Faune d'altitude

Posté en tant qu’invité par Francois:

Dimanche, 10h30. Les faces n du glacier Noir, encore bien blanches, jettent touys leurs feux sous le ciel de l’oisans. Quelques râclements de carres sur une neige encore dure puis la partie raide de la descente se termine sur le plat du glacier, au soleil.
C. s’arrête, reprend son souffle (il faut dire qu’elle descend quasiment en apnée, elle doit donc s’arrêter de temps à autre afin de ne pas périr asphyxiée) reprend donc son souffle, se retourne puis s’écrie:

  • Mais…c’est lui! regarde! regarde!
    Je regarde mais ne vois rien…pouratnt, il me semble bien…mais je ne l’ai jamais vu sur le glacier Noir. Perché sur ses grandes pattes, le plumage blanc, il est planté là, il examine la montagne, sans bouger. Puis quelques mouvements modifient sa position et on le reconnaît mieux. Oui, c’en est bien un. C’est la première fois que j’en vois sur le glacier Noir.
    -Alors, dit C.
    -Oui, pas de doute, c’en est un, réponds-je. Mais on vérifiera dans mon petit livre (il s’agit du « Naturaliste dans les Alpes »).
    Mais cependant, ma religion est faite, il n’y a pas de doute. L’aspect correspond parfaitement à la description.
    C’est un Bubu.
    Variété Bubu Bronzé.
    Espèce rare, et même rarissime.
    Nous sommes donc en présence d’un Bubu Bronzé planté sur une butte.
    Je vous épargnerai l’étude des moeurs de cette espèce. Qu’il vous suffise de savoir que le Bubu Bronzé, arrivé sur le plat de Cézanne, ôte son collant bleu, ce qui permet de se faire une idée plus précise de son anatomie (ceci peut intéresser les dames) et continue en slip.

Posté en tant qu’invité par catherine:

en fait, le Bubu, pour le reconnaître de loin :
il a les pattes bleues et les pieds oranges.
Sauf quand il fait chaud et alors il a les pattes blanches :wink:
dis Bubu, faudra songer à bronzer les gambettes, non ?
Au fait, c’est quoi la marque de ton sous-vêtement ?
non, c’est pas pour offrir, c’est pour moi : je parle du « haut » !ton tee-shirt blanc, tu l’as eu où ?

Posté en tant qu’invité par cecile:

Y’a des photos aussi pour l’identification :
http://skirando.camptocamp.com/photo2879.html
j’ai été vraiment choquée, interloquée, je trouve pas les mots, en découvrant cette photo…

Posté en tant qu’invité par catherine:

cecile a écrit:

j’ai été vraiment choquée, interloquée, je trouve pas les
mots, en découvrant cette photo…

que fait la censure ?
:wink:

moi aussi je me mettrais bien en petite tenue quand j’ai trop chaud en ski de rando, mais je ne suis pas assez bonne en ski !
et puis mon collant à moi, il n’a pas de zip sur les côtés…
un p’tit coup de zip et hop ! en bikini !
en attendant, faut que je fasse des progrès en descente !

Posté en tant qu’invité par catherine:

n’empêche qu’il y a des sacrés oiseaux dans le secteur :
l’an dernier sur le glacier noir on avait trouvé une plumme noire de taille impressionnante !

… une question aux spécialistes : y a t-il des Tétras dans le secteur du pré de Madame Carle ?
parceque dimanche dernier on a trouvé plein de petits tas de crottes comme celles des Tétras.

Posté en tant qu’invité par Bubu:

dis Bubu, faudra songer à bronzer les gambettes, non ?

J’y travaille justement ! Et voila, j’ai été trop frileux cet hiver, et après j’ai des remarques au printemps :slight_smile:

Au fait, c’est quoi la marque de ton sous-vêtement ?

Lafuma, j’en ai pris 3 à Anneyron en trouvant enfin qqch de blanc…
Pour le bas, je n’en ai pas encore trouvé en blanc, et ça chauffe en noir !

j’ai été vraiment choquée, interloquée, je trouve pas les
mots, en découvrant cette photo…

Je ne sais pas bien skier, alors j’ai chercher un mode d’emploi, et sur les Hagan il semble y en avoir un, alors j’ai essayé pour voir… pas d’ma faute ! Mais apparemment ce n’est pas encore la solution… :wink:

Posté en tant qu’invité par catherine:

Bubu a écrit:

j’ai cherché un mode
d’emploi, et sur les Hagan il semble y en avoir un, alors
j’ai essayé pour voir… pas d’ma faute ! Mais apparemment ce
n’est pas encore la solution… :wink:

t’as songé à recalculer le rayon de courbure ?
dis, y’a marqué quoi sur tes skis ?

Posté en tant qu’invité par Michel C:

J’espère au moins qu’il s’était éloigné de la trace … paceque Cécile elle est intraitable là-dessus.

Posté en tant qu’invité par cecile:

Moi aussi j’ai des Hagan, c’est pas ça le problème… non cer qui me choque c’est, c’est…

Posté en tant qu’invité par Mic’hel?:

… qu’il y ait encore des gens avec des diamirs!!!

