpiniste, j’affrontais sans complexe les parois hautaines du grand Oisans sauvage. Maintenant que les craquements de l’âge et les fatigues d’une longue vie passée essentiellement à courir la montagne au lieu de me crever la paillasse à engraisser un patron et des actionnaires ont fait de moi un vieillard valétudinaire, il ne me reste que la plume pour te raconter, du fond de mon lit, alors que les braises d’une âme bientôt moribonde rougeoient encore (ah ! pour combien de temps ?) d’un semblant d’énergie, les histoires extraordinaires de l’ancien temps.
Donc, lecteur, pose tes outils, installe-toi dans ton meilleur fauteuil, éteins ton appareil à images et prépare-toi pour le voyage.

(Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve cette introduction particulièrement bien troussée.)

Depuis plus d’une semaine, le jour et la nuit se diluaient dans une humidité grisâtre, froide et pesante, une marmite de sorcière où tournoyaient les nuages en une sarabande satanique, hachée ça et là d’averses de neige mouillée et collante qui suçaient nos énergies.
Nedde et Khonseye, nos camarades, avaient déclaré forfait et avaient pris avec délectation le chemin d’un sud ensoleillé.
Ca et là, des ombres, des fantômes d’ombres, erraient parmi les brumes, apparaissant mystérieusement, puis disparaissant soudain digérés par le brouillard.
La Bérarde hibernait dans un été semi-hivernal.

[Note de l’auteur : s’il est semi-hivernal, il est aussi par la force des choses, semi-estival. Mais le caractère estival si était discret, si discret qu’on ne le remarquait pas…]

Par manque de clients, les CRS du poste de secours tapaient le carton dans leur petite cuisine, sur la table recouverte d’une toile cirée vichy, à la lueur d’un jour mourant encore atténué par des rideaux en cretonne… en cretonne.
Le camping avait des airs déserts et, comme des îles sur l’océan, de rares tentes émergeaient ça et là des brumes. Des tentes où quelques grimpeurs poisseux, enfouis à longueur de journée au fond des duvets humides, poussaient leurs lamentos mouillés.

Autour du baromètre du poste de secours, très sollicité, une petite cour tournicotait, une petite cours formée d’une communauté clairsemée de grimpeurs, optimisme chevillé au corps, et qui croyaient encore, les malheureux, à l’existence du soleil et à son prochain avènement. Ce baromètre était le centre du monde.

Mais je vous entretiens de la pluie et du beau temps, me semble-t-il !

Pour le vulgus qui marine dans la pollution des villes enfumées, parler de la pluie et du beau temps revient à dire qu’on est incapable de parler d’autre chose. C’est l’indice d’une inculture crasse, d’une ignardise abyssale, d’un désintérêt total, absolu, pour tous autres sujets (exception faite, toutefois, du foutebaule, de Rolangarôsse et du Tourdeufrance).
Mais pour nous, montagnards altiers, hommes de sacs et de cordes, parler de la pluie et du beau temps est, au contraire, le signe d’une vaste érudition.
La pluie et le beau temps sont le pont aux ânes de l’alpiniste, le b-a ba de la montagne, le ferment bulgare d’une journée réussie.
Je ferme cette parenthèse destinée à d’aucuns, tentés de m’accuser de futilité, alors qu’en montagne, la pluie et le beau temps ne sont rien moins que futiles.

J’en reviens donc au baromètre.

Trois petits tours, on regarde le baromètre, et puis on s’en va ; trois petits tours, on regarde le baromètre, et puis on revient… et re-trois petits tours…
C’est ainsi que passait le temps.
Et comme ce temps-là n’était pas le temps de l’électronique nano-machin réglementaire… on lève le poignet et on lit la tendance sur la montre-altimètre-baromètre-boussole-gps, modèle premier prix n’incluant pas la cafetière électrique… eh non ! c’était le temps pas si lointain, ma foi, quoique ça dépend de votre année de naissance, de l’altimètre mécanique Thomen précision suisse que j’ai toujours, d’ailleurs…

Eh oui, c’était ce temps-là…

Le temps ousque j’étais jeune,
Le temps ousque vous n’étiez pas nés,
Le temps où qu’on prenait pas les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages et les vessies pour des lanternes.
Le temps où on forçait la virginité des sauvages parois uissanes plutôt que celle des… hem… euh…bon.
En ce temps-là, donc, le baromètre était un baromètre particulier, modèle dit « à tapotement ».

