Posté en tant qu’invité par Francois:
Dimanche, 10h30. Les faces n du glacier Noir, encore bien blanches, jettent touys leurs feux sous le ciel de l’oisans. Quelques râclements de carres sur une neige encore dure puis la partie raide de la descente se termine sur le plat du glacier, au soleil.
C. s’arrête, reprend son souffle (il faut dire qu’elle descend quasiment en apnée, elle doit donc s’arrêter de temps à autre afin de ne pas périr asphyxiée) reprend donc son souffle, se retourne puis s’écrie:
- Mais…c’est lui! regarde! regarde!
Je regarde mais ne vois rien…pouratnt, il me semble bien…mais je ne l’ai jamais vu sur le glacier Noir. Perché sur ses grandes pattes, le plumage blanc, il est planté là, il examine la montagne, sans bouger. Puis quelques mouvements modifient sa position et on le reconnaît mieux. Oui, c’en est bien un. C’est la première fois que j’en vois sur le glacier Noir.
-Alors, dit C.
-Oui, pas de doute, c’en est un, réponds-je. Mais on vérifiera dans mon petit livre (il s’agit du « Naturaliste dans les Alpes »).
Mais cependant, ma religion est faite, il n’y a pas de doute. L’aspect correspond parfaitement à la description.
C’est un Bubu.
Variété Bubu Bronzé.
Espèce rare, et même rarissime.
Nous sommes donc en présence d’un Bubu Bronzé planté sur une butte.
Je vous épargnerai l’étude des moeurs de cette espèce. Qu’il vous suffise de savoir que le Bubu Bronzé, arrivé sur le plat de Cézanne, ôte son collant bleu, ce qui permet de se faire une idée plus précise de son anatomie (ceci peut intéresser les dames) et continue en slip.