ça n’a rien a voir, mais c’etait comment la Slovenie?

Posté en tant qu’invité par cecile:

Bah oui les Diamir!!! Mais comment est-ce possible??? Faut se reprendre là, hein? J’espère qu’il les a pas monté sur sa nouvelle paire de Sintesi parce que là ce serait du blasphème! Direct au purgatoire!!!

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Bah oui les Diamir!!! Mais comment est-ce possible??? Faut
se reprendre là, hein? J’espère qu’il les a pas monté sur sa
nouvelle paire de Sintesi parce que là ce serait du
blasphème! Direct au purgatoire!!!

Désolé de te montrer cette débauche de titane, mais je peux tout expliquer, Mlle la juge !
En fait, mes nouveaux skis étaient au montage chez sk’alp, avec mes anciennes low-tech (je voulais en prendre des nouvelles, mais a y en a plus). Mais ils n’étaient pas prêt vendredi, alors j’ai monter les diamir de mes 1er skis de rando (des vertical droits bien morts) sur mes nouveaux anciens skis (en catastrophe le vendredi soir à 22h, super dure à percer la plaque de titane au patin !).
Le samedi, je suis allé faire une sortie tempête avec Nathanael. J’ai récupéré mes nouveaux skis le soir, mais je me suis dit que la descente du Burlan (et surtout du Vallon de la Selle) ne serait pas l’idéal pour leur 1ère sortie. Et j’ai bien fait, car maintenant il manque 8mm de carre à un patin, avec un décollement du carre sur 10cm…
Finalement, leur 1ère sortie aura été le Col de la Casse Déserte jeudi, où malgré toute ma volonté à vouloir les tester en neige difficile, j’ai dû finalement me résigner à y skier dans 20 à 80cm de peuf, pffff, c’est malin :wink:

Posté en tant qu’invité par Chti nain:

Y’ doit y’avoir Odlo qui fait des truc en blanc, mais les marsus, c’est pas jaune et noir?

Posté en tant qu’invité par cecile:

Bon ça va : l’explication tient la route quoiqu’elle m’a l’air un peu tirée par les cheveux… sinon pas la peine de s’étaler sur cette supposée peuf que je suis sûre que là t’en rajoutes, pfuiff.
m’enfin quand même des diamir… même en débutant.

Posté en tant qu’invité par Bubu:

sinon pas la peine de s’étaler sur cette supposée
peuf que je suis sûre que là t’en rajoutes, pfuiff

Mais non, je ne m’étale jamais, que ce soit sur de la peuf, de la transfo ou de la croute, et surtout dans cette tenue :wink:

m’enfin quand même des diamir… même en débutant.

En fait, j’ai débuté avec de vieux skis du début des années 70 qu’on m’avait prêté, sans cales ! , avec des chaussures de ski de piste (le Grand Mont depuis le sommet des pistes (2000m à l’époque), 600m en 4h…).
Au 1er raidillon, j’ai bien vu l’intérêt des cales.
La fois suivante, j’avais des cales (fix chrono mais avec butée et talonnière lourde), mais j’ai vite compris qu’une cale plus haute pourrait être utile (dans un passage étroit un peu raide en neige dure où il faut soit tracer pas raide moyennant moult conversions, soit tracer normalement en mettant les couteaux, soit tracer tout droit en mettant 30s au lieu de 2mn).
Dès lors, j’ai recherché la fixation de rêve avec une cale règlable en hauteur… Alors quand je suis tombé sur des diamir montés sur des vertical à moitié prix (j’étais étudiant) avec moins de 10000m… 3 hauteurs de cales + sans cale, un nouveau monde de lignes pures s’ouvrait à moi…
Puis au bout de 5ans (et 150000m, c’était cool), j’ai voulu réduire le poids en changeant de matos, low-tech donc, mais heureusement qu’il est possible de mettre des réhausses sur la grande cale pour obtenir la même hauteur maxi que les diamir ! (ce qui est impossible avec les tristep).

Voilà, c’est tout ce que j’ai à dire pour ma déposition…

Posté en tant qu’invité par cecile:

Pour répondre à ta question sur la Slovénie, celle-ci est humide… enfin pendant qu’on y était. Humide mais fortement enneigée : chaussage à 900/1000m. Le massif du Triglav est un petit massif (en superficie + petit que Belledonne sans aucun doute) ne dépassant pas les 2800 et des brouettes (sommet du Triglav que tout bon slovène doit gravir au moins une fois). C’est un massif calcaire, avec des sommets pointus souvent inaccessibles à ski (via ferrata en revanche) et sinueux, gavé de barres rocheuses et comme les cartes sont pourries, peu précises et les itinéraires skis sont tracés un peu n’importe où, vaut mieux avoir une corde pour franchir les barres. Mais on peut faire de belles sorties et il y a quelques jolis couloirs (malgré ce temps de chiotte, on a pu faire 8 randos). L’hiver la montagne est déserte, croisés juste 2 autrichiens gueulant et 2 slovènes ricanant (je crois qu’ils avaient des diamir…); la montagne slovène est sans doute pratiquée l’été vu le nombre de sentiers, de via ferrata, et la taille des refuges qui sont fermés l’hiver. Malgré cela les routes forestières sont en bon état la plupart du temps et il n’y a pas de coupes d’arbres les barrant… Et puis des chevreuils et des biches en pagaille ; la bière Pivo est bonne mais la bouffe dégueue. Enfin la Slovénie c’est propre, archipropre, y a rien de travers ni qui dépasse… ça fait bizarre. Non c’était bien malgré les conditions pas top et puis c’est le début des alpes quand même…