Qu’est-ce à dire ?

Je vous explique en deux mots, ou à peine plus (parce que deux mots, si je veux remplir mon taf de pages, ça n’ira pas. Faut que je délaie un minimum. « Deux mots », c’est une expression toute faite, quoi, histoire de causer, en fait, ça ne veut rien dire. Essayez d’expliquer un truc en deux mots, vous m’en direz des nouvelles…)

Hein ?…

« Dis donc, Kalban, si ça ne t’intéresse pas, n’embête pas tes petits camarades »
(Y’en a un qui s’appelle Kalban, là au fond, qui fout toujours la pagaille… Kalban… c’est un breton, celui-là… avec un prénom pareil… il aurait du y rester, au fond de sa Bretagne, à picrocholer du café dans son calva du matin, au lieu de me mener la vie…)
« Quoi encore, Kalban ? »
(Ce qu’il est pompant, celui-là…)
« Si tu peux dormir ?.. Oui, tu peux »
(Ouf !)
« Tu te fiches de moi, Kalban ?.. Allez, va faire pipi… et prends ton temps »
(Il va l’avoir, sa tarte… en fait, l’avenir a montré que Kalban a eu des tartes au-delà de toutes espérances.)

Où en étais-je ?

Ah oui, le baromètre… Donc, que je vous explique…

L’appareil est constitué d’un cadran avec une aiguille qui bouge en fonction du temps qu’il fait dehors (le temps qu’on voit par la fenêtre, quoi. C’est pour cela que l’on parle de fenêtre-météo) et d’une autre aiguille, le repère, qu’on peut faire tourner entre le pouce et l’index à l’aide d’un petit machin. Tout ça brille parce que c’est fabriqué avec un métal rutilant, coruscant, du cuivre, ou bien un autre métal qui jette des feux, je ne sais pas, moi… en tout cas, ça brille, certes, mais faut astiquer avec un chiffon doux…

Cette mécanique est en général suspendue en bonne place, dans le salon, entre la fausse grotte de Lourdes et le tableau de l’oncle Louis représentant le ressac qui se brise sur la grève de Plage-les-Trous (c’est drôlement bien représenté). Le tableau a pour titre « Ressac se brisant sur la grève », on s’en serait douté ; « sur la grève », sous-entendu : « de Plage-les-Trous », où l’oncle Louis est allé en vacances pendant trente ans en compagnie de son chevalet, de ses tubes de couleurs et de la tante Augustine. Concernant la vie de l’oncle Louis, au demeurant fort instructive, je crois que je vais m’en tenir là. Je ne suis pas sûr qu’elle vous intéresse.
Quant au cadran, il est gradué de « dépression » à « anticyclone » en passant par un peu compromettant « variable ».

Dans le poste de secours, il n’y avait pas de tableau d’oncle Louis, ni de fausse grotte de Lourdes. Le baromètre était suspendu dans la salle « opérations », d’une austérité toute militaire, au-dessus d’une pile d’imprimés intitulés sèchement : « rapports vierges ».

Le poste de secours est réduit à sa plus simple expression, l’UCPA vient de fermer, le centre du CAF a été transformé en hôtellerie de luxe pour grimpeurs friqués sans qu’on nous demande notre avis, et il y a dans les cartons des projets dont il convient de se méfier, mais certainement propres à diriger les populations grimpantes et autres… (autres, de plus en plus… nous l’espérons, car ce n’est pas avec ces traîne-savates d’alpinistes que nous allons faire notre beurre…) vers les caisses de la commune.

On m’arrache ma jeunesse.

Signe des temps, les sanisettes ont fait leur apparition sur le parking. La civilisation, croit-on, est enfin arrivée à la Bérarde. On ouvre la porte et on se dit que, finalement, la civilisation serait plutôt d’aller ch… dans la nature.

Aronnax, mon camarade Aronnax, est venu me pêcher au fond de mon duvet où je lisais pour la troisième fois consécutive la vie passionnante d’Haroun Al Raschid, calife abasside de Bagdad, grand ami des arts et des lettres, mais n’hésitant pas, en cas de besoin, à faire décapiter par ci, et à faire empaler par là, quelques centaines ou quelques milliers de malvenus, opposés à sa politique (a-t-on idée…). Et éventuellement, quelques collecteurs d’impôts, comme ça, pour faire plaisir au peuple et lui montrer que son calife s’intéressait à ses problèmes.
Autres temps, autres mœurs…
Quoique… à bien y réfléchir… finalement, dans le massacre de masse, on a fait mieux depuis. En moins artisanal, naturellement, les techniques ayant évolué.

Je n’avais pas très envie de m’extraire de mon duvet où, à défaut d’un confort absolu, je marinais dans une humidité relativement tiède. Mais c’était l’heure du pèlerinage tri-quotidien -matin, midi et soir- au baromètre du poste de secours.
Le cérémonial était toujours le même (qu’on me pardonne ce pléonasme : un rituel est, par essence, identique à lui-même, sinon ce n’est pas un rituel) :

tap, tap, tap…

D’un index timide, caressant, on tapote l’instrument dont le cadran, indifférent aux problèmes des humains, nous fixe d’une aiguille éteinte.

  • Il a bougé !
  • Ben j’ai rien vu…. T’as bien mis le repère ?
    Le repère est vérifié avec une attention réellement surhumaine, on règle, on affine, on pinaille.
  • Moi, je le verrais plutôt là.
  • Non, non, c’est là. Faut tenir compte de la parallaxe.
    Pendant dix minutes, une violente discussion nous occupe concernant la position du repère. Personne n’est vraiment satisfait mais il se dégage un consensus.

tap, tap, tap…

Index amical et flatteur ; il faut le mettre dans de bonnes dispositions, le caresser dans le sens du poil.
Il ne se passe rien.

tap, tap, tap…

L’index amical se fait légèrement impatient, puis légèrement hargneux.

  • Ah ! il a bougé !
    Effectivement, on a cru détecter un soubresaut.
  • Il est monté ?
  • Non, il est descendu…
    On se déplace jusqu’à la fenêtre, vérifier la corrélation entre la réalité et l’indication barométrique.

La corrélation est parfaite.

Désespérant.

On recale le repère, peut-être qu’on l’avait mal calé ?

tap, tap, tap…

On re-tapote avec rage, on brutalise, on cogne …

  • Alors ?
  • Alors rien. Pas bougé. Il est plutôt en dessous.
    Aronnax serre les poings, les jointures blanchissent, la moutarde lui monte au nez et l’envie le prend d’arracher l’appareil de son support et de balancer le tout par la fenêtre. Mais, outre que ceci ne résoudrait en rien la question du temps, nous risquerions d’avoir de difficiles explications avec la maréchaussée responsable des lieux, explications qui ne tourneraient pas forcément à notre avantage, malgré la force de persuasion de mon camarade et sa capacité à embobiner le monde.
    « Mécaniques de m… » lâche-t-il finalement, désabusé.
    Fin du cérémonial.

Il y avait aussi, dans la salle « opérations » un baromètre enregistreur. Mais il était sous cloche. Impossible de tapoter. Sa consultation était des plus chagrinante. Amorcée depuis sept jours, la courbe dégringolait vertigineusement vers des enfers de plus en plus probables et semblait ne jamais vouloir s’arrêter.
« Sacrées foutues mécaniques de m… » grommelait Arronax.

(à suivre) ……………………………………………………………………………

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par preZ:

ca s’annonce bien …!!!
on va attendre un peu pour la suite …n’est ce pas …
tic.tac tic.tac tic.tac tic.tac tic.tac tic.tac …
la suite svp mOssieur Francois

Posté en tant qu’invité par AlbanK:

Aronnax est venu me pêcher au fond de mon duvet…

Ouais, après avoir lu les travaux de Darwin sur l’évolution et La Mer de Jules Michelet, faut pas se poser la question …

Mobilis in mobile, ce pourrait être la devise du baromètre d’ ailleurs…

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Paul G:

Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas eu de nouvelles de François, me semble-t-il.
En bonne forme, à ca que je vois.

Tiens, aujourd’hui, j’ai appris un mot : « valetudinaire ».
Il me servira. La moyenne d’âge de mon club est assez élevée…

Posté en tant qu’invité par visse:

Excellent, mais il me semble que l’auteur affiche une santé et une forme à toute épreuve, contrairement à ce qu’il laisse entendre en intro.

Posté en tant qu’invité par rapha:

en plus il serait tout jeune et en pleine forme le galliard dit on au visage juvenile

Posté en tant qu’invité par Mathieu:

tap, tap, tap…

Manifestement François est cassé, la suite ne vient pas !

Posté en tant qu’invité par Apoutsiak:

Une fois de plus, il faut réclamer la suite !

C’est INsupportable !

Posté en tant qu’invité par davidB:

Mesdames et Messieurs les Modérateurs

J’aurais lu avec le plus grand plaisir et même avec délectation les démêlées de l’Auteur avec l’humidité des temps anciens ainsi qu’avec les baromètres à tapotement, si à la fin du premier paragraphe de Ferment bulgare je n’avais été gêné par la phrase suivante :
(Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve cette introduction particulièrement bien troussée.)

Oui, il s’agit bien de gêne et bien davantage.

Moi, Lecteur, j’ai le sentiment d’être de trop.

En effet il est indéniable qu’il y a dans la deuxième partie de la phrase en question une regrettable confusion des genres. On y voit en effet l’Auteur, se féliciter de son introduction, et prendre ainsi la place du Lecteur.
Oh, certes dans la première partie de la phrase citée, l’Auteur demande au Lecteur ce qu’il pense de son introduction, mais c’est aussitôt pour insister sur la haute opinion qu’il a de son propre texte, reprenant aussitôt d’une main la liberté de jugement qu’il avait précédemment donnée de l’autre. Ce sont là des procédés inadmissibles de la part de l’Auteur.
L’Auteur n’a pas à influencer le Lecteur, qui seul doit estimer ou non si ledit texte est ou n’est pas bien troussé par l’Auteur. À la limite c’est un déni d’existence du Lecteur par l’Auteur.

Tant que le texte de l’Auteur reste ignoré, à lui la liberté. Mais dès qu’il y a publication, la liberté de jugement de l’Auteur s’arrête là où commence l’existence du Lecteur. C’est pourquoi je m’adresse à vous, Mesdames et Messieurs les Modérateurs, pour que de telles situations ne se reproduisent pas.

J’ai bien relu la charte qui précise que les textes restent sous la responsabilité de leurs auteurs. Mais en substance il ne s’agit pas du tout de cela, il s’agit tout simplement de répondre à la question : "Quel avenir y-a-t-il pour le Lecteur si l’Auteur prend sa place ? " et donc en fin de compte du droit d’existence du Lecteur indépendemment de celle de l’Auteur.

Je réitère donc ma demande auprès de vous, Mesdames et Messieurs les Modérateurs, pour que de tels faits ne se reproduisent pas.

Veuillez agréer…

Le Lecteur

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par dalle en pente:

« en fait, l’avenir a montré que Kalban a eu des tartes au-delà de toutes espérances. »

j’en ris encore…

Posté en tant qu’invité par mathieu:

Question d’un ignorant: c’est quoi le "ferment bulgare "? Je connais le yaourt au goût bulgare, mais le ferment bulgare ?

Posté en tant qu’invité par catherine:

davidB a écrit:

J’ai bien relu la charte qui précise que les textes restent
sous la responsabilité de leurs auteurs. Mais en substance il
ne s’agit pas du tout de cela, il s’agit tout simplement de
répondre à la question : "Quel avenir y-a-t-il pour le Lecteur
si l’Auteur prend sa place ? " et donc en fin de compte du
droit d’existence du Lecteur indépendemment de celle de
l’Auteur.

:-)))
dis, davidB, tu nous pondrais pas un petit texte toi aussi ?
tu as une plume…bien troussée, il me semble :wink:

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Francois:

mathieu a écrit:

Question d’un ignorant: c’est quoi le "ferment bulgare "? Je
connais le yaourt au goût bulgare, mais le ferment bulgare ?

Le ferment bulgare est le ferment avec lequel on fabrique le yaourt au goût bulgare.

Mais peut-être vous posez-vous la question: pourquoi ce titre?

Réponse: parce que ça me gonfle de chercher un titre ronflant et accrocheur, ça me fatigue, ça m’ennuie. Aussi, je pique quelques mots ou une expression au hasard dans le texte et j’en fait un titre.
J’aurais aussi bien pu mettre: « Le tableau de l’oncle Louis », « Des rideaux en cretonne », ou bien encore « Un chiffon doux ».

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par pierre:

mathieu a écrit:

Question d’un ignorant: c’est quoi le "ferment bulgare "? Je
connais le yaourt au goût bulgare, mais le ferment bulgare ?

Cher mathieu, ne te méprend pas !
Ne va pas imaginer quelque explication scientifique, ne crois pas que le « ferment bulgare » soit un genre particulier de bactérie, un truc du style "Acidobactreriomachinchoso bifidus. Actif, ou non. Ou bien un « Campilobacteriophilo lactalis »(hydroxylé en 2 ou en 5).
Non, non, le "ferment bulgare"pourrait également s’appeler le « hameçon bulgare ». C’est un procédé d’une efficacité redoutable, ayant pour objet de river le lecteur à son écran, en suppliant l’auteur de délivrer, enfin, la suite.
D’abord, toutes les requêtes sont vaines, mais il est de bon ton qu’elles atteignent un certain volume, ce qui joue pour l’auteur un rôle de réassurance narcissique.
Enfin, condescendant à céder à la pression plébéienne, il donnera une, puis deux, puis n-1suites, et tu apprendras seulement à la suite numéro n ce qu’est, dans cette histoire, le ferment bulgare.
Personnellement, mais je me perds comme toi en conjectures, je pencherais pour un grimpeur originaire d’Europe de l’Est, doué de pouvoirs météorologique supra normaux hérités de la STASI (les plus anciens comprendront …)



Dis, Francois, c’est quoi, le « ferment bulgare » ??
Aller … Sans dec !

Enfin, la suite, quoi !
S’il te plait.

Posté en tant qu’invité par Francois:

pierre a écrit:

Cher mathieu, ne te méprend pas !
Ne va pas imaginer quelque explication scientifique, ne crois
pas que le « ferment bulgare » soit un genre particulier de
bactérie, un truc du style "Acidobactreriomachinchoso bifidus.
Actif, ou non. Ou bien un « Campilobacteriophilo
lactalis »(hydroxylé en 2 ou en 5).
Non, non, le "ferment bulgare"pourrait également s’appeler le
« hameçon bulgare ». C’est un procédé d’une efficacité
redoutable, ayant pour objet de river le lecteur à son écran,
en suppliant l’auteur de délivrer, enfin, la suite.

Voilà.

D’abord, toutes les requêtes sont vaines, mais il est de bon
ton qu’elles atteignent un certain volume, ce qui joue pour
l’auteur un rôle de réassurance narcissique.

Réassurance narcissique: je cherchais le mot.

Enfin, condescendant à céder à la pression plébéienne, il
donnera une, puis deux, puis n-1suites, et tu apprendras
seulement à la suite numéro n ce qu’est, dans cette histoire,
le ferment bulgare.

Absolument. Il a raison.

(M… faut que je me documente sur ce ferment bulgare, sinon je ne serai plus crédible…)

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par AlbanK:

pierre a écrit:

je
pencherais pour un grimpeur originaire d’Europe de l’Est,

-Pas moi.

Posté en tant qu’invité par pierre:

AlbanK a écrit:

pierre a écrit:

je
pencherais pour un grimpeur originaire d’Europe de l’Est,

-Pas moi.

Mais… Mais … Mais…
Tu la mets où, la Bulgarie ? Hein, tu la mets où ???

Et puis, avoue que ça aurait de la gueule : le contre-pied total. Tu attends la recette d’un laitage fermenté, et tu vois débarquer un musculeux barbu au regard métallique et à l’accent rrrrusse à couper au sabre (d’abordage, le sabre : d’abordage).
De la gueule, et du sens ! Parce que comment définir autrement que par le mot « ferment » ce deus ex machina, capable par sa seule évocation de dissiper les brumes, et de faire se lever (et pour un ferment, c’est le minimum syndical !), tout un aéropage d’alpinistes transis dans leur duvet ?

Alors, il ne te plait vraiment pas, mon grimpeur d’Europe centrale ?

Posté en tant qu’invité par l’Urbain:

pierre a écrit:

un musculeux barbu au regard métallique

Tout le portrait d’AlbanK…

Posté en tant qu’invité par AlbanK:

pierre a écrit:
, tout un

aéropage d’alpinistes transis dans leur duvet ?

  • Un aréopage Pierre, un aréopage …

Alors, il ne te plait vraiment pas, mon grimpeur d’Europe
centrale ?

  • Si, il me plait ton truc, vachement en plus, mais, il y un autre fil conducteur …
    J’ en parle plus haut, mais je me trompe sans doute …
    L’ autre affreux de franc-comtois, il va me tailler l’ herbe sous le pied, j’ en suis sûr …

Posté en tant qu’invité par AlbanK:

Ben ouais, tiens, je n’ avais pas remarquer …
Merci de me le rappeler !!!

;))

( d’autant que je commence à avoir une belle barde, tiens … )