Posté en tant qu’invité par cecile:

Tu serais pas en train de noyer le poisson avec ces histoires de cale? Choisir des diamir rien que pour la cale… ça me parait louche… enfin…

Y a aut’chose qui me surprend : « … j’ai vite compris qu’une cale plus haute pourrait être utile (dans un passage étroit un peu raide en neige dure où il faut soit tracer pas raide moyennant moult conversions » : là je comprend pas comment dans un passage raide en neige dure tu peux être à l’aise avec une cale haute??? ; « soit tracer normalement en mettant les couteaux »: bon ça d’ac quand t’as des couteaux ; « soit tracer tout droit en mettant 30s au lieu de 2mn » : ça veut dire que tu fais des traces de bourrin raide? Aie, aie, aie!

Posté en tant qu’invité par âlex:

cecile a écrit:

tracer tout droit en mettant 30s au lieu de 2mn" : ça veut
dire que tu fais des traces de bourrin raide? Aie, aie, aie!

Bah voila : t’as cerné le personnage. D’ailleurs Bubu, en fait ca se prononce « bou-bou » à l’italienne (la Savoie faisait jadis partie du royaume de Piemont Sardaigne) qui est le diminutif de « bourrinissimo » (le diminutif de « bourrino » c’est seulement « bou »).

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Ben ouais, je bourrine raide… mais de moins en moins souvent, car pour être rentable, il ne faut pas s’arrêter, et j’ai de plus en plus la manie de m’arrêter 30s toutes les 3mn, pour regarder où vont les gonzes que je vois dans la vallée d’en face, me faire surprendre par le bruit des avions, pester contre le lièvre qui vient de torcher en 10mn le couloir dans lequel je vais brasser pendant 1h, surveiller ou envisager une corniche…
Mais les cales hautes en elles-mêmes sont toujours utiles, pour tracer dans la profonde (qui fait remonter la spatule, et donc avec une cale haute on fait une trace ne nécessitant qu’une cale normale pour les suivant), ou pour de courts passages raides et étroits.
Typiquement, un chemin dans la forêt ou des arcosses, damé en piste de bob les jours précédents.
Soit on monte avec une petite cale en traçant pas raide, car la neige assez dure et le terrain concave limitent l’accroche des peaux, et donc on fait pleins de conversions à cause de l’étroitesse du chemin, en ne montant que d’1m à chaqune.
Soit on porte, mais si la neige ne porte pas à pied, ça sera immonde.
Soit on monte avec des couteaux et une petite cale pour qu’ils mordent, en traçant normalement, mais c’est pas très confortable et peu rapide avec les couteaux (moins d’allonge et recherche d’un bon appui au patin au risque de glisser si le couteau ne mord pas assez).
Soit on fait péter la grosse cale, en traçant face à la pente, avec toute la surface des peaux sur la neige, sans couteaux, en 3 pas on monte de l’équivalent d’une conversion de trace pas raide, on peut avoir un rythme régulier et donc aller 4 fois plus vite sans s’en rendre compte.
Et quand on fait quelques fois cette expérience, on prend gout aux lignes pures, fussent-elles moins rentables sur de longues distances. Rassure-toi, je ne trace pas raide si ça ne plait pas à mes coéquipiers. Mais lorsqu’il n’y a pas de trace à faire (neige dure, moquette ou 5cm de poudre), tout le monde peut monter où et comme il veut, et je n’hésite pas à me lacher si j’en ai l’envie !
L’intérêt de tracer face à la pente, si elle s’y prête (25° maxi en continue, 30° sur de courts passages), c’est de pouvoir dormir en montant: avec les batons on sent tout de suite si on s’écart de la ligne de plus grande pente, et comme il n’y a pas de conversions, il suffit de se réveiller quand ça s’aplanit au sommet (faire attention de ne pas tomber l’autre côté si c’est escarpé). Sans dormir, ça permet de monter sans réfléchir à la trace au mètre près, en étant équilibré (pas en dévers), sans avoir le nez dans les spatules tout en faisant du 600 minimum, en laissant l’esprit libre pour regarder autour de soi et pour imaginer les commentaires et autres bubuneries que l’on rentrera dans la sortie ou le forum skirando :wink:

Posté en tant qu’invité par Jack:

Faut te mettre a la raquette si t’aime monter droit dans la pente… :slight_smile: